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Commentez cette définition de «l'honnête homme» classique par J.-CI. Tournand (Introduction à la vie littéraire du XVIIe siècle, Bordas, 1970): «L'honnête homme est justement celui qui connaît les autres et se connaît, qui sait ce qu'on cache sous les fausses apparences des vertus, qui sait jusqu'où l'on peut faire confiance aux forces humaines, qui n'est pas dupe de la comédie. L'escrime qu'il pratique, plus difficile que celle du fer, est celle du mot, du regard, des manières, où le moindre détail manqué peut détruire le fruit d'un long travail. Son étude le pousse à tout savoir de l'homme et ses découvertes l'engagent à la tristesse. Il est le moraliste qui lit dans les serments d'aujourd'hui les abandons de demain, et qui dénonce les man½uvres de l'amour-propre derrière les trops beaux sentiments. Comme La Rochefoucauld, La Bruyère ou Saint-Simon, il se garde du désespoir par le plaisir de comprendre, de n'être pas, ou le moins possible, victime de faux-semblants. Comme Racine ou madame de Lafayette dans l'ordre de la littérature, il utilise son savoir pour faire, dans la vie, ½uvre de beauté et de poésie. Il est la représentation humaine de l'idéal classique pour lequel la vérité et la beauté sont rigoureusement indissociables et tiennent l'une de l'autre leur noblesse.»

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Aperçu du corrigé : Commentez cette définition de «l'honnête homme» classique par J.-CI. Tournand (Introduction à la vie littéraire du XVIIe siècle, Bordas, 1970): «L'honnête homme est justement celui qui connaît les autres et se connaît, qui sait ce qu'on cache sous les fausses apparences des vertus, qui sait jusqu'où l'on peut faire confiance aux forces humaines, qui n'est pas dupe de la comédie. L'escrime qu'il pratique, plus difficile que celle du fer, est celle du mot, du regard, des manières, où le moindre détail manqué peut détruire le fruit d'un long travail. Son étude le pousse à tout savoir de l'homme et ses découvertes l'engagent à la tristesse. Il est le moraliste qui lit dans les serments d'aujourd'hui les abandons de demain, et qui dénonce les man½uvres de l'amour-propre derrière les trops beaux sentiments. Comme La Rochefoucauld, La Bruyère ou Saint-Simon, il se garde du désespoir par le plaisir de comprendre, de n'être pas, ou le moins possible, victime de faux-semblants. Comme Racine ou madame de Lafayette dans l'ordre de la littérature, il utilise son savoir pour faire, dans la vie, ½uvre de beauté et de poésie. Il est la représentation humaine de l'idéal classique pour lequel la vérité et la beauté sont rigoureusement indissociables et tiennent l'une de l'autre leur noblesse.»



Publié le : 2/3/2011 -Format: Document en format HTML protégé

Commentez cette définition de «l'honnête homme» classique par J.-CI. Tournand (Introduction à la vie littéraire du XVIIe siècle, Bordas, 1970): «L'honnête homme est justement celui qui connaît les autres et se connaît, qui sait ce qu'on cache sous les fausses apparences des vertus, qui sait jusqu'où l'on peut faire confiance aux forces humaines, qui n'est pas dupe de la comédie. L'escrime qu'il pratique, plus difficile que celle du fer, est celle du mot, du regard, des manières, où le moindre détail manqué peut détruire le fruit d'un long travail. Son étude le pousse à tout savoir de l'homme et ses découvertes l'engagent à la tristesse. Il est le moraliste qui lit dans les serments d'aujourd'hui les abandons de demain, et qui dénonce les man½uvres de l'amour-propre derrière les trops beaux sentiments. Comme La Rochefoucauld, La Bruyère ou Saint-Simon, il se garde du désespoir par le plaisir de comprendre, de n'être pas, ou le moins possible, victime de faux-semblants. Comme Racine ou madame de Lafayette dans l'ordre de la littérature, il utilise son savoir pour faire, dans la vie, ½uvre de beauté et de poésie. Il est la représentation humaine de l'idéal classique pour lequel la vérité et la beauté sont rigoureusement indissociables et tiennent l'une de l'autre leur noblesse.»
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Commentez cette définition de «l'honnête homme« classique par J.-CI. Tournand (Introduction à la vie littéraire du XVIIe siècle, Bordas, 1970): «L'honnête homme est justement celui qui connaît les autres et se connaît, qui sait ce qu'on cache sous les fausses apparences des vertus, qui sait jusqu'où l'on peut faire confiance aux forces humaines, qui n'est pas dupe de la comédie. L'escrime qu'il pratique, plus difficile que celle du fer, est celle du mot, du regard, des manières, où le moindre détail manqué peut détruire le fruit d'un long travail. Son étude le pousse à tout savoir de l'homme et ses découvertes l'engagent à la tristesse. Il est le moraliste qui lit dans les serments d'aujourd'hui les abandons de demain, et qui dénonce les manœuvres de l'amour-propre derrière les trops beaux sentiments. Comme La Rochefoucauld, La Bruyère ou Saint-Simon, il se garde du désespoir par le plaisir de comprendre, de n'être pas, ou le moins possible, victime de faux-semblants. Comme Racine ou madame de Lafayette dans l'ordre de la littérature, il utilise son savoir pour faire, dans la vie, œuvre de beauté et de poésie. Il est la représentation humaine de l'idéal classique pour lequel la vérité et la beauté sont rigoureusement indissociables et tiennent l'une de l'autre leur noblesse.«




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Le corrigé du sujet "Commentez cette définition de «l'honnête homme» classique par J.-CI. Tournand (Introduction à la vie littéraire du XVIIe siècle, Bordas, 1970): «L'honnête homme est justement celui qui connaît les autres et se connaît, qui sait ce qu'on cache sous les fausses apparences des vertus, qui sait jusqu'où l'on peut faire confiance aux forces humaines, qui n'est pas dupe de la comédie. L'escrime qu'il pratique, plus difficile que celle du fer, est celle du mot, du regard, des manières, où le moindre détail manqué peut détruire le fruit d'un long travail. Son étude le pousse à tout savoir de l'homme et ses découvertes l'engagent à la tristesse. Il est le moraliste qui lit dans les serments d'aujourd'hui les abandons de demain, et qui dénonce les man½uvres de l'amour-propre derrière les trops beaux sentiments. Comme La Rochefoucauld, La Bruyère ou Saint-Simon, il se garde du désespoir par le plaisir de comprendre, de n'être pas, ou le moins possible, victime de faux-semblants. Comme Racine ou madame de Lafayette dans l'ordre de la littérature, il utilise son savoir pour faire, dans la vie, ½uvre de beauté et de poésie. Il est la représentation humaine de l'idéal classique pour lequel la vérité et la beauté sont rigoureusement indissociables et tiennent l'une de l'autre leur noblesse.»" a obtenu la note de : aucune note

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