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EMPIRE AUSTRO-HONGROIS

Histoire-géographie

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Document transmis par : Kevin13799


Publié le : 10/11/2011 -Format: Document en format HTML protégé

EMPIRE AUSTRO-HONGROIS
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La fin de l'empire d'Autriche-Hongrie, en 1918, a souvent été déplorée, au vu des conflits qui ont ensuite éclaté dans la région entre les États successeurs et les minorités. Mais il est abusif d'affirmer que cet État a été brisé de l'extérieur, alors qu'il était d'une grande solidité intérieure. Inversement, prétendre qu'il a été abattu par un irrésistible mouvement de libération des peuples relève du mythe. La Double Monarchie - l'empire d'Autriche et le royaume de Hongrie -était un système dualiste existant depuis 1867. Les Habsbourg avaient été contraints au compromis par la défaite devant la Prusse à Sadowa (1866) et avaient dû céder devant les revendications du mouvement national hongrois. L'empire comprenait une partie hongroise, la Transleithanie, et une partie autrichienne, la Cisleithanie. Sa légitimité était en réalité mixte. L'empereur d'Autriche (1848-1916) et roi de Hongrie (1867-1916) François-Joseph (1830-1916) bénéficiait d'une légitimité verticale de type religieux, mais le compromis de 1867 signifiait que le consentement d'un des peuples de l'empire était nécessaire : cette seconde légitimité était horizontale, de type national ou démocratique. Pourquoi refuser aux autres peuples ce principe du consentement reconnu aux Hongrois ? Un consentement obligé au principe des nationalités. C'est ce que François-Ferdinand (1863-1914), héritier assassiné à Sarajevo le 28 juin 1914, avait compris. Il envisageait d'instituer le « trialisme «, associant les peuples slaves à ce mécanisme. Mais les Hongrois s'opposaient à ces perspectives de partage du pouvoir politique. Le processus de destruction de l'empire était ainsi contenu dans le compromis de 1867 et l'intitulé même d'« austro-hongrois « manifestait le consentement contraint au principe des nationalités, c'est-à-dire la fin du principe dynastique et supranational. La Grande Guerre a certes accéléré la chute. Pourtant, elle avait été voulue par l'empire, et notamment par son ministre hongrois des Affaires étrangères, pour empêcher les mouvements nationaux de gagner en influence. Il est vrai que des tentatives de mettre fin au conflit ont été menées, à partir de 1916, par le successeur de François-Joseph, l'empereur Charles (1887-1922), mais elles se sont heurtées à l'intransigeance de Georges Clemenceau, qui misait sur les exilés comme le Tchèque Tomáš Masaryk pour démembrer l'empire en cas de succès allié. Il n'y a pas eu de désertions massives parmi les peuples de la Double Monarchie et seuls des prisonniers ont eu le geste de rejoindre des armées alliées, comme la Légion tchèque sur le front russe, ou certains Croates sur le front de Salonique. Les mouvements politiques, dont l'influence avait été établie par des élections, sont restés fidèles à l'empire jusqu'à l'automne 1918. Ainsi, le Comité des Serbes, Slovènes et Croates de Zagreb regroupant les députés de ces peuples à Vienne n'a fait appel aux Alliés qu'une fois la défaite autrichienne certaine, pour éviter de favoriser, notamment, les ambitions italiennes trop affirmées. La déclaration de Corfou (juillet 1917), conclue entre les leaders croates de Dalmatie Ivan Trumbic (1864-1938) et Frano Supilo (1864-1917) et le gouvernement serbe en exil, souvent mise en avant, ne reflétait certainement pas l'opinion des Croates de Slavonie et de Zagreb, majoritaires. Certes, les Tchèques étaient les plus désireux de fonder une république indépendante, mais la Slovaquie paysanne n'a manifesté aucune dissidence particulière, même si le poids de l'emprise hongroise dans le domaine de la langue devenait pesant, comme en Croatie. La question des minorités. Les nouveaux États créés sur les décombres de l'empire sont tous, à l'exception de la Hongrie et de l'Autriche vaincues, fort composites. La Tchécoslovaquie compte plus d'un tiers de population non tchèque (Allemands des Sudètes, Slovaques, Ruthènes) et le nouveau royaume des Serbes, Croates et Slovènes (qui donnera naissance à la première Yougoslavie en 1929) comprend une minorité serbe (entre 36 % et 43 % selon les recensements). Au surplus, ces nouveaux États ont adopté des Constitutions de type unitaire, contraires à la tradition d'union personnelle existant dans l'empire des Habsbourg. La Hongrie a estiméêtre privée, par le traité de Trianon, de la moitié de son territoire et de sa population, dispersée entre la Roumanie (Transylvanie, une partie du Banat…), la Tchécoslovaquie (Slovaquie, Ruthénie subcarpatique) et le royaume yougoslave (Voïvodine). Le quiproquo le plus grave se produit à Belgrade, où la Constitution de Vidovdan (28 juin 1921) propose un royaume unitaire aux Croates alors que ceux-ci, depuis 1102, sont habitués à une forme de fédéralisme dans un cadre d'union personnelle, où leur Diète (Sabor) et leur vice-roi (ban) maintenaient la continuité juridique de leur État. Ils ont perçu la Constitution comme une suppression de celui-ci, situation qui a perduré jusqu'en 1939. Ce divorce initial n'a jamais été surmonté. D'une manière plus générale, nombre de problèmes géopolitiques dans l'Europe médiane du xxe siècle ont eu leurs racines dans les problèmes de minorités engendrés par la fin de la Double Monarchie - et celle, parallèle, de l'Empire ottoman. Joseph KRULIC




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