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Einstein: l'expérience est le commencement et la fin de toute notre connaissance

Philosophie

Aperçu du corrigé : Einstein: l'expérience est le commencement et la fin de toute notre connaissance



Publié le : 27/2/2008 -Format: Document en format HTML protégé

	Einstein: l'expérience est le commencement et la fin de toute notre connaissance
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Einstein, physicien allemand, est l’auteur d’une véritable révolution scientifique opérée par la découverte de la théorie de la gravité, dite théorie de la relativité générale, en 1915. Savant de génie, il a largement contribué au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie. Il a reçu le prix Nobel de physique en 1921 pour son explication de l'effet photoélectrique. Son travail est notamment connu pour l'équation E=mc² qui quantifie l'énergie disponible dans la matière. Dans cet extrait d’un article écrit en 1933, le scientifique définit la méthode constitutive de la physique, et s’interroge sur la validité de cette science empirique en recherchant les conditions de sa perfection. Le problème posé dans ce texte est celui de l’acquisition des éléments de bases, c'est-à-dire des concepts sur lesquels se base la science physique pour démontrer ses théories. D’où viennent ces concepts premiers, et comment peut-on les obtenir ? Einstein s’engage ici, à propos de la science physique, dans la même discussion que les philosophes grecs s’interrogeant sur la connaissance des « premiers principes «, du premier terme indémontrable d’où pourra découler toute la connaissance. Dans un premier temps, il décrit la science physique et son rapport spécifique à l’expérience et à la raison. Ensuite, l’auteur souligne le rôle et l’importance des « concepts irréductibles de base «, et met au jour le problème de leur connaissance. Enfin, répondant à la critique de l’empirisme, Einstein soutient que les mathématiques peuvent être créateurs de principes pour la physique, et qu’ainsi la science, même physique, pourra se défaire de l’expérience.
 



Mais si l'expérience est le commencement et la fin de toute notre connaissance au sujet de la réalité, quel rôle est laissé, dans la science, à la raison ? Un système complet de physique théorique consiste en concepts et en lois de base pour relier ces concepts avec les conséquences qui dérivent de là par déduction logique. C'est à ces conséquences que doivent correspondre nos expériences particulières, et c'est la dérivation logique de ces conséquences qui, dans un ouvrage purement théorique, occupe de beaucoup la plus grande partie du livre. (...) Nous venons d'assigner à la raison et à l'expérience leur place dans le système de la physique théorique. La raison donne au système sa structure ; les données de l'expérience et leurs relations mutuelles doivent correspondre exactement aux conséquences de la théorie. C'est uniquement sur la possibilité d'une telle correspondance que reposent la valeur et la justification de l'ensemble du système, et spécialement de ses concepts fondamentaux et de ses lois de base. Sinon, ceux-ci ne seraient que de libres inventions de l'esprit humain n'ayant aucune justification a priori, ni par la nature de l'esprit humain ni de quelque autre manière que ce soit. Les concepts et les lois de base dont on ne peut pousser plus loin la réduction logique constituent, dans une théorie, la partie indispensable et qui ne peut plus être rationnellement déduite. On ne peut guère nier que le but suprême de toute théorie est de rendre ces éléments irréductibles de base aussi simples et aussi peu nombreux qu'il est possible sans avoir à renoncer à la représentation adéquate d'une seule donnée de l'expérience. (...) Si donc il est vrai que la base axiomatique de la physique théorique ne peut être obtenue par une inférence à partir de l'expérience, mais doit être une libre invention, avons-nous le droit d'espérer que nous trouverons la bonne voie ? (...) Je suis convaincu que la construction purement mathématique nous permet de découvrir les concepts et les lois qui les relient, lesquels nous donnent la clef pour comprendre les phénomènes de la nature. L'expérience peut, bien entendu, nous guider dans notre choix des concepts mathématiques à utiliser ; mais il n'est pas possible qu'elle soit la source d'où ils découlent. Si elle demeure, assurément, l'unique critère de l'utilité, pour la physique, d'une construction mathématique, c'est dans les mathématiques que réside le principe vraiment créateur. En un certain sens, donc, je tiens pour vrai que la pensée pure est compétente pour comprendre le réel, ainsi que les Anciens l'avaient rêvé. EINSTEIN


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