Emma au couvent (Flaubert - Madame Bovary) - Commentaire de texte

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Emma au couvent (Flaubert - Madame Bovary) - Commentaire de texte

Littérature

Aperçu du corrigé : Emma au couvent (Flaubert - Madame Bovary) - Commentaire de texte



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Document transmis par : Charlotte16092


Publié le : 8/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Emma au couvent (Flaubert - Madame Bovary) - Commentaire de texte
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Ce texte est extrait du sixième chapitre de la première partie de Madame Bovary.
Les jeunes mariés viennent de s'installer à Tostes et, tandis que Charles est tout à son bonheur, Emma se rend bientôt compte que la réalité qu'elle vit ne la rend pas heureuse et qu'elle s'est trompée en acceptant ce mariage.
Retour en arrière sur sa jeunesse, ce chapitre intervient comme une tentative d'explication des premiers symptômes de l'insatisfaction de la jeune femme.
Par ailleurs, Flaubert règle ici ses comptes avec les valeurs romantiques, et sans doute avec sa propre jeunesse. On perçoit dans cette page l'écho du fameux : « Madame Bovary, c'est moi !«

 



 

Emma au couvent


Loin de s'ennuyer au couvent les premiers temps, elle se plut dans la société des bonnes soeurs, qui, pour l'amuser, la conduisaient dans la chapelle, où l'on pénétrait du réfectoire par un long corridor. Elle jouait fort peu durant les récréations, comprenait bien le catéchisme, et c'est elle qui répondait toujours à M. le vicaire, dans les questions difficiles. Vivant donc sans jamais sortir de la tiède atmosphère des classes et parmi ces femmes au teint blanc portant des chapelets à croix de cuivre, elle s'assoupit doucement à la langueur mystique qui s'exhale des parfums de l'autel, de la fraîcheur des bénitiers et du rayonnement des cierges. Au lieu de suivre la messe, elle regardait dans son livre les vignettes pieuses bordées d'azur, et elle aimait la brebis malade, le sacré coeur percé de flèches aiguës, ou le pauvre Jésus qui tombe en marchant sur sa croix. Elle essaya, par mortification, de rester tout un jour sans manger. Elle cherchait dans sa tête quelque voeu à accomplir.
Quand elle allait à confesse, elle inventait de petits péchés, afin de rester là plus longtemps, à genoux dans l'ombre, les mains jointes, le visage à la grille sous le chuchotement du prêtre. Les comparaisons de fiancé, d'époux, d'amant céleste et de mariage éternel qui reviennent dans les sermons lui soulevaient au fond de l'âme des douceurs inattendues.
Le soir, avant la prière, on faisait dans l'étude une lecture religieuse. C'était, pendant la semaine, quelque résumé d'Histoire sainte ou les Conférences de l'abbé Frayssinous, et, le dimanche, des passages du Génie du Christianisme, par récréation. Comme elle écouta, les premières fois, la lamentation sonore des mélancolies romantiques se répétant à tous les échos de la terre et de l'éternité ! Si son enfance se fût écoulée dans l'arrière-boutique d'un quartier marchand, elle se serait peut-être ouverte alors aux envahissements lyriques de la nature, qui, d'ordinaire, ne nous arrivent que par la traduction dés écrivains. Mais elle connaissait trop la campagne ; elle savait le bêlement des troupeaux, les laitages, les charrues. Habituée aux aspects calmes, elle se tournait au contraire vers les accidentés. Elle n'aimait la mer qu'à cause de ses tempêtes, et la verdure seulement lorsqu'elle était clairsemée parmi les ruines. Il fallait qu'elle pût retirer des choses une sorte de profit personnel ; et elle rejetait comme inutile tout ce qui ne contribuait pas à la consommation immédiate de son coeur — étant de tempérament plus sentimentale qu'artiste, cherchant des émotions et non des paysages.

 




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