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La conscience est-elle préférable à l'inconscience ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La conscience est-elle préférable à l'inconscience ?



Publié le : 18/2/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	La conscience est-elle préférable à l'inconscience ?
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Il nous faut concevoir en quoi cette question peut poser problème. Car dans notre vie courante, préférer la conscience est une évidence : ainsi quelqu’un d’ « inconscient « est décrit comme irresponsable, manquant à un devoir de conscience qui permettrait de mener une vie humaine normale. La conscience est donc d’emblée présentée comme préférable, à un tel point que la question d’un choix de la conscience contre l’inconscience ne se pose même pas. Il sera donc nécessaire de préciser la possibilité même de ce choix, avant d’examiner les raisons d’effectuer ce choix en faveur, ou non, de la conscience. La conscience peut-elle se « préférer «, impliquant une liberté fondamentale ? Et en quoi ce choix est-il bénéfique à l’existence humaine ?



  -Kant va plus loin dans sa Critique de la raison pratique : toute conscience a pour tâche de déterminer les critères du bien et du mal, qui doivent être universels. Dès lors, être conscient c'est essentiellement s'élever au niveau moral de l'existence, car la conscience devient la condition même de possibilité du choix raisonnable. Par conséquent, la conscience est en elle-même préférable, y compris à l'inconscience, car elle est la forme même du choix, de la préférence : il est donc impossible de préférer l'inconscience, car il s'agirait d'une préférence non raisonnable, donc illégitime.   II Vertu critique de la conscience : préférer la conscience n'est pas invalider l'inconscience : Alain et Bergson   -Cependant, si la conscience est la forme même de toute préférence raisonnée, il faut en conclure qu'on ne choisit pas « entre » la conscience et l'inconscience. Préférer la conscience n'est pas supprimer l'inconscience, mais adopter un regard critique sur notre conduite qui provient nécessairement de motifs inconscients. Comme le dit Alain dans Les arts et les dieux, être conscient c'est mettre en question sa propre pensée, et donc la suspecter à chaque instant d'inconscience : le doute cartésien ne connaît pas de fin. Le choix de la conscience est donc à renouveler incessamment.   -A partir de là, préférer la conscience, c'est également permettre une affirmation bénéfique des vertus de l'inconscience. Car le choix de la conscience provient lui-même de notre volonté, dont les fondements sont inconscients. Préférer la conscience, c'est donc finalement réguler notre vie inconsciente, comme l'expose Bergson dans Matière et mémoire : le choix de la conscience est un choix qui s'annule lui-même, car il est pris à son tour dans l'inconscience, il y fait retour, et contribue à rendre cette inconscience dynamique, sans cesse renouvelée par la sélection de la conscience.


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