Les Confessions, de Rousseau (Livre II)

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Les Confessions, de Rousseau (Livre II)

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Document transmis par : clement17226


Publié le : 16/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Les Confessions, de Rousseau (Livre II)
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Il débute par le retour sur son état au moment de la fuite de Genève mais d'un autre point de vue, ici il a le sentiment de conquête du monde : la découverte du monde. Évocation de Rousseau au moment où il quitte Genève. Le livre 2 est une période beaucoup plus courte que celle du livre 1. Il termine sur l'épisode du ruban volé, c'est un élément majeur par son rapport au mensonge. Il s'agit de l'événement extrêmement important dans la vie de Rousseau qui a hanté son écriture, une sorte de matrice de culpabilité. Sorte de confession : un aveu. Rousseau thématise ses aveux, au moment  il abandonne son maître de musique « j'ai fait mon 3ème aveu « ce qui permet de calculer l'articulation des confessions qui ne se fait pas en fonction des lieux mais en fonction des aveux.

 

Les principaux moments dans la 16ème année : l'Amour avec Mme de Warens « sentiment qui n'a même pas de nom «, initié à la sexualité par Mme de Warens, Rousseau vivra cela comme un inceste (voir Livre V).  Mme Basile, bourgeoise de Turin, Rousseau se prosterne dans sa chambre en pensant ne pas être vu, passage avec jeu entre miroir, natte... 

 

Le 1er moment : il rencontre un curé qui lance l'idée que Rousseau doit se convertir, monsieur De Convers, rencontre avec Mme de Warens, portrait de Mme de Warens et décision de départ pour Turin.

Le 2ème moment : Voyage pour Turin, 1er passage sur le thème de la rêverie. Arrivée à Turin.

 

Turin structuré en épisode :

Conversion, hospice des catéchumènes. Humour et vivacité dans la peinture des choses. Lieu de Salut en fait un lieu de perdition. Passage d'avance d'un homme envers lui. Peinture des bas fonds de la société.

Rousseau libéré. Errance dans Turin. Il devient graveur itinérant. Épisode de Mme Basile.

Laquais chez Mme de Versellis, mort de la femme.

 

La place des écrits autobiographiques dans l'œuvre de Rousseau

 

Situation des confessions dans une œuvre qui par delà la diversité des genres qui la compose, par delà le partage entre littérature et philosophie. Son œuvre est d'une grande cohérence : « son grand et triste système «.

 

1.Naissance d'une pensée : L'illumination de Vincennes et les 2 discours « Discours sur les sciences et les arts « et « Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes «

 

Rousseau ne s'est pas vraiment voulu écrivain, il a longtemps voulu être musicien (voir Livre V). En arrivant à Paris, il avait un projet de nouveau système de notation musicale, il a écrit un opéra « Le devin du village «.

 

L'illumination de Vincennes sont des lettres à Malesherbe (Livre VIII)

Extrait du début du Livre 8 : Diderot est en prison à Vincennes et Rousseau lui rend visite : « cette année 1749... je devins un autre homme....dès cet instant je fus perdu...égarement «. Rousseau se plaint du malheur de cette illumination. Rousseau va prouver qu'il est devenu écrivain malgré lui : question de circonstances et de hasard. Il est possédé par une idée : état d'inspiration passive, Diderot l'encourage à écrire. 

 

En 1750, le « Discours sur les sciences et les Arts « a fait connaître Rousseau. En plein siècle des Lumières, Rousseau réfute l'idée d'un progrès de l'humanité. C'est un réquisitoire contre la société de son temps, scission entre l'être et le paraître « voile uniforme et perfide de la politesse « fondamentale chez Rousseau (cf Starobinwsky) : l'épisode du peigne cassé est le premier discours pour montrer la question centrale de la scission de l'être et du paraître chez Rousseau.

 

Rousseau devint célèbre du fait de ce discours et en présentant à la cours son opéra.

