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Explication de texte : Jean de La Fontaine, Fables*, Livre Huitième - XI : Les Deux amis

Littérature

Aperçu du corrigé : Explication de texte : Jean de La Fontaine, Fables*, Livre Huitième - XI : Les Deux amis



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Document transmis par : Maxime20055


Publié le : 19/9/2010 -Format: Document en format HTML protégé

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Explication de texte : Jean de La Fontaine, Fables*, Livre Huitième - XI : Les Deux amis
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Les Fables de Jean de La fontaine furent publiées entre 1664   et 1693 et sont organisés en douze livres répartis en trois   recueils. Tout d’abords, définissons la fable. Elle est un récit inventé   pour illustrer une morale. 



 

 Situation : 

Les Fables de Jean de La fontaine furent publiées entre 1664   et 1693 et sont organisés en douze livres répartis en trois   recueils. Tout d’abords, définissons la fable. Elle est un récit inventé   pour illustrer une morale. 

Le choix de Jean de La Fontaine pour la fable peut paraître paradoxal   vis-à-vis d’une époque, le XVIIème siècle, où la fable est   considérée comme un genre bas. Aussi l’apologue remonte aux   sources de la littérature. Nous retiendrons cette citation   issue d’Alain-Marie Bassy : « l’art du déplacement bienséant,   la novation sans scandale, la révolution sans révolte « illustrant   une tactique ambitieuse pour La Fontaine.

Le second recueil, semble évoluer vis-à-vis du premier. Il   semble s’orienter vers une réflexion plus sérieuse. 

L’œuvre de La Fontaine obéit à une logique presque architecturale,   très ordonnée, beaucoup de fables se répondent, s’opposent,   forment de véritables groupes. 

 Aussi nous remarquerons que cette fable forme avec la précédente,   nommée « l’Ours et l’amateur des jardins «, un diptyque, c'est-à-dire   deux parties qui se complètent ou s’opposent. Ici elles se   complètent par le thème qui les unie : l’amitié. Cependant   elles s’éloignent l’une de l’autre quand au degré de cette   amitié. Elle nous apparaît en effet plus complexe et plus profonde   dans « Les deux amis «. 

Le thème de cette fable est donc bien l’amitié. 

 

Caractérisation et organisation du texte : 

Cette fable correspond au modèle classique de La Fontaine,   et se construit donc avec des alexandrins et des octosyllabes. 

La structure de son récit obéit à un schéma simple, caractéristique   de la fable, d’une tradition orale et même d’une pièce théâtrale. 

On observe la situation initiale durant les quatre premiers   vers. 

L’élément perturbateur est révélé des vers cinq à neuf. 

Les dix-neuf vers suivant regroupent l’élément perturbateur,   la péripétie et le dénouement qui en résulte. Nous tenons ainsi   la représentation concrète de la morale. 

Et enfin nous trouvons la morale, introduite par une adresse   directe au lecteur. 

 

Problématique : 

Nous nous appliquerons à extraire le portrait moral de cette     fable sous ses différentes dimensions. Car une fable peut     cacher d’autres vérités que celle que nous appréhendons dans     un premier temps. Il suffit de dépasser le stade de la sensation,     de l’illusion, et de l’apparente simplicité.    

 

Explication 

Le titre : 

Remarquons que contrairement à la majorité des fables de La     Fontaine, son titre n’admet pas d’opposition. Le titre vient     donc se poser comme pilier de la fable et bien sûr de la morale.    

 

1ère* partie : du V. 1 au V. 4 

 V.1 

   L’adjectif « vrai « qui accompagne le mot « Ami « nous interpelle.   Une certaine insistance est mise en avant. L’aspect véritable   de cette amitié domine le vers. 

      De plus le « A « majuscule nous invite à penser à une globalisation   de l’ami, à l’ami universel. 

      Le Monomotapa, bien qu’étant une région bien réelle d’Afrique,   apparaît comme né de l’imagination et donc apporte un premier   aspect fantastique et même utopique à cette fable et à sa morale. 

 

     V.2 

      Ce vers est construit sur un chiasme très apparent. Les deux     amis y sont décrits de telle sorte quenous apercevons un équilibre,     une union parfaite renforcée par le miroir qu’impose ce chiasme.    

 

V.3 – V.4 

   Le vers 3 et le vers 4 sont à analyser ensemble de part l’enjambement   qui les relie. On y retrouve un parallèle entre le Monomotapa   et le monde réel auquel appartient l’auteur et le lecteur,   d’où l’utilisation du déterminant possessif « nôtre «. 

      Ces deux octosyllabes semblent se détacher de la fable. Une   aparté que l’on peut identifier comme ironique. Ironie discrète   que l’on retrouve à travers « dit-on «. 

