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Faut il renoncer à être heureux pour faire son devoir?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Faut il renoncer à être heureux pour faire son devoir?



Publié le : 27/2/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Faut il renoncer à être heureux pour faire son devoir?
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Si le bonheur est le but de l'homme et si le devoir est une obligation, ne peut-on être heureux en faisant son devoir ? N'entre-t-il pas dans le devoir d'être heureux (Épicure) ? Ou le devoir, envisagé comme contrainte, empêche-t-il d'être heureux ? Moralement, devoir et bonheur sont-ils incompatibles ? Si le devoir est un choix (reposant sur la liberté), est-ce que ce choix implique le renoncement au bonheur ? L'obligation par principe ne suppose-t-elle pas l'impossibilité de se laisser aller au bonheur qui se présente de manière contingente ? Le devoir n'est-il que pure contrainte ? S'il est choix, il est aussi adhésion à un choix, donc pas aussi antinomique qu'il n'y paraît avec le bonheur. Il peut exister aussi un plaisir de faire son devoir, voire le bonheur du devoir accompli. Le bonheur est-il forcément incompatible avec la modération, la réflexion dans ses choix ? N'existe-t-il pas un bonheur relevant de la raison, de la morale ? Kant refuse tout sentiment dans la définition du devoir, tout plaisir ou satisfaction à avoir face au devoir bien fait, car ensuite on pourrait faire son devoir pour retrouver cette sensation de joie. Pour lui, devoir et bonheur ne peuvent être en rapport, mais exister indépendamment.



 » (« Ethique à Nicomaque » 1177b27).  Il balance entre un bien surhumain et un bien trop humain. Cela se traduit chez lui par une oscillation entre l'idéal théorétique symbolisé par la sagesse et l'idéal pratique symbolisé par la « prudence ». La « phronésis » est cette vertu intellectuelle qui est le propre des hommes capables de délibérer correctement sur ce qui leur est bon et  avantageux, et d'ordonner leur savoir à la recherche de biens humains. Le prudent est  celui qui voit et prévoit ce qui lui est profitable. Comme toute délibération implique la possibilité de choisir, la « phronésis » comporte toujours du contingent, car ce qui est nécessaire n'admet pas d'alternative. Elle varie selon les individus et les circonstances, contrairement à une sagesse immuable et universelle. La prudence est une vertu à caractère humain et, à ce titre, elle ne peut prétendre l'emporter sur une sagesse à caractère divin. « Il est absurde en effet de penser que la prudence soit la forme la plus élevée de savoir, s'il est vrai que l'homme n'est pas ce qu'il y a de plus excellent dans le monde. » (1141a20).


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