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Commentaire: MORS de HUGO

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Commentaire: MORS de HUGO

Littérature

Aperçu du corrigé : Commentaire: MORS de HUGO



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Document transmis par : Laura17255


Publié le : 16/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Commentaire: MORS de HUGO
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Ce poème apparaît dans le quatrième livre des Contemplations, à la suite de « Demain, dès l'aube... « et de « A Villequier«, évocation du cimetière dans lequel reposait Léopoldine (voir le commentaire de «Demain, dès l'aube... «).

Bien que sept années séparent la composition de « Mors « et celle des deux autres poèmes, on trouve dans les trois textes une sensibilité commune, qui explique sans doute leur regroupement. Victor Hugo y exprime en effet, de façon différente, le même apaisement. Derrière la douleur et l'angoisse, on sent poindre l'acceptation, la soumission face à la mort.

En mars 1854, Léopoldine est morte depuis onze ans et, sous l'influence de son amie Delphine de Girardin, Hugo s'adonne depuis six mois aux expériences de tables tournantes qui lui paraissent confirmer l'existence d'un monde des esprits. « Pourquoi nier le monde intermédiaire ? Pourquoi trouver surnaturel ce qui est naturel ? écrit-il au sceptique François-Victor, le 27 avril, à propos des séances spirites. Pour moi le surnaturel n'existe pas : il n'y a que la nature. Oui, il est naturel que les esprits existent. «

Quelques mois plus tard, en 1855, Victor Hugo composera le long poème « Ce que dit la Bouche d'ombre «, dans lequel il affirme sa vision presque mystique d'un univers dans lequel « Tout est plein d'âmes. «

 



Mors

Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ. 
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant, 
Noir squelette laissant passer le crépuscule. 
Dans l'ombre où l'on dirait que tout tremble et recule, 
L'homme suivait des yeux les lueurs de la faulx. 
Et les triomphateurs sous les arcs triomphaux 
Tombaient; elle changeait en désert Babylone, 
Le trône en l'échafaud et l'échafaud en trône, 
Les roses en fumier, les enfants en oiseaux, 
L'or en cendre, et les yeux des mères en ruisseaux. 
Et les femmes criaient : -- Rends-nous ce petit être. 
Pour le faire mourir, pourquoi l'avoir fait naître? -- 
Ce n'était qu'un sanglot sur terre, en haut, en bas; 
Des mains aux doigts osseux sortaient des noirs grabats; 
Un vent froid bruissait dans les linceuls sans nombre; 
Les peuples éperdus semblaient sous la faulx sombre 
Un troupeau frissonnant qui dans l'ombre s'enfuit; 
Tout était sous ses pieds deuil, épouvante et nuit. 
Derrière elle, le front baigné de douces flammes, 
Un ange souriant portait la gerbe d'âmes.

 

Mars 1854.

Victor Hugo, Les Contemplations (1856)

 




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