 

     *2ème* partie : de V. 5 au V.23 

      Du V. 5 au V. 9    V. 5 

   Le cadre de ce qui va être l’élément perturbateur de ce récit   est mis en place grâce aux termes : « Une nuit «, « sommeil « qui   encadrent le vers. Aussi on plonge instantanément dans une   ambiance onirique, nocturne, que l’on peut rapprocher au   fantastique suggéré par le « Monomotapa «. 

      Les sonorités douces de ce vers renforce cette idée puisque   on ressent comme l’envie de chuchoter ces quelques mots. 

 

V. 6 

      « l’absence du soleil « souligne une nouvelle fois l’ambiance     décrite précédemment.    

 

V. 7 

   L’action prend enfin sa place au septième vers. L’élément   perturbateur du récit s’installe. 

      L’expression « Un de nos deux Amis « nous amène à remarquer que   ces deux amis sont indissociables l’un de l’autre. Seule l’amitié   est représentée pour dresser le portrait de ces deux amis.   Elle est leur seule qualité. Ainsi la généralité, la globalisation,   l’universalité n’est que plus soulignée dans la fable. 

      « en alarme « impose une idée de gravité, de l’imminence d’un   danger. 

 

V. 8 

      Le verbe « courir « accompagne « l’alarme « du personnage. Une     sensation d’urgence et de rapidité ressentie à travers tout     le vers par son rythme soutenu.    V. 9 

   Nouvelle expression du rêve avec l’apparition du dieu du sommeil   Morphée. 

      Accélération après la césure, prémisse d’une suite mouvementée. 

     =) L’élément perturbateur du récit s’étale sur 4 vers. Cette longueur peut être lié à une certaine lenteur quant à l’émergence du personnage du sommeil, du rêve. 

 

 Du V. 10 au V. 18    V. 10 

      Gradation de l’action qui implique une notion de vitesse et     d’affolement. Notion annoncée par le vers précédent.    

 

V. 11 

   Cette gradation se prolonge au onzième vers. 

      Puis une coupure vient se placer au milieu du vers : « et dit «. 

      Cette coupure annonce le dialogue. 

 

V. 11 – V. 12 

      L’enjambement du vers onze et douze accélère le rythme du récit.    

 

V. 12 : 

   Nous retrouvons une nouvelle fois une coupure bien nette au   milieu du vers. Le dialogue devient saccadé, bousculé. Ainsi   transparait l’inquiétude de personnage de se voir réveiller   par son ami sans aucune raison apparente. Cette affolement   caractérise l’intensité de cette amitié, celle-ci apparaît   bien réelle. 

      Le verbe « paraître « d’un point de vue sémantique sème le doute,   tout autant que l’utilisation du conditionnel. 

 

V. 12 – V. 13 

      Nouvel enjambement =) Même interprétation que précédemment.    =) Les vers onze, douze et treize semble correspondre à l’étonnement du vers 10 

 

 V. 14 

      Le personnage éprouve une inquiétude liée à l’argent, inquiétude     qui se lit également dans le vers 10 lorsque le personnage «     prend sa bourse «. Cette question qui ne laisse pas la place     à une réponse renvoie à la détresse de l’un et l’autre. Leur     unité s’exprime une nouvelle fois à travers un sentiment commun.     Ils ne font qu’un.    

 

V. 15 

   Le vers quinze commence par « En voici «, résultat du vu vers   précédent. Il y a à ce moment là un certain engagement dans l’action.   Une idée de mouvement s’en ressent. 

      Mais une nouvelle fois, le dialogue ou plutôt le monologue   se poursuit, créant de nouveau un déséquilibre dans le vers. 

 

V. 16 

   Ce seizième vers est également très représentatif du bouleversement   ressenti par le personnage. Le vers est ici coupé en trois parties,   « allons « étant encadré par une virgule et un point. 

      Cet « allons « paraît être lié avec le « En voici « du vers précédent.   Un écho qui renvoie à cet engagement dans l’action dans le feu   de la précipitation. Cette fois-ci c’est le combat qui est   attendu, presque recherché pour de défendre son ami. 

      Rappelons l’expression « il s’arme « du dixième vers. 

     =) La gradation présente au vers dix semble dépasser son propre cadre. Elle se répète à travers ses paroles. 

 

V. 16 – V. 17 

      Enjambement avec lequel une nouvelle angoisse s’emboite     au texte, se superpose aux deux vers : celle de la solitude de     son ami.    

 

V. 17 – V. 18 

   Enjambement qui une nouvelle fois nous écarte de l’analyse   vers par vers. 

      « Voulez-vous qu’on l’appelle ? « semble détenir le même rôle   qu’ « En voici « et « allons «. 

