NoCopy.net

LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< étrangères, l'empereur admet que le conflit a ... Les Italiens sont les meilleurs juges de ce q ... >>


Partager

Cavour est désespéré par ces atermoiements, l'Autriche a la bonne idée, le 20 avril, d'adresser - contre toute raison -- un ultimatum au Piémont, lui enjoignant de désarmer.

Encyclopédie

Aperçu du corrigé : Cavour est désespéré par ces atermoiements, l'Autriche a la bonne idée, le 20 avril, d'adresser - contre toute raison -- un ultimatum au Piémont, lui enjoignant de désarmer.



Publié le : 31/10/2013 -Format: Document en format HTML protégé

Cavour est désespéré par ces atermoiements, l'Autriche a la bonne idée, le 20 avril, d'adresser - contre toute
raison -- un ultimatum au Piémont, lui enjoignant de désarmer.
Zoom

Cavour est désespéré par ces atermoiements, l'Autriche a la bonne idée, le 20 avril, d'adresser - contre toute
raison -- un ultimatum au Piémont, lui enjoignant de désarmer. Situation idéale : l'Autriche passe pour
l'agresseur; la Russie et l'Angleterre ont toutes les
raisons de rester neutres; le traité franco-piémontais, signé formellement en janvier, va fonctionner à titre
défensif. Et le 3 mai, le gouvernement français déclare la guerre à l'Autriche. Sur les murs de Paris, une
proclamation de Louis Napoléon est affichée : « L'Autriche [...] a amené les choses à cette extrémité qu'il faut
qu'elle domine jusqu'aux Alpes ou que l'Italie soit libre jusqu'à l'Adriatique. «
Cette fois, comme l'affaire est cruciale, Louis Napoléon entend s'impliquer personnellement. Il prend le
commandement de l'armée. C'est une nécessité politique, mais aussi diplomatique : il veut dès que possible
pouvoir négocier, en personne, sur place, selon le schéma qu'il n'avait pu, à son corps défendant, mettre en
oeuvre en Crimée.
L'expérience sera décevante : Louis Napoléon est trop avisé pour ne pas découvrir rapidement, sur le terrain,
qu'il n'a rien du chef de guerre, habile, imaginatif, inventif, capable, d'une intuition, de renverser le cours d'une
bataille. La guerre n'est pas sa spécialité, même si son Manuel d'artillerie a pu en créer l'illusion.
Au reste, on ne peut pas dire qu'il est bien servi. La volonté de garder le secret sur nos intentions guerrières
avait conduit à l'absence complète de préparatifs militaires, et la pagaille était encore plus grande qu'à
l'habitude: les services de santé, l'intendance, les approvisionnements, les équipements sont dans une situation
lamentable. Louis Napoléon le déplore : « Nous ne sommes, dit-il, jamais prêts pour la guerre. «
Lui-même quitte Paris, le 10 mai. Les premières troupes avaient fait mouvement dès le 24 avril, mais il est resté
pour veiller au vote par le Corps législatif d'un emprunt de 500 millions de francs destiné à financer l'opération.
es cinq opposants républicains, gênés, se sont réfugiés dans l'abstention, mais l'enthousiasme de la rue, des
uartiers populaires, leur donne tort. Émile Ollivier allait le noter avec franchise : « Le peuple de Paris
'éprouvait pas nos scrupules et n'imita pas notre abstention: il approuva chaleureusement ; il se rangea
errière son empereur et non derrière ses députés, quoiqu'il les eût nommés pour faire de l'opposition. Ce me
ut un avertissement que je n'oubliai pas. «
u départ, ce sont quelque cent cinquante mille Franco-Piémontais qui vont se trouver confrontés à quelque
ent vingt mille Autrichiens. Le nombre de ceux-ci passera bientôt à deux cent mille hommes placés sous le
commandement personnel de
l'empereur François-Joseph, dont la présence doit satisfaire Louis Napoléon, à qui s'offre la possibilité de
négocier à tout moment.
Par chance, il s'avère vite que le commandement autrichien est au moins aussi médiocre que le français. Au
ieu de se jeter sur le Piémont avant la jonction des troupes adverses, l'armée autrichienne attend, stupidement,
que l'ennemi constitue son corps de bataille. Le 4 juin, c'est l'affrontement de Magenta: mêlée confuse,
pérations décousues, mais rencontre que les Autrichiens, d'eux-mêmes, en décrochant, estiment avoir perdue.
eur retrait permet aux deux alliés d'entrer à Milan dans une atmosphère de ferveur populaire...
ix-huit jours plus tard, dans un rapport de forces des plus indécis, les deux armées se retrouvent à nouveau
ace à face, à Solferino. C'est un scénario analogue qui se déroule: les Autrichiens reculent encore. La victoire
été payée au prix fort: dix-sept mille Français sont restés sur le terrain.
'est à ce moment, où tout paraît pourtant bien engagé et la bataille pour la Vénétie inéluctable, eu égard aux
ngagements pris et aux résultats de ce qu'on croit n'être que la première partie de la campagne, qu'à la
tupéfaction générale, et à la fureur des Piémontais, Louis Napoléon propose une entrevue à François-Joseph
our discuter d'un armistice.
ourquoi diable s'arrêter ainsi en chemin, au mépris des accords passés? N'était-ce pas s'exposer au reproche
e n'avoir accompli qu'une partie de la besogne, n'était-ce pas perdre le bénéfice des efforts déjà consentis,
'était-ce pas enfin décevoir gravement toute la gauche française?
ouis Napoléon, avec cette naïve franchise qui le caractérise parfois lorsqu'il décide de sortir de son mutisme,
'en explique dès son retour devant les corps constitués réunis pour la circonstance à Saint-Cloud :
Après une glorieuse campagne de deux mois, la lutte allait changer de nature [...]. Il fallait accepter la lutte sur
le Rhin comme sur l'Adige. Il fallait partout, franchement, me fortifier du concours de la révolution [...]. Pour
servir l'indépendance italienne, j'ai fait la guerre contre le gré de l'Europe ; dès que les destinées de mon pays
ont pu être en péril, j'ai fait la paix. «
En réalité, tout est dit.
Les deux premiers succès ne devaient pas faire illusion: l'armée autrichienne était à peine entamée; désormais
installée
dans les places fortes de l'Italie du Nord, sa position était inexpugnable, d'autant que l'armée française, qui

manquait de matériel adapté, était en proie au choléra et la dysenterie. De plus, Louis Napoléon avait été
bouleversé par le spectacle du champ de bataille. Fleury lui-même, qui ne s'émeut pas pour rien, a exprimé son
dégoût : « Ces boucheries...


Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Ressources Gratuites

Pour pouvoir consulter gratuitement ce document et

TOUCHER DES DROITS D'AUTEUR

Vous disposez de documents dont vous êtes l'auteur ?

monnaie-euro-00008Publiez-les et gagnez 1 euro à chaque consultation.
Le site devoir-de-philosophie.com vous offre le meilleur taux de reversement dans la monétisation de vos devoirs et autres rapports de stage.
Le site accepte tous les documents dans toutes les matières (philosophie, littérature, droit, histoire-géographie, psychologie, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer vos documents.

, nous vous prions tout simplement de faire don d'un document pour le site en cliquant sur le boutton ci-dessous :




Le corrigé du sujet "Cavour est désespéré par ces atermoiements, l'Autriche a la bonne idée, le 20 avril, d'adresser - contre toute raison -- un ultimatum au Piémont, lui enjoignant de désarmer." a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit