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Faut-il défendre l'ordre a tout prix ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Faut-il défendre l'ordre a tout prix ?



Publié le : 13/9/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Faut-il défendre l'ordre a tout prix  	?
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On peut définir l’ordre à la fois comme l’agencement d’un ensemble d’éléments divers et le principe d’unité de cet ensemble. Il est donc ce par quoi une réalité échappe à l’arbitraire, au chaos ou plus simplement au désordre. En ce sens, on ne peut pas dissocier l’ordre de la loi qui définit une relation nécessaire entre plusieurs éléments de l’ensemble de ce système. l’ordre assigne ainsi à chaque élément sa place au sein du système qu’il régit. Dès lors, on peut définir l’ordre comme un ensemble cohérent, déterminé par des lois, stable et immuable. Alors, l’ordre implique aussi la présence d’une hiérarchie, d’un certain pouvoir, ce qui est particulièrement clair dans son sens politique. Dans ce cas, il apparaît que le terme d’ordre est équivoque, on parle d’ordre de la nature, d’ordre social, économique, moral etc. Qu’y a-t-il de commun entre eux ? Par ordre, on veut signifier alors un principe d’organisation et une structure fixe, l’essentiel étant de pallier tout désordre. Or c’est bien à l’aune de ce rapport entre ordre et désordre que prend toute son acuité l’interrogation : « faut-il défendre l’ordre à tout prix ? «.

            Il apparaît en effet de défendre l’ordre dans la mesure où son institution ou sa présence manifeste un besoin ou une réalité première qui sans lui ne pourrait pas survivre ou signerait un retour à un état de nature ou un état de guerre comme dans l’ordre politique (1ère partie), pourtant qu’entend-on par ordre, l’équivocité ne pose-t-elle pas problème notamment dans la mesure où il peut être le support de discours ou de conception de l’ordre qui ne peuvent pas être défendable ? De même, vouloir défendre l’ordre à tout prix, n’est-ce pas refuser tout progrès ou tout changement possible ? N’est-ce pas d’une certaine mesure établir une dictature de l’ordre ? (2nd partie). Mais dès lors, ne faut-il pas non plus revenir la distinction entre ordre et désordre, c’est-à-dire en rechercher le réel fondement et la valeur ? (3ème partie).

 



Et c'est bien ce que l'on peut voir avec le cas extrême de l'anarchique qui se propose comme on peut le voir à travers les figures de Proudhon ou de Bakounine de refuser l'ordre étatique. Mais même l'anarchie qui, contrairement à la définition naïve que l'on peut en avoir comme désordre, pourtant refuse l'ordre imposé par l'Etat au nom d'une éthique de la liberté individuelle n'est pas l'absence d'ordre, mais un autre ordre, sans l'Etat. Le désordre est alors une crainte infondée. c) De même manière, entre ce que l'on pense généralement être un ordre de la nature (tel qu'on peut le voir à travers la conception du déterminisme laplacien par exemple) et l'ordre politique on peut trouver un lien comme le propose Kuhn dans la Structure des révolutions scientifiques (chapitre VIII). En effet, génétiquement la comparaison est possible. Ainsi, les révolutions politiques, qui sont des changements d'ordre, « visent à changer les institutions par des procédés que ces institutions elles-mêmes interdisent ». Ainsi, un changement d'ordre s'explique par la présence d'anomalies dans l'ordre précédent. Pour que ce changement ait lieu, cela exige donc l'abandon partiel d'un ensemble d'institutions politiques en faveur d'un autre. Le changement s'explique donc par la crise, et cette crise ne pourra que l'amplifier tant que le paradigme ne sera pas renouvelé. Autrement dit, vouloir défendre un ordre à tout prix serait contre productif et ne viserait qu'à mettre en exergue ses défauts ou son inadaptation face à des situations données.


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