     =) Les très nombreux enjambements, les renvois obtenus par la gradation et les expressions d’action véritable, les découpes désordonnées des vers nous amène à observer le désordre qui règne dans ce monologue. Désordre qui va de pair avec ce sentiment d’empressement et d’inquiétude. Cette parfaite corrélation nous amène à ressentir la vitesse que prend le récit. 

 

 Du V. 19 au V. 23    V. 19 

   Ce vers débute presque brusquement par un « Non « massif, comme   pour stopper le zèle excessif de son ami. 

      Les sonorités sourdes que l’on retrouve dans « ni l’un ni l’autre   point « semblent opérer un ralentissement dans le récit. 

 

V. 20 

      Vers court, qui comme le précédent tend à dissiper l’affolement     de son ami le plus simplement possible.    

 

V. 21 

   Le vers 21 est le vers révélateur de l’élément perturbateur,   celui qui est à l’origine du récit. 

      La locution adverbiale « un peu « semble marquer une forte opposition   avec deux agissements qui nous apparaissent excessifs : celui   d’un ami, qui vient retrouver un autre pour un simple rêve,   et la réaction extrême que l’on retrouve du vers dix à dix-huit. 

     =) Jusqu’au vers 23 nous pouvons noter l’absence d’enjambement. Cette absence semble remettre de l’ordre dans la rythmique du récit. Ce retour à la paix, à la sérénité joue le rôle d’une chute. Cette chute semble épouser l’idée d’une amitié réciproque parfaite, elle ne fait divise pas les personnages en un gagnant et un perdant. Les deux amis forment une unité que la chute vient renforcer. 

 

V. 24 

   Ce vingt-quatrième vers est une interpellation du lecteur.   Le mot « lecteur « étant lui-même détaché du reste du vers par   une virgule. Cette interpellation prend la forme d’une question.   La Fontaine semble entraîner son lecteur dans une recherche   mutuelle de la vérité grâce à ce simulacre de conversation. 

      Le verbe « sembler « est à noter puisqu’il est un verbe d’apparence.   L’apparence tient une place importante. Aussi La Fontaine   tente de guider le lecteur vers une réflexion plus profonde.   Il ne faut pas rester à la surface. 

 

V. 25 

      La Fontaine pose une difficulté, un dilemme. Mais un choix     est-il possible ?    V. 26 

      La morale de cette fable vient se poser au vers vingt-six. Les     « Deux vrais Amis « se retrouvent réunis en « un ami véritable«.     Le singulier manifeste une globalisation de l’amitié. Tout     comme au premier vers, nous retrouvons un adjectif qui qualifie     l’ami, ici il est véritable. Nouvelle accentuation qui veut     adhérer à la réalité, qui ne semble pas être une simple apparence.    

 

V. 27 – 28 – 29 

   Nouvelle utilisation du singulier avec le pronom personnel   « il «. 

      Les déterminants possessifs « vos «, « votre « et le pronom possessif   « vous « incluent directement le lecteur dans la transmission   de la morale. 

      Nous retrouvons ici la représentation du deuxième ami. 

 

 V. 30 – 40 

      Ces deux derniers vers nous offre la représentation du premier     ami.    =) Ces deux représentations se mêlent donc pour n’en former qu’une. L’un et l’autre ne semble former qu’une seule personne représentative de l’amitié idéale et complémentaire. Cette figure de l’amitié rend le choix impossible quant à la question du vers vingt-quatre. 

 

 Conclusion 

   Cette fable de Jean de La Fontaine nous expose bien une morale   visant à montrer une amitié véritable et réciproque. 

      Cependant, comme il faut souvent le faire avec les fables de   La Fontaine, il est nécessaire de gratter quelque peu la surface   pour en dégager une autre dimension. 

      En effet certains indices nous permettent de soulever une   certaine utopie. 

     =) L’histoire se déroule au Monomotapa, pays chimérique. 

 =) L’onirisme qui règne du vers cinq au vers neuf. 

 =) La sensible ironie que l’on retrouve au deuxième et quatrième vers face au parallèle effectué avec la réalité combiné avec l’exagération bien visible d’un ami inquiété par un simple songe. 

 =) L’anonymat qui reste presque total tout au long de la fable. Presque car certains éléments nous amènent à penser que ces deux personnages sont issus de la noblesse : « les valets « V. 8, « ce palais « V. 9, « bourse « et « arme « du V. 11, « épée « au V. 16, « esclave « au V. 17. 

 =) Aussi, cette dimension utopique de la fable peut nous amener au raisonnement premier de l’auteur. Une telle amitié peut-elle exister entre les nobles de cette époque? Est-ce là une critique de son temps ? 

      Jean de La Fontaine nous offre donc bien une fable à facettes     multiples.

 




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