 

Le 2ème discours parle de l'état de Nature comme expérience de pensée qui permet de critiquer la société. L'état de Nature où les hommes vivent dans un état d'immédiateté pure. L'état de l'homme est l'homme pourvu d'un langage, union durable de l'homme et de la femelle, propriété privée et morale. Rousseau ne demande pas un retour à la vie primitive. Il y a 4 étapes de l'homme primitif à l'homme de langage : 

l'homme oisif de l'origine où les hommes s'associent pour un effort commun : état de nature originel

l'âge patriarcal où se situe l'âge d'or, ici il semblerait qu'il y ait plutôt un progrès entre ces 2 stades 

la division du travail et les hommes se disputent le superflu

les hommes se font la guerre d'où la fixation du droit de propriété (cf. l'état de nature de Hobbes, Léviathan « l'homme est un loup pour l'homme «)

 

Si le mal n'est pas dans la nature de l'homme mais dans les structures sociales, cela veut dire qu'on peut penser d'autres sociétés plus conformes à la Nature.

 

2.La recherche des remèdes : 2ème temps dans l'œuvre de Rousseau

 

La Nouvelle Heloise, de 1761 : la 5ème partie décrit une micro société idéale, une communauté patriarcale, vivant dans l'harmonie et l'autarcie

 

Le contrat social, de 1762 est un texte majeur de philosophie politique où la société n'est pas fondée par la justice. Préserve la liberté humaine « de la volonté générale «. 

 

L'Emile ou de l'éducation, de 1762 met en place une éducation qui préserve la liberté de l'enfant, concept « d'éducation négative «, respect des différents moments de la vie de l'enfant en harmonie avec la Nature. Commencer par lire Robinson Crusoe de Defoe, et ne pas se noyer dans des lectures, « profession de foi du vicaire savoyard « (cf. Les Confessions avec le concept de religion naturelle). 

 

3.Les écrits autobiographiques et la pensée de Rousseau :

 

3 aspects : la dimension apologétique, le rétablissement de la transparence perdue, la mise à l'épreuve d'une pensée théorique.

 

1) Apologétique : Rousseau a du fuir après Du Contrat social, qui a été violemment critiqué par les philosophes. Lien dans l'apparition du projet autobiographique : le sentiment des citoyens, pamphlet de Voltaire à l'encontre de Rousseau où annonce l'abandon de ses enfants. Large part de réponse aux calomnies qui prend une importance particulière chez lui qui a toujours mise en exergue cette scission entre être et paraître. Il faut pour lui montrer qu'il y a unité entre sa pensée et sa vie.

Rousseau juge de Jean-Jacques (3ème texte autobiographique de Rousseau après les Rêveries): « d'où le peintre et l'apologiste de la nature aujourd'hui si défiguré et si calomnié peut-il avoir tiré son modèle si ce n'est de son propre cœur. « C'est une apologie importante car Rousseau doit montrer que le mal est venu de l'extérieur. 

 

2) La transparence retrouvée : Le dévoilement autobiographique est un remède des imperfections de la vie sociale, plus de malentendus, rapport de pure transparence à autrui. Rétablissement d'un rapport à l'autre qui soit de l'ordre de la transparence face à ces personnes qui ne le « reconnaissent pas «.

« rendre son âme transparente aux yeux du lecteur « (fin du livre 4), aucune part d'ombre ne doit subsister : « je cherche à tout dire « (livre 2)

 

3) Mise à l'épreuve de sa propre pensée : Rousseau confronte son histoire individuelle avec une anthropologie générale. Il confère l'oscillation entre idée de Rousseau comme exemple de l'humanité et être à part. La question de la pitié est un grand thème chez Rousseau. Il cherche à montrer que la pitié chez l'homme est naturelle, c'est un élan de compassion qui ne passe pas par la raison. Élan moraux avant élan rationnel comme chez les enfants (voir 2ème discours). Il a parfois la même démarche dans Les Confessions et dans les discours où il procède par soustractions, « distinguer l'acquis d'avec la Nature «. A échelle individuelle, il repose la question de l'origine du Mal (cf le peigne cassé, le ruban volé...)

