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Extrait de : Émile Zola, Germinal (1885) - Ire partie, chap. V

Littérature

Aperçu du corrigé : Extrait de : Émile Zola, Germinal (1885) - Ire partie, chap. V



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Document transmis par : Maxime16019


Publié le : 7/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Extrait de : Émile Zola, Germinal (1885) - Ire partie, chap. V
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Les indices textuels caractérisant la peur abondent dans le texte. Deux noms, « épouvante « (l. 4) et « terreur « (l. 13) en marquent bien l'intensité. On peut noter que les ouvriers qui regardent descendre le cheval éprouvent eux aussi une « émotion « (l. 3 et 11), une tension voisine de la peur. La descente dans le puits déclenche d'abord la panique de ces animaux, affolés par les « manoeuvres « dont ils font l'objet (« il « désigne indifféremment le cheval qu'on descend, dont Trompette n'est que le représentant actuel) : «En haut, lié dans un filet, il se débattait éperdument « (l. 4-5).



Cependant, les manoeuvres continuaient dans le puits, le marteau des signaux avait tapé quatre coups, on descendait le cheval ; et c'était toujours une émotion, car il arrivait parfais que la bête, saisie d'une telle épouvante, débarquait morte. En haut, lié dans un filet, il se débattait éperdument; puis, dès qu'il sentait le sol manquer sous lui, il restait compte pétrifié, il disparaissait, sans un frémissement de la peau, l'oeil agrandi et fixe. Celui-ci étant trop gros pour passer entre les guides, on avait dû, en l'accrochant au-dessous de la cage, lui rabattre et lui attacher la tète sur le flanc. La descente dura prés de trois minutes, on ralentissait la machine par précaution. Aussi, en bas, l'émotion grandissait-elle. Quoi donc? Est-ce qu’on allait le laisser en route, pendu dans le noir? Enfin, il parut, avec son immobilité de pierre, son oeil fixe, dilaté de terreur. C'était un cheval bai, de trois ans à peine, nommé Trompette.
 –Attention! criait le père Mouque, chargé de le recevoir. Amenez-le, ne le détachez pas encore.
 Bientôt, Trompette fut couché sur les dalles de fonte, comme une masse. Il ne bougeait toujours pas, il semblait dans le cauchemar de ce trou obscur, infini, de cette salle profonde, retentissante de vacarme. On commençait à le délier, lorsque Bataille, dételé depuis un instant, s'approcha, allongea le cou pour flairer ce compagnon, qui tombait ainsi de la terre. Les ouvriers élargirent le cercle en plaisantant. Eh bien! quelle bonne odeur lui trouvait-il? Mais Bataille s'animait, sourd aux moqueries. Il lui trouvait sans doute la bonne odeur du grand air, l'odeur oubliée du soleil dans les herbes. Et il éclata tout à coup d'un hennissement sonore, d'une musique d'allégresse, où il semblait y avoir l'attendrissement d'un sanglot. C'était la bienvenue, la joie de ces choses anciennes dont une bouffée lui arrivait, la mélancolie de ce prisonnier de plus qui ne remonterait que mort.




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