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Étudiez ce bilan du surréalisme proposé par Gaétan Picon (Panorama de la nouvelle littérature française, Gallimard, 1960) : «Qu'avons-nous conservé, qu'avons-nous rejeté du Surréalisme ? Dans une large mesure, il est encore et toujours notre poésie : la poésie moderne tout entière prenant conscience d'elle-même, et allant jusqu'au bout. Toute poésie, à l'heure actuelle, veut être autre chose que poème, fabrication rythmique, jeu inoffensif d'images et de mots : confusion ardente avec la vie. Et, du même coup, le Surréalisme a exprimé l'ambition commune de la littérature actuelle (et non pas de la seule poésie) d'être plus que littérature : expression d'une attitude de vie, transformation de la vie. ce caractère est celui que Jean Paulhan désigne, dans ses Fleurs de Tarbes, sous le nom de Terrorisme : il donne au langage, en effet, la situation de suspect pour le destiner à une fonction qui le dépasse. Mais Paulhan englobe dans le Terrorisme des oeuvres qui nous ont paru classiques (celles de Gide, de Claudel même) parce qu'elles acceptent les lois de leur langage. Le véritable terrorisme, c'est dans le Surréalisme que nous le voyons éclater pour la première fois. Or presque toutes les oeuvres dominantes, aujourd'hui, sont gouvernées par une sorte d'impatience à l'égard du langage : messagères, plus que «langagières», elles renonceraient à elles-mêmes si elles n'avaient la conviction de transmettre une décisive révélation.»

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Le corrigé du sujet "Étudiez ce bilan du surréalisme proposé par Gaétan Picon (Panorama de la nouvelle littérature française, Gallimard, 1960) : «Qu'avons-nous conservé, qu'avons-nous rejeté du Surréalisme ? Dans une large mesure, il est encore et toujours notre poésie : la poésie moderne tout entière prenant conscience d'elle-même, et allant jusqu'au bout. Toute poésie, à l'heure actuelle, veut être autre chose que poème, fabrication rythmique, jeu inoffensif d'images et de mots : confusion ardente avec la vie. Et, du même coup, le Surréalisme a exprimé l'ambition commune de la littérature actuelle (et non pas de la seule poésie) d'être plus que littérature : expression d'une attitude de vie, transformation de la vie. ce caractère est celui que Jean Paulhan désigne, dans ses Fleurs de Tarbes, sous le nom de Terrorisme : il donne au langage, en effet, la situation de suspect pour le destiner à une fonction qui le dépasse. Mais Paulhan englobe dans le Terrorisme des oeuvres qui nous ont paru classiques (celles de Gide, de Claudel même) parce qu'elles acceptent les lois de leur langage. Le véritable terrorisme, c'est dans le Surréalisme que nous le voyons éclater pour la première fois. Or presque toutes les oeuvres dominantes, aujourd'hui, sont gouvernées par une sorte d'impatience à l'égard du langage : messagères, plus que «langagières», elles renonceraient à elles-mêmes si elles n'avaient la conviction de transmettre une décisive révélation.» " a obtenu la note de : aucune note

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