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Philosophie

Aperçu du corrigé : L'Un chez PLOTIN



Publié le : 28/7/2012 -Format: Document en format HTML protégé

L'Un chez PLOTIN
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À la fin de sa célèbre « allégorie de la caverne «, Platon insiste sur la royauté de l'idée du bien, essence supérieure aux autres essences puisque c'est d'elle qu'elles tiennent leur intelligibilité. Il s'exprime en ces termes : « Dans le monde intelligible, l'idée du Bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu'elle est la cause de tout ce qu'il y a de droit et de beau en toutes choses ; qu'elle a, dans le monde visible, engendré la lumière et le souverain de la lumière ; que dans le monde intelligible, c'est elle-même qui est souveraine et dispense la vérité et l'intelligence ; et qu'il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique « (République, 517c). Cause de toutes les autres essences et cause d'elle-même, l'idée du Bien est plus être que les autres êtres, « ens realissimum «, comme dira plus tard saint Thomas. Une telle manière de penser nous a été rendue familière puisque la théologie chrétienne s'en est emparée pour penser le rapport de Dieu aux créatures. Le Bien est donc une essence et comme tel, il est intelligible, même si, étant en même temps la source de l'intelligibilité des autres essences, il est ce qui se comprend en dernier et avec peine. Pourtant Platon n'est pas toujours si affirmatif. Ainsi, à la fin du Livre VI de La République, il déclare au contraire : « Pour les objets connaissables, tu avoueras que non seulement ils tiennent du Bien la faculté d'être connus, mais qu'ils lui doivent par surcroît l'existence et l'essence, quoique le Bien ne soit point essence, mais quelque chose qui dépasse de loin l'essence en majesté et en puissance « (Ibid., 509b). « Au-delà de l'essence « (épékeina tès ousias) : cette formule énigmatique résume à elle seule le néoplatonisme et lui donne son inspiration initiale. Le principe de toute chose, le Bien, que Plotin rebaptise l'Un, ne saurait être lui-même une essence. Comprenons bien : Plotin ne remet nullement en question le postulat fondamental de la pensée de Platon, à savoir que l'intelligible est l'être véritable, ou ce qui revient au même que la réalité est intelligible. Mais il affirme que le principe de l'intelligible, dont il tire sa réalité, ne saurait être lui-même un être intelligible et est, par conséquent au-delà de l'intelligence. Deux conséquences s'ensuivent qui distinguent la philosophie de Plotin d'une simple reprise du platonisme : l'être n'est pas ce qu'il y a de plus haut mais tire sa détermination d'un principe supérieur, l'Un ; de ce principe supérieur, qui est au-delà de l'intelligence, on ne peut rien dire.




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