LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< L'Égout de Rome - Les Châtiments - Victor Hug ... LUX de Victor HUGO (Les Châtiments) >>


Partager

Cette nuit, il pleuvait - Les Châtiments - Victor Hugo (Livre 7 - Les sauveurs se sauveront)

Littérature

Aperçu du corrigé : Cette nuit, il pleuvait - Les Châtiments - Victor Hugo (Livre 7 - Les sauveurs se sauveront)



document rémunéré

Document transmis par : Yann37976


Publié le : 4/10/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Cette nuit, il pleuvait - Les Châtiments - Victor Hugo (Livre 7 - Les sauveurs se sauveront)
Zoom

La narration suit la progression du drame à partir des bruits perçus par le narrateur. Ses sens, et plus spécialement l'ouïe, sont alertés par un bruit insolite qui semble le tirer lentement de son sommeil («j'entendais le canon« et non « j'entendis «). Les actions se succèdent alors rapidement. Au moment même où le narrateur sort, pour porter secours aux victimes, le naufrage est consommé: il n'y a plus sur la grève que le bruit des vagues. Tout se passe alors comme si le poète vivait un mauvais rêve.



Cette nuit, il pleuvait, la marée était haute,
 Un brouillard lourd et gris couvrait toute la côte,
 Les brisants aboyaient comme des chiens, le flot
 Aux pleurs du ciel profond joignait son noir sanglot,
 L'infini secouait et mêlait dans son urne
 Les sombres tournoiements de l'abîme nocturne ;
 Les bouches de la nuit semblaient rugir dans l'air.
 
 J'entendais le canon d'alarme sur la mer.
 Des marins en détresse appelaient à leur aide.
 Dans l'ombre où la rafale aux rafales succède,
 Sans pilote, sans mât, sans ancre, sans abri,
 Quelque vaisseau perdu jetait son dernier cri.
 Je sortis. Une vieille, en passant effarée,
 Me dit : « Il a péri ; c'est un chasse-marée. «
 Je courus à la grève et ne vis qu'un linceul
 
 De brouillard et de nuit, et l'horreur, et moi seul ;
 Et la vague, dressant sa tête sur l'abîme,
 Comme pour éloigner un témoin de son crime,
 Furieuse, se mit à hurler après moi.
 
 Qu'es-tu donc, Dieu jaloux, Dieu d'épreuve et d'effroi,
 Dieu des écroulements, des gouffres, des orages,
 Que tu n'es pas content de tant de grands naufrages,
 Qu'après tant de puissants et de forts engloutis,
 Il te reste du temps encor pour les petits,
 Que sur les moindres fronts ton bras laisse sa marque,
 Et qu'après cette France, il te faut cette barque !
 
 Jersey, 5 avril. 




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 1152 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Cette nuit, il pleuvait - Les Châtiments - Victor Hugo (Livre 7 - Les sauveurs se sauveront)" a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit