LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< L'arrivée à Yonville (Flaubert - Madame Bovar ... Chapitre VIII de la deuxième partie de Madame ... >>


Partager

Chapitre V - Deuxième partie (Flaubert - Madame Bovary) - Commentaire de texte

Littérature

Aperçu du corrigé : Chapitre V - Deuxième partie (Flaubert - Madame Bovary) - Commentaire de texte



document rémunéré

Document transmis par : Kiki16095


Publié le : 8/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Chapitre V - Deuxième partie (Flaubert - Madame Bovary) - Commentaire de texte
Zoom

Ce texte constitue la fin du chapitre V de la deuxième partie de Madame Bovary.
 L'idylle entre Léon et Emma a tourné court. Tandis que le jeune homme parvient à sublimer un sentiment qu'il n'ose s'avouer, la jeune femme est presque littéralement empoisonnée par l'amour qu'elle éprouve pour lui, sans oser davantage se déclarer. Par ailleurs, Emma a déjà rencontré le marchand et usurier Lheureux qui lui a proposé un crédit sur ses dépenses.



 

Eléments de bovarysme


Alors, les appétits de la chair, les convoitises d'argent et les mélancolies de la passion, tout se confondit dans une même souffrance ; — et au lieu d'en détourner sa pensée, elle l'y attachait davantage, s'excitant à la douleur et en cherchant partout les occasions. Elle s'irritait d'un plat mal servi ou d'une porte entrebâillée, gémissait du velours qu'elle n'avait pas, du bonheur qui lui manquait, de ses rêves trop hauts, de sa maison trop étroite.
Ce qui l'exaspérait, c'est que Charles n'avait pas l'air de se douter de son supplice. La conviction où il était de la rendre heureuse lui semblait une insulte imbécile, et sa sécurité là-dessus de l'ingratitude. Pour qui donc était-elle sage ? N'était-il pas, lui, l'obstacle à toute félicité, la cause de toute misère, et comme l'ardillon pointu de cette courroie complexe qui la bouclait de tous côtés ?
Donc, elle reporta sur lui la haine nombreuse qui résultait de ses ennuis, et chaque effort pour l'amoindrir ne servait qu'à l'augmenter; car cette peine inutile s'ajoutait aux motifs de désespoir et contribuait encore plus à l'écartement. Sa propre douceur à elle-même lui donnait des rébellions. La médiocrité domestique la poussait à des fantaisies luxueuses, la tendresse matrimoniale en des désirs adultères. Elle aurait voulu que Charles la battît, pour pouvoir plus justement le détester, s'en venger. Elle s'étonnait parfois des conjectures atroces qui lui arrivaient à la pensée ; et il fallait continuer à sourire, s'entendre répéter qu'elle était heureuse, faire semblant de l'être, le laisser croire ?
Elle avait des dégoûts, cependant, de cette hypocrisie. Des tentations la prenaient de s'enfuir avec Léon, quelque part, bien loin, pour essayer une destinée nouvelle, mais aussitôt il s'ouvrait dans son âme un gouffre vague, plein d'obscurité.
— D'ailleurs, il ne m'aime plus, pensait-elle ; que devenir ? quel secours attendre, quelle consolation, quel allégement ?
Elle restait brisée, haletante, inerte, sanglotant à voix basse et avec des larmes qui coulaient.
— Pourquoi ne point le dire à Monsieur ? lui demandait la domestique, lorsqu'elle entrait pendant ces crises.
— Ce sont les nerfs, répondait Emma ; ne lui en parle pas, tu l'affligerais.
— Ah ! oui, reprenait Félicité, vous êtes justement comme la Guérine, la fille au père Guérin, le pêcheur du Pollet, que j'ai connue à Dieppe, avant de venir chez vous. Elle était si triste, qu'à la voir debout sur le seuil de sa maison, elle vous faisait l'effet d'un drap d'enterrement tendu devant la porte. Son mal, à ce qu'il paraît, était une manière de brouillard qu'elle avait dans la tête, et les médecins n'y pouvaient rien, ni le curé non plus. Quand ça la prenait trop fort, elle s'en allait toute seule sur le bord de la mer, si bien que le lieutenant de la douane, en faisant sa tournée, souvent la trouvait étendue à plat ventre et pleurant sur les galets. Puis, après son mariage, ça lui a passé, dit-on.
— Mais, moi, reprenait Emma, c'est après le mariage que ça m'est venu.

 




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 1910 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Chapitre V - Deuxième partie (Flaubert - Madame Bovary) - Commentaire de texte" a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit