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ENCYCLOPEDIE: Révolution française

Histoire-géographie

Aperçu du corrigé : ENCYCLOPEDIE: Révolution française



Publié le : 12/6/2006 -Format: Document en format HTML protégé

ENCYCLOPEDIE: Révolution française
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Bouleversement politique et social (1789-1799) qui provoque la fin de l'Ancien Régime. Elle commence par la réunion des Etats généraux le 5 mai 1789 et se termine avec le coup d'Etat du 18 Brumaire (9 novembre 1799).


Le terreau de la Révolution
Toujours basée sur les trois ordres noblesse, clergé, tiers état, la France voit se développer au XVIIIe siècle une bourgeoisie issue des milieux d'affaires qui ne trouve pas sa place dans la structure sociale du pays. Cette dernière possède un pouvoir économique grandissant et souhaite désormais avoir accès aux décisions politiques. Elle est bloquée en cela par la grande rigidité du système qui cloisonne les ordres et empêchent l'individu de changer sa condition. Déjà au cours du siècle, cette structure sociale ainsi que le caractère absolu de la monarchie ont été remis en question par les philosophes des Lumières. D'autre part, depuis 1776, une crise agraire doublée de problèmes économiques frappe le pays et met en difficulté le pouvoir déjà surendetté.


Les causes immédiates
Devant la gravité de la situation, Louis XVI décrète en 1788 la réunion des Etats généraux pour mai 1789. Ceux-ci s'étant érigés en Assemblée nationale constituante décident de doter la France d'une nouvelle Constitution. Afin d'endiguer le vent de contestation, Louis XVI rassemble début juillet des troupes autour de Paris. Inquiète, la population s'empare le 14 de l'arsenal qu'abrite la Bastille.
Tout va alors très vite. La Grande Peur traverse le pays et met à mal l'absolutisme royal déjà contesté par les parlementaires. Début août, sous l'impulsion des libéraux de l'Assemblée, les privilèges sont abolis et on vote bientôt les Droits de l'homme.

Un nouveau régime
Le pays voit alors fuir vers l'étranger les principaux contestataires, les frères du roi, les futurs Louis XVIII et Charles X, ainsi qu'une partie de la noblesse privée de ses avantages. Soupçonné d'intelligence avec l'étranger, le roi est ramené à Paris par la foule au mois de septembre. Vient alors une période de consensus et d'euphorie où semble pouvoir s'imposer la monarchie constitutionnelle. Une nouvelle Constitution qui rend le "peuple souverain" est proclamée et la France est réorganisée en départements. Les biens du clergé sont confisqués et nationalisés en novembre 1789 et le système judiciaire réformé.


Les premières contestations
En juillet 1790, l'Assemblée vote la Constitution civile du clergé qui sera à l'origine de divisions dans le pays. Le haut clergé ainsi que les prêtres de certaines régions (Ouest, Est, Massif central) refusent de prêter serment et reçoivent bientôt le soutien de leurs ouailles. La condamnation de la Constitution par le pape en 1791 étend encore le mouvement. En juin, la fuite de la famille royale arrêtée à Varennes signe la rupture du roi avec son peuple. Une manifestation sur le Champ-de-Mars rassemble des adversaires farouche du souverain. Afin de la disperser, l'Assemblée envoie La Fayette qui est alors obligé de tirer sur les manifestants. Le roi accepte la Constitution le 14 septembre mais entre-temps, un clivage est apparu, opposant les partisans de la poursuite des réformes révolutionnaires et ceux de leur suspension.


L'intervention de l'étranger
Les princes étrangers commencent alors à réagir. Inquiets des progrès de le Révolution qu'il craignent de voir traverser leurs frontières, ils sont ébranlés par l'arrestation de la famille royale. La Prusse et l'Autriche s'entendent sur le projet d'une intervention contre la France.


La Révolution en danger
En 1791, la radicalisation des mesures contre le clergé augmente l'agitation intérieure et cause une nouvelle vague d'émigration qui va grossir les rangs des Français déjà exilés.
En 1792, la guerre est déclarée à l'Autriche et après une série de difficultés qui causeront les massacres de Septembre, l'ennemi est repoussé à Valmy.
La bataille de Valmy


La mort du roi et ses conséquences
La guerre, qui a permis aux révolutionnaires extrémistes de l'emporter sur le plan politique et d'instituer la Convention nationale, cause la chute de la royauté. La république est proclamée le 21 septembre 1792 et Louis XVI, jugé à partir de décembre, est exécuté le 21 janvier 1793. Une coalition rassemblant l'Angleterre et les puissances continentales se forme alors. La guerre qui en découle force la France à avoir recours à la conscription, origine des soulèvements en Vendée. L'opposition intérieure retrouve alors un second souffle et la guerre civile sévit dans un grand nombre de régions.


La Terreur
Pour lutter contre l'opposition, la Convention crée le Comité de salut public, chargé, par l'intermédiaire du Tribunal révolutionnaire, de juger et d'exécuter les ennemis de la Révolution. C'est alors l'époque de la Terreur, dont est victime une grande partie de la noblesse française (environ vingt-cinq mille guillotinés). Robespierre fait éliminer les hébertistes et les dantoniens avant d'être guillotiné à son tour le 9 Thermidor (27 juillet 1794). Les victoires françaises contre les forces de la coalition renforcent encore le gouvernement. Mais les querelles internes qui secouent les dirigeants entraînent la chute de Robespierre, soupçonné de vouloir restaurer la monarchie à son profit, et causent l'échec de la Convention ainsi que le retour à un régime dominé par la bourgeoisie.


L'instabilité
Le désordre fait à nouveau rage dans le pays ravagé par la crise économique et l'anarchie. Des bandes de brigands écument le pays tandis que les opposants au régime organisent des coups de main, parfois aidés par les forces de l'étranger (débarquement d'émigrés à Quiberon organisé par les Britanniques en 1795). A Paris, la révolte royaliste réprimée en octobre par le général Bonaparte amène le Directoire (1795-1799).


Le Directoire
Après l'échec des précédents gouvernements, le nouveau régime tente de réduire une situation économique désastreuse. Malheureusement, la crise augmente encore les inégalités sociales et économiques. Il se heurte aux oppositions jacobines alors que les royalistes s'agitent et préparent la restauration. Mais pire que tout, le pouvoir en place est déchiré par une multitude de conflits.


L'émergence d'un futur empereur
Le jeune général Bonaparte devient rapidement le bras armé du Directoire à l'étranger. Parti combattre en Italie en 1796, il y gagne prestige et galons. Bousculé de toutes part, le Directoire devient rapidement une proie facile pour Bonaparte qui le renverse en novembre 1799 par le coup d'Etat du 18 Brumaire.


Bilan de la Révolution
La Révolution constitue un véritable tournant dans l'histoire de la France. Basant ses réformes sur les droits de l'homme et le concept d'unité, elle abolit le système de la monarchie absolue qui a tout juste un siècle et désorganise un système social âgé de plus de mille ans. Cela entraîne la disparition des privilèges des plus aisés et soulage les plus modestes jadis accablés d'impôts et de taxes féodales. La nationalisation et la vente des biens saisis ainsi que l'abandon du système de la primogéniture sont la cause directe du morcellement des domaines qui fait de la France le pays possédant le plus de petits propriétaires terriens.
La Constitution civile du clergé laïcise le pays et annonce la séparation de l'Eglise et de l'Etat qui aura lieu un peu plus d'un siècle plus tard.
Mais à l'issue de dix années de troubles, la France est en 1799 un pays exsangue et ruiné, parcouru par des bandes de pillards armés. Endetté, l'Etat est incapable d'assurer le financement des administrations et encore moins de payer ses dettes. Le commerce et les communications sont réduits à néant et l'industrie voit sa production réduite de plus des deux tiers. 

 




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