Le droit n'est-il que l'expression de rapports de forces ?

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Le droit n'est-il que l'expression de rapports de forces ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Le droit n'est-il que l'expression de rapports de forces ?



Publié le : 29/10/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Le droit n'est-il que l'expression de rapports de forces  	?
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Le droit substitue au règne de la force celui de la justice. Les conflits entre les particuliers cessent de tourner à l'avantage du plus puissant; ils sont désormais arbitrés par des juges appelés à appliquer avec impartialité les lois. Cependant, si le droit doit être plus qu'un bel idéal, il faut qu'il s'impose dans un monde gouverné par la loi du plus fort. Il doit avoir la force nécessaire pour vaincre tout ce qui s'oppose à lui. Dès lors, n'est-il pas lui-même tributaire des forces grâce auxquelles il devient effectif? Ce qui se pare du nom de justice n'est-il pas alors l'intérêt d'un groupe particulier savamment — et peut-être inconsciemment — déguisé? Le droit est-il condamné à rester un idéal pour rester lui-même ou peut-il triompher sans se dénaturer? À quelles conditions peut-il être autre chose que l'expression de rapports de force?



Cet acte premier, fondateur du droit, est ce que les philosophes du XVIIIe siècle ont appelé le « contrat social «. Rousseau, en particulier, montre que cette libre décision est motivée par le fait que les individus, dont la liberté est entravée par des rapports de force sauvages, ne peuvent en reprendre possession qu'en commençant par y renoncer complètement. Le seul moyen pour l'individu de n'être jamais pris en défaut par plus fort que lui est de se mettre à l'abri des lois. L'abdication de ma liberté est totale - puisque c'est encore la loi qui fixe les limites de mes droits - mais par elle je trouve un espace de liberté. C'est donc librement que l'on est soumis aux lois, tout citoyen qui a du civisme se porte de lui-même au devant de son devoir, à la manière de Socrate, préférant mourir que de désobéir aux lois (cf. Criton). Même le coupable reconnaîtra la justice de son châtiment. Se soumettre aux lois est donc tout autre chose que s'incliner devant la force. L'usage de la force dans le droit ne sert donc, selon la formule de Rousseau, qu'à forcer l'individu à être libre (Contrat social, livre I, chap. vii).




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