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Définition: ATTENDRISSANT, -ANTE, participe présent et adjectif.

Publié le : 27/10/2015 Format: Document en format PDF protégé


Définition:
ATTENDRISSANT, -ANTE, participe présent et adjectif.
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Définition: ATTENDRISSANT, -ANTE, participe présent et adjectif.




ProblematiqueDéfinition:
ATTENDRISSANT, -ANTE, participe présent et adjectif.
I.— Participe présent de attendrir*
II.— Emploi adjectival. Qui attendrit ou qui est susceptible d'attendrir, d'exciter un mouvement de tendresse, de pitié, de compassion.
A.— [S'applique à un inanimé] Regard, scène, spectacle attendrissant(e) :
Ø 1. Cent choses que la vue simple trouve horribles en anatomie deviennent d'une délicatesse touchante, attendrissante, d'un charme poétique qui va au sublime.
JULES MICHELET, L'Insecte, 1857, page 115
Ø 2. Mme. De Fontanin, avec sa bible, dans ce vieux fauteuil de velours vert éternellement tourné de biais pour mieux recevoir le jour de la fenêtre, lui semblait assise là depuis l'origine des temps; souvenir d'autrefois, symbole attendrissant peut-être, irritant surtout d'un passé révolu qui, de minute en minute, se détachait doucement d'elle; d'un passé qui lui semblait s'enfoncer dans la brume, comme s'éloigne du passager en partance le groupe des parents venus lui dire adieu.
ROGER MARTIN DU GARD, Les Thibault, L'Été 1914, 1936, page 655.
— Qui favorise un état d'attendrissement :
Ø 3. Une sécurité attendrissante régnait à cette heure sur ce lieu désert, perdu parmi des ruelles enchevêtrées.
HENRI DE MONTHERLANT, Les Bestiaires, 1926, page 471.
B.— [S'applique à une personne] :
Ø 4. Comme le voyageur retrouve, presque semblables, les maisons couvertes de terre, les terrasses que purent connaître Xénophon ou saint Paul, de même dans les manières de M. De Guermantes, homme attendrissant de gentillesse et révoltant de dureté, esclave des plus petites obligations et délié des pactes les plus sacrés, je retrouvais encore intacte après plus de deux siècles écoulés cette déviation particulière à la vie de cour sous Louis XIV...
MARCEL PROUST, Le Côté de Guermantes 2, 1921, page 437.
Ø 5. Je suis ton oncle, c'est entendu, mais nous ne sommes pas tendres, les uns pour les autres, dans la famille. Cela ne te semble pas drôle, tout de même, ce roi bafoué qui t'écoute, ce vieux homme qui peut tout et qui en a vu tuer d'autres, je t'assure et d'aussi attendrissants que toi, et qui est là, à se donner toute cette peine pour essayer de t'empêcher de mourir?
JEAN ANOUILH, Antigone, 1946, page 180.
— Emploi comme substantif, rare :
Ø 6. Son idéal est le distingué et l'attendrissant. On lui vendrait bien cher un roman, où tous les hommes auraient des gants et où toutes les poitrinaires seraient soignées par Andral. Sentimental comme un orgue de barbarie.
EDMOND DE GONCOURT, JULES DE GONCOURT, Journal, 1855, page 224.
Remarque : Absent des dictionnaires consultés.

STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 254. Fréquence relative littéraire : XIXe. siècle : a) 373, b) 516; XXe. siècle : a) 381, b) 255.

