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La conscience du temps rend-elle l'existence tragique ?

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La conscience du temps rend-elle l'existence tragique ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La conscience du temps rend-elle l'existence tragique ?



Publié le : 23/9/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	La conscience du temps rend-elle l'existence tragique  	?
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Temps et conscience du temps : le temps est l’abîme de la conscience. D’une conscience toujours déjà nécessairement plongée dans le temps, dans ce lieu qu’est le temps où se peut déployer la pensée, toutes pensées. La conscience est dans le temps, car le temps est son rythme, le diaphragme, la membrane vibrante sur laquelle se déploie son pouvoir (limité).

Parler ainsi de la conscience du temps est opérer un mouvement de réflexivité de la conscience (déjà réflexive puisque con-science) sur sa propre possibilité de déploiement. Penser la conscience du temps est vouloir saisir le sens de l’essence de la conscience, c’est-à-dire la nécessité de son existence.

Le mouvement de la conscience du temps est en soi une démarche tragique. Mais rend-elle pour autant l’existence tragique ? Afin de préciser l’ordre et la pertinence d’une telle question trois enjeux peuvent constituer la trame du développement : De quoi la conscience du temps a-t-elle / est-elle (la) conscience ? Qu’est-ce que le tragique (temps / existence) ? Quelle est l’efficience de la conscience (du temps) ?



Tragédie du temps Mais si mon temps fini n'est pas celui de la tragédie puisque le salut peut en être assuré, ce n'est que la conséquence d'un préjugé du temps comme linéaire et eschatologique. Or là n'est pas le tragique, puisque le tragique, outre que nécessité, est également l'empire du cycle, du retour éternel du même. Le temps linéaire comme objet d'une conscience (conscience du temps) exclut par définition le tragique de l'existence puisqu'il promet le règne des fins. Alors, par opposition, penser une existence qui soit tragique est s'interroger sur l'existence comme destin - destin sans rédemption, ni opération de grâce. La mort est ce qui scelle le destin, et teinte d'irrévocable la finitude de l'existence. Ainsi n'est-ce que dans et par la mort que se réfléchit (conscience du temps) l'existence comme tragédie de la finitude. Et la finitude est ce qui constitue la conscience comme pro-jet, toujours en avant de soi dans la confrontation à la mort (finitude ultime) [Heidegger] ; projet d'une conscience du temps qui voudrait à elle-même devenir son propre destin. En conséquence, la conscience du temps comme finitude nécessaire et tragique de l'existence, outre qu'elle conditionne la possibilité d'ex-ister du sujet dans l'instant de la rupture comme projection hors de soi vers la mort, est aussi possibilité d'une saisie de soi-même par soi-même comme destin. Dans la conscience du temps, l'existence est tragique et je deviens l'auteur de mon propre drame, de sa nécessité : je suis mon destin [Nietzsche]. Mais cela risque de conduire à nier la mort, pure impossibilité du possible, comme possibilité logique [Wittgenstein].


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