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Faut-Il Se Libérer Du Désir ?

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Aperçu du corrigé : Faut-Il Se Libérer Du Désir ?



Publié le : 22/7/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Faut-Il Se Libérer Du Désir ?
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Par sa proximité apparente avec la passion, on peut avoir le sentiment que le désir constitue une aliénation qui se présenterait, comme beaucoup d’aliénations, sous les traits positifs d’une réalisation personnelle libre et plaisante. Mais alors, comme pour toute aliénation, la seule attitude cohérente serait de tenter de s’en libérer pour reprendre son autonomie et n’agir que conformément à sa volonté. Pourtant, avant de tracer ainsi un trait sur le désir, il semble nécessaire de se demander pourquoi on le conçoit ainsi comme une aliénation car, après tout, il peut aussi être conçu comme cette énergie qui permet de dépasser la simple évidence de comportements uniquement dictés par la raison, dont on sait qu’elle peut facilement avoir la vue basse. Aussi pourrait on soupçonner que derrière la condamnation du désir se cache peut être une certaine tendance à ne pas vouloir franchir certains caps, et à demeurer dans un périmètre suffisamment défini pour qu’on puisse s’y sentir en sécurité. Ainsi, deux options semblent s’offrir à nous : soit on tente de se libérer du désir parce qu’il pèse sur nous et nous contraint, soit on considère au contraire que c’est le désir qu’il s’agit de libérer, car ce serait les valeurs mêmes qui le condamnent qui constituent la plus grande aliénation. Deux options qui semblent diamétralement opposées, qui ont chacune un ensemble de raisons qui semblent les justifier, et qu’il nous faut examiner pour tenter de discerner ce qui permettra, en dernier lieu, de définir la liberté.
 
 1 - Le désir conçu comme une aliénation dont il faudrait se libérer.
 
 A – Si le désir est un manque, peut on imaginer s’en débarrasser en le comblant ?
 

 On peut penser que si le désir exprime le manque d’un objet, il suffise d’obtenir cet objet pour que le manque disparaisse. C’est après tout ce genre de traitement du manque que semble proposer, si on la considère de manière un peu superficielle la philosophie cynique. En effet, les diverses anecdotes qui nous sont parvenues concernant la vie rocambolesque de Diogène, l’un des plus illustres représentant de ce courant de pensée, peuvent laisser penser que la liberté passe par la satisfaction des manques, quels qu’ils soient. C’est ainsi qu’on voit Diogène voler pour se procurer de la nourriture, réclamer à l’empereur Alexandre de se pousser car il lui fait de l’ombre en se tenant entre lui et le soleil, satisfaire même ses besoins sexuels « en solitaire «, se plaignant publiquement qu’on ne puisse satisfaire la faim en se frottant ainsi le ventre. En somme, le meilleur moyen de ne pas être esclave du manque, c’est de le combler, immédiatement, en s’affranchissant surtout de la première raison pour laquelle généralement on ne le fait pas : les convenances sociales, dont il montre le caractère artificiel par l’action, en ne les respectant pas. Et cela dépassait les simples besoins physiques, puisque cela portait aussi sur la nécessité de dire ce qui doit être dit, même s’il faut pour cela sembler irrespectueux, incongru ou semer le scandale sur son passage : se retenir serait entretenir en soi le manque d’expression, alors qu’il est si simple de le satisfaire et de relâcher en soi cette tension incommodante. Ainsi, la libération du désir passerait elle tout simplement par sa satisfaction la plus immédiate possible, même si pour cela il faut heurter les conventions et la morale. On se libérerait alors du désir en le faisant disparaître par la satiété.
 
 B - La régulation du désir par sa simple remise en place.
 

 Cependant, tous ceux qui ont cherché à débarrasser l’homme de la tyrannie du désir n’ont pas toujours été dans cette voie aventureuse. La première raison d’une voie qui peut sembler plus « sage « dans la gestion des désirs, c’est tout d’abord leur multiplicité : nous semblons en effet être sujets non pas à un désir, mais à une quantité infinie de désirs qui, loin de diminuer quand on les satisfait, semble au contraire s’alimenter et entrer dans une effervescence dont on a vite perdu le contrôle. D’ailleurs, derrière une attitude qui semble recommander la jouissance comme mode de vie, les cyniques prônaient parallèlement une vie ascétique qui s’éloigne des tentations artificielles. Ainsi, même chez les cyniques, il y a une reconnaissance du fait que si le manque est un trouble, alors, si on l’éprouve, il faut le calmer en le satisfaisant, mais le mieux serait de ne pas l’éprouver, et pour cela, l’exercice quotidien qui consiste à ne pas se soumettre aux tentations s’impose. Ce sera l’attitude souvent recommandée par les sagesses antiques, qui du stoïcisme à l’épicurisme, affirmeront que si la condition de la sagesse est de se maîtriser soi même, alors il ne faut pas laisser le désir le faire à notre place. En effet, ce manque semble ne pas venir de nous même : il n’est pas le fruit de notre volonté, il s’impose pour ainsi dire de l’extérieur, comme une possession. Dans ces conditions, il semble plus sage de le maintenir à distance en cherchant, au moins, à ne pas l’entretenir pour ne pas en souffrir et conserver tout son empire sur soi même.
 
 C – Se libérer du désir, c’est reprendre en mains notre représentation du monde
 

 En définitive, on pourrait considérer le désir comme un trouble de nos représentations. En effet, se représenter le monde ne consiste pas à simplement en avoir une image ; pour un être humain, cette représentation implique aussi des valeurs : le monde est en quelque sorte un ensemble d’objets au sein duquel nous reconnaissons certains comme valables, et nous nous dirigeons vers ceux-ci, et d’autres non, dont nous nous écartons. La valorisation du monde trace donc une carte nous permettant de nous repérer et de nous diriger vers ce qui vaut la peine que nous nous en approchions. Mais le désir vient brouiller cette belle cartographie, en venant donner de la valeur à ce qui objectivement n’en a pas. C’est ainsi que le désir peut porter sur absolument tout et n’importe quoi, puisque la valeur de ce qui est désiré ne vient pas d’une juste prise en considération des qualités de l’objet, mais du simple fait que, pour des raisons qui semblent nous être tout à fait étrangères, cet objet du désir s’est soudainement installé au centre du paysage de nos représentations. Sphère de la pure subjectivité, le désir est ce sur quoi nous ne pouvons nous mettre d’accord pour la simple raison que nous n’avons justement pas de raisons à invoquer pour justifier notre...



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