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Le doute est il impuissance ou force de l'esprit?

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Le doute est il impuissance ou force de l'esprit?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Le doute est il impuissance ou force de l'esprit?



Publié le : 27/2/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Le doute est il impuissance ou force de l'esprit?
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     Le doute peut se définir comme un état d’esprit qui suspend son jugement, ou diffère une décision, dans l’indétermination des raisons ou des motifs qui le pousse vers le vrai, le bien ou l’utile. On peut aussi distinguer deux formes du doute : le doute naturel (ou spontané) qui désigne une hésitation due à l’incertitude d’une affirmation ou à la non prépondérance des raisons d’agir, et le doute philosophique qui repose sur une résolution de douter, dans lequel sont inclus le doute sceptique (les Sceptiques grecs, Montaigne, etc.) et le doute méthodique (tel Descartes). On peut affirmer que le doute est au fondement de toute philosophie, puisqu’on met en doute ce qui est donné, les opinions, et ce afin de se faire une idée plus adéquate concernant la réalité. Cependant le doute peut tout aussi bien mener à un arrêt total du mouvement de la pensée, car on ne saurait déterminer au final le vrai du faux. C’est en ce sens que l’on peut comprendre le doute comme impuissance de l’esprit, dans l’incapacité de l’homme à se prononcer sur la vérité d’une chose. Toutefois, le doute peut être une force en ce qu’il permet de dépasser le rapport immédiat aux choses, et ainsi de réfléchir de manière plus global sur la chose. Dans cette mesure, le doute n’est qu’un moment dans le chemin du savoir, il est la condition de son propre dépassement vers un savoir plus vrai. En quoi l’esprit doit-il dompter le doute ? 



             La « Renaissance » du doute... -          Montaigne montre dans ses Essais que vouloir saisir l'être, c'est comme vouloir empoigner de l'eau. La raison n'est pas un honorable refuge, d'où une déconstruction de l'homme et de ses prétendues facultés, c'est ce qu'appelle Montaigne « la vanité et dénéantise de l'homme ». Il y a une vacuité ontologique de l'homme, alors que ce dernier croit le plus souvent fermement à sa raison, ou à son être. Avec Montaigne on peut douter sur tout, sauf sur la vanité de l'homme. Ainsi le stoïcien est vaniteux puisqu'il pense être maître de lui-même. Le doute exclut qu'on ne fasse jamais sienne une certaine présentation du moi, et c'est toute la présentation des Essais : « Je ne peins pas l'être, je peins le passage » (III, 2). Ainsi il n'y a pas avec Montaigne de résultat, que ce soit l'ataraxie sceptique, ou une certitude inébranlable ; de fait, pour cet humaniste, la vie humaine n'a pas de but, mais seulement « un bout » (Essai, III, 12). Ainsi le titre de cette oeuvre montre bien que l'homme est un essai permanent. -          Montaigne s'emploie aussi à une critique de tout dogmatisme en réhabilitant la croyance.


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