Forme dérivée du verbe "attendrir"
attendrir
ATTENDRIR, verbe transitif.
I.— Emploi transitif. Rendre tendre ou plus tendre.
A.— [Le complément désigne une chose appartenant au monde sensible]
1. Domaine du toucher. Rendre moins dur, diminuer la résistance, la consistance, la solidité d'un corps.
a) [En parlant des aliments] La gelée attendrit les choux. Il faut battre ce gigot pour l'attendrir (Dictionnaire de l'Académie Française) :
Ø 1. Ayant ensuite, par un coup de pied lancé dans le dos, assez énergique pour briser les omoplates, terrassé ce sexagénaire affaibli, je me saisis d'une grosse branche d'arbre qui traînait à terre, et je le battis avec l'énergie obstinée des cuisiniers qui veulent attendrir un beefsteack.
CHARLES BAUDELAIRE, Petits poèmes en prose, 1867, page 218.
b) [En parlant de la matière en général]
— Dans la langue technique :
Ø 2. L'Académie définit ce mot, rendre tendre et facile à manger. — On attendrit aussi ce qui ne se mange pas : On peut attendrir le fer en le mettant au feu.
NOUVEAU DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISEE (JEAN-CHARLES LAVEAUX) 1892.
— Dans la langue littéraire :
Ø 3. C'est le premier recul, le garrot se desserre, le ciel se détend et s'aère. Voici revenu le bruit des sources que le soleil noir de la peste avait évaporées. L'été s'en va. Nous n'aurons plus les raisins de la treille, ni les melons, les fèves vertes et la salade crue. Mais l'eau de l'espoir attendrit le sol dur et nous promet le refuge de l'hiver, les châtaignes brûlées, le premier maïs aux grains encore verts, la noix au goût de savon, le lait devant le feu...
ALBERT CAMUS, L'État de siège, 1948, page 280.
2. Par extension, rare et littéraire, domaines des autres sensations (ouïe, vue, etc.). Adoucir, atténuer :
Ø 4. La chaleur attendrit l'eau dormante et l'air bleu,
L'été vert, tout feuillu, tout fleuri, tout mielleux,
Crépite sur le bord des routes soleilleuses,
La vie afflue et joue au sein de l'herbe heureuse
Où la grasse journée embaume et se répand;
...
ANNA DE NOAILLES, Le Coeur innombrable, Fraternité, 1901, page 167.
B.— Domaine de l'affectivité.
1. [Le complément d'objet direct désigne une personne ou un inanimé abstrait tel que le coeur, l'âme] Susciter une émotion, rendre accessible ou plus accessible à des sentiments de tendresse, de compassion, de pitié :
Ø 5. Je ne suis pas Mahomet : je ne lui demande pas de croire à moi; mais son art au moins... son art, mon ami! Elle l'exerce comme une jolie femme, rien de plus. La musique? Elle joue du piano, — et c'est tout. Rien qui la remue, qui la touche, qui l'émeuve, qui l'attendrisse, qui désarme seulement son caractère.
EDMOND DE GONCOURT, JULES DE GONCOURT, Charles Demailly, 1860, page 301.
Ø 6. Racine, qui avait une connaissance habituelle, quotidienne, du pouvoir absolu, fut hanté par le néant de cette toute-puissance devant les passions de l'amour. Si Oreste pour attendrir Hermione, si Hermione pour fléchir Pyrrhus ne possèdent rien que leur tendresse même, en revanche Néron, Mithridate, Roxane détiennent le suprême pouvoir et peuvent dire à ceux qu'ils chérissent : « Aime-moi ou meurs. »
FRANÇOIS MAURIAC, La Vie de Jean Racine, 1928, page 114.
SYNTAXE : Attendrir quelqu'un sur quelqu'un ou quelque chose; attendrir l'âme, le coeur; se laisser attendrir.
— Absolument :
Ø 7. Je suis ému, je pleure. Oui, que je te baise sur ce pauvre coeur qui bat pour moi! Oh! Tu es bonne, dévouée! Et fusses-tu née laide, ton âme rayonne dans tes yeux et te rend charmante, d'un charme qui touche et attendrit.
GUSTAVE FLAUBERT, Correspondance, 1846, page 311.
2. [Le complément d'objet direct est un inanimé abstrait]
a) [Il représente une attitude, un sentiment tel que la colère, la cruauté, un système ou une doctrine caractérisée par sa sévérité, sa rigueur] Synonymes : adoucir, assouplir, atténuer, tempérer :
Ø 8. Est-il plus vivante et plus persuasive manière de fonder et d'attendrir la méthode d'autorité que celle que Jansénius tire de saint Augustin sans doute, mais qu'il développe ici avec un génie propre? Pascal a résumé le tout en deux mots : « La foi parfaite, c'est Dieu sensible au coeur. »
CHARLES-AUGUSTIN SAINTE-BEUVE, Port-Royal, tome 2, 1842, page 125.
— Spécialement, chez Chateaubriand. Attendrir la victoire :
Ø 9. « Tandis que le triomphateur s'avance entouré de ses légions, que feront les tranquilles enfants des muses? Ils marcheront au-devant du char pour joindre l'olivier de la paix aux palmes de la victoire, pour présenter au vainqueur la troupe sacrée, pour mêler aux récits guerriers les touchantes images qui faisaient pleurer Paul-Émile sur les malheurs de Persée. Et vous, fille des Césars, sortez de votre palais avec votre jeune fils dans vos bras; venez ajouter la grâce à la grandeur, venez attendrir la victoire et tempérer l'éclat des armes par la douce majesté d'une reine et d'une mère. »
FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, tome 2, 1848, page 278.
b) [Il représente une qualité, un sentiment considéré comme positif] :
Ø 10. Dieu ne fait pas de différence
Entre le zodiaque et toi.
L'être insondable est sans frontière.
Il est juste, étant l'unité.
