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COMMENT ÉLABORER UN PLAN ?

Méthodologie

Aperçu du corrigé : COMMENT ÉLABORER UN PLAN ?



Publié le : 3/2/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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COMMENT ÉLABORER UN PLAN ?
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• Deuxième exigence : élaborer, sur la base de cette problématique, un cheminement ordonné dont on précise les moments en fonction d’un principe d’enchaînement découlant directement de la définition de la problématique.

Méthode

Pour mettre au point le cheminement, conçu comme progression ordonnée par étapes, il faudra donc respecter l’itinéraire suivant :

1. Faire une analyse méthodique et critique du sujet:

- repérer ses domaines de fonctionnement ;

- mettre en évidence des types d’analyse auxquels il est susceptible de se conformer ;

- définir une problématique d’ensemble homogène.

2. Rechercher un principe d’organisation de la réflexion.

3. Distinguer des «moments», conçus non comme des parties juxtaposées dans un exposé d’ensemble, mais comme des étapes de la démarche : chaque étape doit enrichir ou approfondir l’approche (dans le cas d’une étude progressive), ou bien constituer une variation de domaines (dans le cas d’une étude conçue comme examen successif selon différents domaines). De manière générale, la progression de l’analyse doit toujours apporter quelque chose; d’où la nécessaire rédaction de transitions qui, en récapitulant les acquis successifs, posent les jalons des réflexions ultérieures.

4. Mettre au point le plan final.

Il s’agit, non de classer à l’avance des contenus de pensée, mais de structurer des analyses selon un principe d’ordre.

Quelques types de structuration

Chaque dissertation requiert un plan individuel et adapté à la spécificité de son énoncé.

Le travail préparatoire, comme nous l’avons vu, est la phase nécessaire qui permet de dégager les normes selon lesquelles s’organisera la pensée. La définition de la problématique d’ensemble, c’est-à-dire la structuration en un tout ordonné et homogène des divers types d’analyse à mettre en œuvre, constitue le point de départ de la dissertation.



• Démarche analytique : partir de ce qui est le plus immédiat pour « remonter » par décomposition critique et par déduction jusqu’à ce qui est premier, fondamental, et déterminant. On procède alors en dégageant successivement des niveaux de causalité.

Le fil conducteur est ici celui d’une analyse génétique, qui consiste à passer du produit à la cause productrice, du « conditionné » au « conditionnant».

L’ordre d’étude partira donc d’une perception immédiate du problème (par exemple ici : le poids du passé personnel dans le vécu de l’individu) pour remonter progressivement, par implications successives, aux données qui sont premières et déterminantes dans l’ordre réel des choses. On comprend donc que, pour notre exemple, l’ordre suivi sera exactement l’inverse de celui qui a été adopté pour la démarche synthétique :

- le passé individuel dans ses effets observables ;

- le contexte éducatif et la formation de la personnalité;

- l’origine de ces traditions : l’histoire collective ;

- le mode d’appropriation du réel qui sous-tend et conditionne cette histoire : la «culture».

Mise au point du plan

Les données fondamentales et le fil conducteur de la démarche étant maintenant déterminés, on peut mettre au point le plan, en s’efforçant d’apparenter «les moments » qui peuvent l’être au sein des grandes parties du devoir. Ici, par exemple, on pourra distinguer, outre la première partie du développement qui est consacrée à la mise en place générale du problème, trois parties différentes :

1.1e «poids du passé» sous l’angle individuel (conditionnement psychologique et pathologie de la mémoire) ;

2. l’éducation comme médiation du collectif et de l’individuel (transition) ;

3. le poids du passé sous l’angle collectif (conditionnement idéologique et histoire réelle).

Le plan variera donc selon qu’on adoptera une démarche synthétique (3.2.1.) ou une démarche analytique ( 1.2.3.). Dans les deux cas, la transition se trouvera au même endroit de la progression.

Distinguer les types d\'analyse du sujet

Méthode

Pour de nombreux sujets, notamment les sujets qui appellent un travail de définition, la variation méthodique des types d’analyse constitue un excellent principe de cheminement.



Ouverture : ce qui est en jeu, au-delà de l’acte, du comportement, ou de la personnalité, c’est toute l’histoire personnelle du sujet.

Problématiser les thèses en jeu dans l\'énoncé

Méthode

Lorsqu’une question induit une ou plusieurs thèses, il convient de soumettre la formulation de la réponse à l’examen critique de ces thèses, le plus souvent présentes dans le sujet à titre de présupposés. Il n’existe donc pas de plan type en la matière : la seule méthode efficace consiste à travailler sur les implications de l’énoncé, et notamment à mettre en évidence les idées ou les représentations dont il relève. Il s’agit d’effectuer, en une démarche rigoureuse, un travail de problématisation qui peut être guidé par des questions du type : « Qu’est-ce qui rend possible une telle formulation ? », « De quelle problématique relève un tel énoncé ? », etc.

Sujet

« L’éducation est-elle une dénaturation ? »

Accepter de répondre, à cette question implique qu’on ait déjà répondu par l’affirmative à une autre question qui la conditionne : y a-t-il une nature avant même le processus éducatif? Or, cette problématique fait elle-même l’objet d’une controverse comme le montrent les différentes hypothèses des sciences humaines. La question posée ne se formule comme interrogation que sur le fond d’une thèse à peine voilée : il existe une nature, une essence prédéfinie, et la seule chose dont on se soucie désormais est de savoir comment agit et se détermine le processus éducatif par rapport à cette nature. On « travaille » donc d’emblée dans une problématique bien particulière dont on devra expliciter et apprécier les présupposés, car ceux-ci conditionnent la validité même de la question.

Si l’on admet ou non les présupposés de la question, l’éducation prend un statut différent :

Soit on admet le présupposé d’une nature prédéfinie et achevée : l’éducation ne peut plus être qu’un processus second, non constitutif. Deux solutions principales se dégagent alors : l’éducation se règle sur la nature (elle ne peut donc être dénaturation) ou elle la contredit (et même l’altère). Ce qui détermine le contenu de la solution, c’est l’idée que l’on se fait de la nature (innocente ou bonne : elle n’a pas à être corrigée; agressive ou mauvaise : elle doit être corrigée). Ainsi, sous son apparence de neutralité, la question implique des problématiques très particulières.

Soit on refuse le présupposé d’une nature humaine prédéfinie. L’éducation devient alors genèse, formation. Et cela n’a plus aucun sens de parler de « dénaturation », puisque aucune nature humaine ne préexiste.




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