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Les extraits critiques suivants débattent de la question de l'utilité ou de la gratuité du conte de fées, de sa fonction ou de son « a-fonctionnalité », de sa signification ou de son insignifiance. Je vous propose d'entrer à votre tour dans le débat. Vous vous inspirerez de ces propos divers et divergents pour proposer une argumentation sur ce thème. Vous vous appuierez sur des lectures théoriques, des considérations historiques et éventuellement des expériences pratiques de réception (devant un auditoire adulte ou enfantin), et vous relirez les textes du corpus à la lumière de ce sujet, sans négliger les préfaces, les moralités, les « devis » (commentaires des locuteurs autour de l'histoire).

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Document transmis par : joris38448


Publié le : 10/10/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Les extraits critiques suivants débattent de la question de l'utilité ou de la gratuité du conte de fées, de sa fonction ou de son « a-fonctionnalité », de sa signification ou de son insignifiance. Je vous propose d'entrer à votre tour dans le débat. Vous vous inspirerez de ces propos divers et divergents pour proposer une argumentation sur ce thème. Vous vous appuierez sur des lectures théoriques, des considérations historiques et éventuellement des expériences pratiques de réception (devant un auditoire adulte ou enfantin), et vous relirez les textes du corpus à la lumière de ce sujet, sans négliger les préfaces, les moralités, les « devis » (commentaires des locuteurs autour de l'histoire).
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Voici donc les quatre extraits qui formeront la base de votre réflexion : Extrait 1 : Jean-Paul Sermain, Le conte de fées du classicisme aux Lumières, Paris, Desjonquères, 2005, p. 154 : « Peu légitime dans le système contemporain de la critique, moins que le roman encore, tout conte de fées est problématique dans son existence même : l’attachement qu’il suscite tient du paradoxe car on ne sait pas pourquoi il a été écrit ou lu. L’organisation polyphonique du conte fait qu’il intègre dans son propos cette conscience critique et ce soupçon d’insignifiance : il donne place à sa propre parodie. […] La dimension parodique intrinsèque au conte a pour effet d’impliquer le lecteur dans une aventure douteuse, de susciter une sorte de malaise à l’égard de son origine naïve ou grossière et du pouvoir accordé aux désirs. « Extrait 2 : Jack Zipes, Les contes de fées et l’art de la subversion, trad. fr. F. Ruy-Vidal, Paris, Petite bibliothèque Payot, 1986, rééd. 2007 (Fairy Tales and The Art of Subversion, Londres, 1983), p. 13 et 25 : « […] des auteurs cultivés se sont délibérément approprié, à une certaine époque, le conte oral de tradition populaire et l’ont converti en un type de discours littéraire, nourri des mœurs, pratiques et valeurs de cette époque, en vue d’obtenir que les enfants entrent plus facilement dans la civilisation régie par les codes sociaux en vigueur. […] Il y a assurément un danger à trop considérer l’écriture du conte de fées pour enfants en termes de manipulation. Si tel avait été son rôle principal, ou sa seule fonction, on pourrait, à juste titre, accuser le genre entier d’avoir opéré une machination. Ce qui n’est pas le cas. Cependant, comme j’ai tenté de le démontrer, alors qu’il commençait à se constituer en tant que genre, on peut dire que le conte de fées pour enfants prit de plus en plus le tour d’un discours institutionnalisé incluant parmi ses composantes la manipulation. « Extrait 3 : Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, trad. fr. T. Carlier, Paris, R. Laffont, 1976 (The Uses of Enchantment, 1976), coll. Bouquins, p. 137 (« De l’utilité de l’imagination «) : « Les contes de fées ne prétendent pas décrire le monde tel qu’il est ; ils ne donnent pas davantage de conseils sur ce qu’il convient de faire. […] Les vertus thérapeutiques du conte de fées viennent de ce que le patient trouve ses propres solutions en méditant ce que l’histoire donne à entendre sur lui-même et sur ses conflits internes à un moment précis de sa vie. « Extrait 4 : François Flahaut, La pensée des contes, Paris, Anthropos, 2001, p. 45 : « Le conte, encore une fois, n’agit pas sur nous comme une parabole débouchant sur une leçon. En fait, comme tous les récits de fiction, il exerce une action ambiguë : il apporte une expression aux désirs excessifs ou destructeurs qui nous habitent, et en même temps nous invite à nous contenter d’un semblant de cette démesure […]. Un récit parfaitement moral, c’est-à-dire sans violence, sans démesure, sans aucune expression du mal retirerait du même coup à ses auditeurs, lecteurs ou spectateurs la racine du plaisir qu’ils en tirent. Cette racine, c’est le lien entre le sentiment d’exister et l’affirmation inconditionnelle et illimitée de soi. L’arbre, heureusement, n’est pas fait de ses seules racines, mais celles-ci ne peuvent être coupées sans qu’il meure. «