Il y a une circularité dans le rapport de la pensée et de l'expérience chez Rousseau. L'expérience individuelle est lue rétrospectivement à l'autre d'une pensée. La pensée s'enracine dans des expériences fondatrices, par exemple, le thème de l'inégalité s'enracine dans l'inégalité concrètement vécue (cf Rousseau domestique, Livre 2)

 

Préambule des passages réflexifs

Question du lecteur :

 

1) Pacte autobiographique selon Lejeune. Pourquoi un pacte ? Car il y a une identité entre l'auteur, le narrateur et le personnage de l'histoire. La figure de l'auteur apparaît très fortement dans le préambule car Rousseau apporte son livre à Dieu, comme pièce à conviction au moment du jugement dernier. C'est une sorte de mise en abyme avec le livre dans le livre. C'est la figure forte de l'auteur qui se porte garant de son texte. Ici on retrouve même l'origine du terme auteur, « auctor « : le garant. On a l'idée que Rousseau écrit bien une autobiographie et non pas des mémoires dans le sens où il dit « moi seul «. Raconter l'histoire d'un individu pour Rousseau c'est aussi faire une anthropologie.

 

Le pacte est scellé avec le lecteur pour sceller un rapport de confiance permise par la distinction que fait Rousseau entre erreur et mensonge. 

Si on compare le préambule de Neuchâtel et le second, on est frappé par le caractère très solennel voir emphatique. Ce caractère est aussi lié au travail de Rousseau sur le rythme qui donne toute sa force aux propos de Rousseau, structure binaire, ensuite ternaire. 

 

Importance du discours final où parle à Dieu au moment du jugement dernier, qui se présente comme un défi au lecteur. Le caractère solennel est renforcé par l'utilisation très particulière que fait Rousseau du jugement dernier, ici il utilise ce mythe de manière détourné, il le réécrit. Par tradition, le jugement dernier est relié à la crainte de la damnation (cf en russe : « le jugement effrayant «). Non seulement il n'est plus associé à la crainte de la damnation mais Rousseau évite l'emploi du mot « pêché « lié également au pacte de langage. Il y a dans le langage des actes performatifs, différents de constatatifs. Ici il fait la promesse d'être véridique, injonction à l'égard de Dieu, renversement de la confession en défi, mettre au défi comme nouvel acte de langage. 

 

Il s'agit d'un texte ambigu puisque Rousseau donne et ôte, à la fois, au lecteur le statut de juge. Par ailleurs, Rousseau insiste sur la question de l'empathie et de la compassion du lecteur en soulignant la force pathétique du texte, la pitié, thème cher à Rousseau. 

 

Ce préambule nous donne une image partielle des confessions puisque le texte est plus complexe et plus varié, pas questionnement moral pendant toutes les confessions. La gamme des évènements des confessions est très vaste.

 

2) Rousseau revient sur la nature de son projet autobiographique comme s''il était nécessaire d'aller au devant des reproches que le lecteur peut adresser à ce livre dans les confessions.

 

(Livre 2) Le voyage Annecy-Turin est une digression sur un projet autobiographique « avant que d'aller plus loin...mon silence «. Il vient justifier le fait d'être aussi détaillé dans son récit au risque d'ennuyer le lecteur par l'impératif de la vérité. Rousseau suppose un lecteur extrêmement soupço.n.u. et retrouve la tension apologétique du texte : « tout dire «, projet autobiographique de Rousseau où posture particulière du fait des attaques qu'il a subi où il doit tout raconter.

 

(Fin du Livre 4) « ces longs détails....suite « Ne pas se juger soi-même, c'est au lecteur de juger Rousseau, l'auteur laisse au lecteur le soin d'achever l'ouvrage. Il attribue un rôle important institué au lecteur. Tout dire, rendre son âme transparente au lecteur.

Ici, il minimise le travail d'élaboration, le travail d'écriture. Il donne de l'importance à certains épisodes par l'écriture (cf. épisode de la fessée, où il nie la hiérarchisation des évènements confessés). Ici, il raconte qu'il ne fera pas d'autoportrait or il y en a dans Les Confessions. Il donne une place forte au lecteur qui ne se voit pas forcément dans l'écriture du texte.

 




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