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L'Égout de Rome - Les Châtiments - Victor Hugo (Livre 7 - Les sauveurs se sauveront)

Littérature

Aperçu du corrigé : L'Égout de Rome - Les Châtiments - Victor Hugo (Livre 7 - Les sauveurs se sauveront)



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Document transmis par : Binjamin37975


Publié le : 4/10/2010 -Format: Document en format HTML protégé

L'Égout de Rome - Les Châtiments - Victor Hugo (Livre 7 - Les sauveurs se sauveront)
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Les espaces infernaux. Bien des notations évoquent les Enfers grecs. Ce lieu « souterrain«, qui communique avec le monde par certaines entrées (« soupiraux«), est consacré aux « ténèbres«, et possède son «fleuve« à traverser, tel l'Achéron ; plus loin, « l'oubli« évoque le Léthé ; son peuple « d'ombres« est occupé à « mang[er]«, comme dans l'évocation des morts de l'Odyssée d'Homère. Au vers 35, « l'oubli, la peste et la nuit font leurs œuvres « comme le feraient les trois Parques. Ces trois allégories annoncent la présence de « la mégère Atropos«, dans laquelle Hur concentre la figure de la vengeance (Mégère est le nom d'une des Erinyes) et celle du destin (Atropos désigne une des trois Parques).



Le hideux souterrain s'étend dans tous les sens ;
 Il ouvre par endroits sous les pieds des passants
 Ses soupiraux infects et flairés par les truies ;
 Cette cave se change en fleuve au temps des pluies
 Vers midi, tout au bord du soupirail vermeil,
 Les durs barreaux de fer découpent le soleil,
 Et le mur apparaît semblable au dos des zèbres
 Tout le reste est miasme, obscurité, ténèbres
 Par places le pavé, comme chez les tueurs,
 Paraît sanglant ; la pierre a d'affreuses sueurs
 Ici l'oubli, la peste et la nuit font leurs oeuvres
 Le rat heurte en courant la taupe ; les couleuvres
 Serpentent sur le mur comme de noirs éclairs ;
 Les tessons, les haillons, les piliers aux pieds verts,
 Les reptiles laissant des traces de salives,
 La toile d'araignée accrochée aux solives,
 Des mares dans les coins, effroyables miroirs,
 Où nagent on ne sait quels êtres lents et noirs,
 Font un fourmillement horrible dans ces ombres.
 La vieille hydre chaos rampe sous ces décombres.
 On voit des animaux accroupis et mangeant ;
 La moisissure rose aux écailles d'argent
 Fait sur l'obscur bourbier luire ses mosaïques
 L'odeur du lieu mettrait en fuite des stoïques
 Le sol partout se creuse en gouffres empestés
 Et les chauves-souris volent de tous côtés
 Comme au milieu des fleurs s'ébattent les colombes.
 On croit, dans cette brume et dans ces catacombes,
 Entendre bougonner la mégère Atropos ;
 Le pied sent dans la nuit le dos mou des crapauds ;
 L'eau pleure ; par moments quelque escalier livide
 Plonge lugubrement ses marches dans le vide.
 Tout est fétide, informe, abject, terrible à voir.




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