 

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Qu’est-ce qu’un conte ? Si nous cherchons aujourd’hui dans le dictionnaire la définition du mot « conte «, nous pourrons y lire « Récit de faits, d’aventures imaginaires, destiné à distraire «. Mais si nous nous penchons sur l’histoire du conte et sur les recherches qui ont pu être faites sur le sujet, nous ne pouvons nous contenter de cette définition. En effet, depuis que le conte existe, que ce soit sous sa forme orale ou écrite, il a rempli différentes fonctions selon l’époque. Bien que la structure du conte soit sensiblement toujours la même au fil du temps (récit fictif, merveilleux, qui se déroulent dans un temps et un espace indéterminés, dont les personnages qui, à la différence des personnages que nous rencontrons dans la mythologie, portent en eux les qualités et les défauts de la race humaine, personnages généralement non individualisés et qui se trouvent au départ dans une situation difficile, voire cruelle, vivent des aventures, aidés par des auxiliaires magiques, dont ils sortent grandis et heureux), il n’a pas toujours été conté, écrit ou lu dans le seul but de distraire. De plus, il s’inscrit toujours dans une communauté et est donc marqué par les codes et les valeurs qui la caractérisent. Nous pouvons alors nous interroger sur son utilité ou sa gratuité, sa fonction ou son ‘afonctionnalité, sa signification ou son insignifiance. Pour ce faire, il nous semble intéressant, dans un premier temps de faire une courte présentation du conte oral, ou conte populaire, dont la pratique existe encore aujourd’hui (en Afrique notamment) avant d’explorer, dans un second temps, l’apparition du conte lettré, son évolution et ses différentes visées au cours de l’histoire, en nous appuyant sur les citations des différents auteurs inspirant ce débat, mais aussi sur d’autres auteurs ayant écrits sur le sujet et sur une expérience pratique de réception par un public préadolescent en difficulté de langage.

 

Difficile, voire impossible de dater l’apparition du conte oral. Par contre nous savons que cette pratique ancestrale s’organisait le plus souvent lors de veillées. Nous pouvons donc aisément imaginer que les conteurs d’adressaient à un auditoire composé d’adultes. Sa principale fonction était sociale. Le moment du conte était un moment privilégié de rassemblement et les récits étaient l’occasion d’inscrire l’histoire de la communauté dans une mémoire collective, comportant ainsi un aspect moral, voire didactique, en expliquant de manière ludique les merveilles et les horreurs du monde. Le conteur savait captiver son auditoire et adapter le récit à son public. Aujourd’hui encore, en Afrique, cette pratique orale du conte est encore bien présente, les enfants sont maintenant associés à ces moments. L’objectif n’a pas changé, ces moments sont toujours motivés par une volonté de cimenter la communauté. Ces contes oraux vont se transmettre de bouche à oreille, passer les frontières et être sans cesse remodelée à force d’être racontés des milliers de fois par des 2

 

adultes différents à d’autres adultes et à des enfants. Ces récits seront ensuite retranscrits (une trace est gardée, même si pour le coup le récit se fige, et fait alors « officiellement « partie d’un patrimoine culturel) et rentreront dans la littérature au point de devenir un genre littéraire à part entière. Certains auteurs comme Bruno Bettelheim ou Jean-Paul Sermain iront même jusqu’à les qualifier d’œuvres d’art. Olivier Piffault, dans son ouvrage Il était une fois…les contes de fées en dit même que « Les contes de fées que racontaient autrefois les paysans à la veillée pour se distraire des tâches domestiques comme réparer des outils, ravauder de vieux vêtements ou pétrir le pain se sont transformés avec bonheur dans les nurserys pour l’amusement et l’édification des bambins. « C’est au XVIe et XVIIe siècles que nous assisteront à la « fabrique du conte lettré «. Les italiens d’abord, avec Straparola et ses Piacevoli notti (1550) où le public visé est très clairement un public adultes étant donné l’aspect anti-clérical, grivois et même obscène de son œuvre. Dans la préface de Straparola, les réunions de la compagnie qui s’organisent les soirs précédant Carnaval, ont pour objectif de passer le temps et de divertir, la fable (ainsi est nommé le conte) est alors un divertissement comme un autre pour cette compagnie « passant le temps en danse et en plaisant propos, l’entretenant avec sons et chants. « Il sera suivi près d’un siècle plus tard par Basile et son Conte des contes (publication posthume en 1634 et 1636) qui met en place des récits comiques et carnavalesques, alimentés de motifs érotiques ou obscènes. Aucun doute là non plus sur le public visé par cet auteur. Nous y trouvons là aussi, comme chez Straparola, la mise en scène d’un auditoire (la compagnie), la notion de divertissement et de moments de communication puisque chaque récit est suivi de commentaires et de bava...



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