La création tout entière
Attendrit sa paternité.
VICTOR HUGO, Les Chansons des rues et des bois, Liberté, égalité, 1865, page 268.
II.— Emploi pronominal. Devenir tendre ou plus tendre.
A.— [Le sujet désigne une chose appartenant au monde sensible]
1. Domaine du toucher.
a) [En parlant des aliments] Devenir moins dur, moins coriace, plus facile à manger. Les choux s'attendrissent à la gelée (Dictionnaire de l'Académie Française). Le gibier s'attendrit quand il se faisande (Grand dictionnaire universel du XIXe. siècle (Pierre Larousse), Nouveau Larousse illustré) :
Ø 11.... sur terre, elles [les anguilles] dévorent les vers, les insectes, les larves des grenouilles, les chenilles et les limaces. Elles sont en un mot omnivores. Car elles adorent aussi les pois nouvellement semés. Dès que le fruit s'attendrit en germant elles le déterrent et le croquent.
JOSEPH DE PESQUIDOUX, Chez nous, 1923, page 67.
b) [En parlant de la matière en général] :
Ø 12. Les grolles!... Depuis huit jours, on les soigne, on les réchauffe, on les masse, on les imprègne patiemment de la graisse des boîtes de singe, dans l'espoir qu'elles s'attendriront, mais à chaque fois qu'il faut y pousser les pieds gonflés, meurtris, saignants : — Hein! Hein!... Oh, bon Dieu!... J'peux pas!... J'y va nu-pattes moi, à leur saloperie de truc!
ROGER CRÉTIN, DIT ROGER VERCEL, Capitaine Conan, 1934, page 14.
2. Par extension, littéraire. domaines des autres sensations (ouïe, vue, odorat) :
Ø 13.... c'est au nez que je reconnaîtrai la patrie de mon enfance. Senteurs d'une fruiterie, fraîches, acides et qui, vers le soir, s'attendrissent, virent doucement au relent de marécage, de verdure fanée, d'aliment mort. Fumet de la blanchisserie qui sent le linge roussi, le réchaud, la fille en nage. Remugle de la boucherie qui tient le « bouillon et boeuf », fade et terrible parfum des bêtes sacrifiées; note résineuse, forestière de la sciure de sapin répandue sur le dallage. Émanations, comme d'un vase, d'une boutique vide que l'on est en train de repeindre. Concert de l'épicerie, aromates, momies d'odeurs, messages de continents perdus au fond des livres.
GEORGES DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Le Notaire du Havre, 1933, page 92.
B.— Domaine de l'affectivité.
1. Devenir accessible ou plus accessible à des sentiments de tendresse, de pitié.
a) [Le sujet désigne une personne ou un inanimé abstrait tel que le coeur, l'âme] :
Ø 14. Mon coeur soudain s'attendrit, se brisa, s'emplit de pitié, de tendresse, d'amour pour ce pauvre innocent que j'avais voulu tuer. Je le baisai longtemps sur ses cheveux fins : puis je revins m'asseoir devant le feu.
GUY DE MAUPASSANT, Contes et nouvelles, tome 2, La Confession, 1884, page 462.
SYNTAXE : S'attendrir sur soi-même, sur son sort; s'attendrir pour quelqu'un, pour quelque chose Plus rare : s'attendrir de quelque chose.
— Spécialement, argotique " Arriver à cette période de l'ivresse où l'on sent des flots de tendresse monter du coeur aux lèvres " (Alfred Delvau, Dictionnaire de la langue verte, 1866, page 15). Confer l'expression avoir le vin tendre :
Ø 15. Le premier avait l'ivresse mauvaise, batailleuse, tandis que l'autre, au contraire, de terrible chenapan qu'il était à jeun, s'attendrissait davantage à chaque verre de vin, devenait d'une douceur et d'une bonhomie d'apôtre soûlard.
ÉMILE ZOLA, La Terre, 1887, page 63.
b) [Le sujet désigne un inanimé abstrait tel que la bonté, la pitié, etc.] :
Ø 16. Il n'était pas un mauvais homme, mais un homme demi-bon, ce qui est peut-être pire, faible, sans aucun ressort, sans force morale, au reste se croyant bon père, bon fils, bon époux, bon homme, et peut-être l'étant, si pour l'être il suffit d'une bonté facile, qui s'attendrit aisément, et de cette affection animale, qui fait qu'on aime les siens, comme une partie de soi.
ROMAIN ROLLAND, Jean-Christophe, L'Aube, 1904, page 31.
2. [Le sujet est un inanimé abstrait représentant un sentiment tel que le regret, le désespoir] Devenir moins violent, moins âpre. S'adoucir, s'atténuer :
Ø 17. A ces sons plus puissants que la froide parole,
Dans l'oeil humide encor tu vois les pleurs tarir,
Le regret s'attendrit, la douleur se console,
L'espérance descend, l'amertume s'envole,
Le coeur longtemps fermé s'ouvre par un soupir;
...
ALPHONSE DE LAMARTINE, Harmonies poétiques et religieuses, La Voix humaine, 1830, page 450.
Remarque : On rencontre le néologisme familier attendrifier, verbe (Gustave Flaubert, Correspondance, 1853, page 373); dérivé du radical de attendrir*, suffixe -ifier*. Rendre plus tendre " Il m'a ouvert en lui des horizons de sentiment qu'à coup sûr je ne lui connaissais pas et qu'il n'avait pas il y a un an. Est-ce lui qui change, ou moi? Je crois que c'est lui. Son concubinage avec Léonie l'a attendrifié. Moi, je me suis recuit dans ma solitude. Ma mère prétend que je deviens sec, hargneux et malveillant Ça se peut! Il me semble pourtant que j'ai encore du jus au coeur. L'analyse que je fais continuellement sur moi me rend peut-être injuste à mon égard " (Gustave Flaubert, Correspondance,1853, page 373).


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