NoCopy.net

COLLETTE: Les vrilles de la vigne

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Louis ARAGON - Le Nouveau Crève-coeur: J'ai d ... Allégorie de Paul VERLAINE, Parallèlement >>


Partager

COLLETTE: Les vrilles de la vigne

Littérature

Aperçu du corrigé : COLLETTE: Les vrilles de la vigne



Publié le : 22/5/2010 -Format: Document en format HTML protégé

COLLETTE: Les vrilles de la vigne
Zoom

1908 : Colette vient de rompre son union avec Willy, l'époux tyrannique et indélicat, comme le rossignol rompt, un matin, les vrilles de la vigne qui le retiennent prisonnier. Elevée par sa mère, Sido, dans la complicité avec les bêtes et la nature, elle trouve dans l'harmonie avec le monde naturel de quoi guérir les plaies de la séparation et de la solitude. Son lyrisme, s'exprimant librement, célèbre ici un instant privilégié : une promenade dans la neige avec ses chiens, dans un Paris déserté par la tombée du jour. Nous verrons ce qui, dans ce texte, concourt au bonheur des trois, personnages puis comment l'auteur invite tous les sens à jouir d'un spectacle féérique.



Toutes trois nous rentrons poudrées, moi, la petite bull et la bergère flamande... Il a neigé dans les plis de nos robes, j'ai des épaulettes blanches, un sucre impalpable fond au creux du mufle camard de Poucette, et la bergère flamande scintille toute, de son museau pointu à sa queue en massue.
Nous étions sorties pour contempler la neige, la vraie neige et le vrai froid, raretés parisiennes, occasions, presque introuvables, de fin d'année... Dans mon quartier désert, nous avons couru comme trois folles, et les fortifications hospitalières, les fortifs décriées ont vu, de l'avenue des Ternes au boulevard Malesherbes, notre joie haletante de chiens lâchés. Du haut du talus, nous nous sommes penchées sur le fossé que comblait un crépuscule violâtre fouetté de tourbillons blancs ; nous avons contemplé Levallois noir piqué de feux roses, derrière un voile chenillé de mille et mille mouches blanches, vivantes, froides comme des fleurs effeuillées, fondantes sur les lèvres, sur les yeux, retenues un moment aux cils, au duvet des joues... Nous avons gratté de nos dix pattes une neige intacte, friable, qui fuyait sous notre poids avec un crissement caressant de taffetas. Loin de tous les yeux, nous avons galopé, aboyé, happé la neige au vol, goûté sa suavité de sorbet vanillé et poussiéreux...
Assises maintenant devant la grille ardente, nous nous taisons toutes trois. Le souvenir de la nuit, de la neige, du vent déchaîné derrière la porte, fond dans nos veines lentement et nous allons glisser à ce soudain sommeil qui récompense les marches longues...


COLETTE (1873-1954), Les Vrilles de la vigne, 1908.


Vous ferez de ce texte un commentaire composé. Vous pourrez, par exemple, tenter de définir ce qui fait le charme de ce court récit, tout en analysant les moyens (vocabulaire, images, sonorités) auxquels l'auteur a recours.




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : COLLETTE: Les vrilles de la vigne Corrigé de 1079 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "COLLETTE: Les vrilles de la vigne" a obtenu la note de : aucune note

COLLETTE: Les vrilles de la vigne

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit