Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Est-ce dans la solitude que l'homme peut pre ... Est-ce dans l'action que l'on est libre ? >>


Partager

Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ?



Publié le : 16/7/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi 	?
Zoom

L'interrogation « est-ce (...) que (...) « indique d'emblée que l'on s'interroge sur la condition dans laquelle on accomplit un acte, cette condition étant ici la solitude, et l'acte, le fait de prendre conscience de soi. Il va falloir évaluer le degré de pertinence de l'affirmation qui pose cette condition à l'accomplissement cet acte.

La solitude, d'abord, peut se définir comme un éloignement – provisoire ou radical et définitif – des autres. On pourrait aussi lui donner un sens plus fort, comme étant l'état de celui qui n'a jamais connu l'autre. Si l'on considère que la proposition du sujet est pertinente, il faudra donc travailler aussi sur le type de solitude qui donne accès à la prise de conscience de soi.

L'expression « prendre conscience de soi « pose davantage de problèmes. Le terme « prendre « montre qu'il est ici fait référence à un acte, à un mouvement, à une activité dynamique, et non pas à un état statique, à un contenu de pensée acquis une fois pour toutes. Avoir conscience de soi, c'est se sentir comme individu distinct, doté d'une identité propre et unique ; c'est peut-être aussi avoir une connaissance de cet individu.

Le sujet met en question le processus d'acquisition de cette conscience de soi en ce qui concerne ses conditions, en posant le problème de la prise de conscience qu'a l'individu de lui-même par opposition à la collectivité. Un état de solitude absolue semble difficilement concevable – il pourrait cependant servir de modèle théorique  -, on peut travailler donc en premier lieu sur la question suivante : une solitude momentanée et relative peut-elle m'aider à prendre conscience de ce que je suis ou de qui je suis ? Cela demande que l'on s'interroge sur le rôle du rapport à autrui dans le processus de prise de conscience de soi – autrui est-il un obstacle, ou au contraire une référence, un miroir, un juge utile ? On pourra ensuite évaluer le degré ou le type de solitude nécessaires – la solitude permanente est-elle seule garante d'une prise de conscience de soi pertinente ? est-elle au contraire un état empêchant toute conscience de soi, ou rendant celle-ci fausse et illusoire ? est-elle un état qu'il faut adopter de manière passagère pour prendre conscience de soi ? Le présupposé contenu dans le sujet, et qui est que l'autre m'éloigne de moi-même, m'en divertit, est-il pertinent ?

 



Seul un être pris dans un réseau de relations avec les autres peut finalement dire « je «, et par là avoir conscience de lui-même.   * Une définition dynamique de la conscience comme rapport au monde   Sartre   « La conscience et le monde sont donnés d'un même coup : extérieur par essence à la conscience, le monde est, par essence, contraire à elle. [...] Connaître, c'est s'éclater vers «, s'arracher à la moite intimité gastrique pour filer, là-bas, par-delà soi, vers ce qui n'est pas soi, là-bas, près de l'arbre et cependant hors de lui, car il m'échappe et me repousse et je ne peux pas plus me perdre en lui qu'il ne se peut diluer en moi : hors de lui, hors de moi. Est-ce que vous ne reconnaissez pas dans cette description vos exigences et vos pressentiments ? Vous saviez bien que l'arbre n'était pas vous, que vous ne pouviez pas le faire entrer dans vos estomacs sombres, et que la connaissance ne pouvait pas, sans malhonnêteté, se comparer à la possession. Du même coup, la conscience s'est purifiée, elle est claire comme un grand vent, il n'y a plus rien en elle, sauf un mouvement pour se fuir, un glissement hors de soi ; si, par impossible, vous entriez « dans « une conscience, vous seriez saisi par un tourbillon et rejeté au dehors, près de l'arbre, en pleine poussière, car la conscience n'a pas de « dedans « ; elle n'est rien que le dehors d'elle-même et c'est cette fuite absolue, ce refus d'être substance qui la constituent comme une conscience. Imaginez à présent une suite liée d'éclatements qui nous arrachent à nous-mêmes, qui ne laissent même pas à un nous-mêmes « le loisir de se former derrière eux, mais qui nous jettent au contraire au-delà d'eux, dans la poussière sèche du monde, sur la terre rude, parmi les choses ; imaginez que nous sommes ainsi rejetés, délaissés par notre nature même dans un monde indifférent, hostile et rétif ; vous aurez saisi le sens profond de la découverte que Husserl exprime dans cette fameuse phrase : Toute conscience est conscience de quelque chose. « Il n'en faut pas plus pour mettre un terme à la philosophie douillette de l'immanence, où tout se fait par compromis, échanges protoplasmiques, par une tiède chimie cellulaire. La philosophie de la transcendance nous jette sur la grand'route, au milieu des menaces, sous une aveuglante lumière.




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : 	Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi 	? Corrigé de 3739 mots (soit 6 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ?" a obtenu la note de : aucune note

Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ?

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit