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Fiche de lecture Christian Baudelot et Roger Establet Allez les filles ! Une révolution silencieuse

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Aperçu du corrigé : Fiche de lecture Christian Baudelot et Roger Establet Allez les filles ! Une révolution silencieuse



Publié le : 1/11/2012 -Format: Document en format HTML protégé

Fiche de lecture  Christian Baudelot et Roger Establet Allez les filles ! Une révolution silencieuse
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Plan de la fiche :
I Présentation rapide des auteurs
II Enjeux de l’ouvrage
III Synthèse
IV Les méthodes sociologiques utilisées
V Commentaires critiques, discussion

I Présentation rapide des auteurs

♦ Christian Baudelot est un sociologue français né en 1936. Il a fait des études à l'École normale supérieure (1960-1964). Il a une agrégation de Lettres Classiques et un doctorat en sociologie. Il s’intéresse tout particulièrement à l'éducation et à la sociologie du travail. Il enseigne aujourd’hui la sociologie au département de sciences sociales de l'École normale supérieure (Ulm) et travaille comme chercheur au Centre Maurice-Halbwachs (CNRS/EHESS/ENS).
♦ Il a déjà publié plusieurs ouvrages en collaboration avec Roger Establet tels que le niveau monte et l’école capitaliste en France. Il a enseigné à l’ENSAE (Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique) et a ainsi participé à la construction des bases théoriques de la statistique française.
♦ Ses premiers ouvrages s’inscrivent dans le paysage marxiste puis peu à peu l’idéologie marxiste disparaît pour laisser place à une sociologie plus Durkheimienne (exemple : Suicide. L'envers de notre monde).

♦ Roger Establet est un sociologue
français né en 1938. Il a fait ses études à l’ENS et a obtenu l’agrégation de philosophie. Il a participé au projet d’Althusser qui consistait en une lecture nouvelle du Capital de Marx. Il est spécialiste de la sociologie de l’éducation et enseigne aujourd’hui à l’université de Provence.

II Enjeux de l’ouvrage

      La thèse de l’ouvrage est annoncée clairement dès la première phrase de l’avant-propos : « Pour l’instruction des femmes le grand siècle c’est le vingtième siècle. «
Les auteurs font le constat d’une progression spectaculaire et régulière des scolarités féminines : montée des effectifs féminins au lycée et dans le supérieur, augmentation des taux d’accès au baccalauréat. Ils mettent même en avant une supériorité féminine dans le domaine de l’éducation : moins de redoublements que les garçons à l’école primaire, moins de départ pour l’apprentissage au collège, plus nombreuses que les garçons au lycée et meilleurs résultats au baccalauréat, plus nombreuses à l’université. Ce mouvement social de grande ampleur est le signe d’un changement de mentalités et de la réduction des discriminations de sexe à l’école.
      Mais cette vision optimiste est à nuancer car il existe une ombre au tableau : les progrès scolaires des filles ne se concrétisent pas forcément par des améliorations sur le marché du travail (inégalité de salaire, ségrégation de l’emploi) ou dans les familles (séparation des tâches ce qui laisse les tâches les plus quotidiennes et les plus astreignantes aux femmes). Même dans le
domaine scolaire il faut relativiser les progrès effectués car il y a une forte ségrégation de filières : les filières scientifiques restent « réservés « aux garçons.
      Pour un même fait social on constate deux orientations contradictoires : progression des scolarités féminines MAIS persistance de ségrégations hommes-femmes. L’ouvrage va donc chercher à savoir si la progression des filles à l’école doit être considéré comme un fait social de grande ampleur capable de bouleverser les rapports entre les sexes dans la société ou juste comme un fait social à portée limitée qui se contenterait de repousser la barrière entre les sexes vers le haut (sur le marché de l’emploi par exemple).

III Synthèse de l’ouvrage

« Plus de bachelières que de bacheliers «
      Les auteurs constatent la progression fulgurante du nombre total de bacheliers de 1900 à nos jours. En 1971 les filles devancent les garçons en décrochant plus de baccalauréats. L’augmentation du nombre de bachelières ne s’explique pas uniquement par des données démographiques et sociales mais également par leur « énergie scolaire « ce qui montre que les filles ont été les actrices de ce fait social. Cette énergie scolaire féminine se manifeste par d’avantage d’admissions au premier tour du baccalauréat et d’avantage de mentions que les garçons.
      Les données statistiques concernant le baccalauréat 2000 (régressions linéaires et cartes) permettent de dégager quelques grandes tendances. En terme de taux d’accès au baccalauréat les filles progressent
dans toutes les séries mais les garçons progressent plus vite que les filles dans les filières scientifiques alors que les filles progressent plus vite que les garçons dans les filières littéraires. Enfin plus le taux d’accès augmente pour les filles moins elles sont nombreuses dans les baccalauréat professionnels et techniques.
      Le baccalauréat est le témoin de l’amélioration rapide des scolarités féminines mais aussi des ségrégations qui se créent suivant les filières, les filles étant plus souvent reléguées dans les voies littéraires moins prometteuses.

« La poussée des étudiantes, un phénomène mondial «
      Le but de ce chapitre, pour les auteurs, est de montrer que la situation des étudiantes est globalement la même partout dans le monde. Cela va leur permettre de généraliser leur analyse de la France à tout le monde : « L’avantage de notre tour du monde, on pourra le faire en restant chez soi «.
      La première corrélation positive observée à l’échelle mondiale concerne le niveau de richesse et le nombre d’étudiants. La deuxième relation indique que plus il y a d’étudiants plus il y a d’étudiantes. Enfin la diminution des écarts entre les taux d’accès féminin et masculin est liée au développement social. Dans les pays pauvres le taux d’accès des femmes à l’université est inférieur à celui des hommes alors que c’est l’inverse dans les pays riches.
      Un autre fait marquant que l’on retrouve dans la grande majorité des pays est la dominance des femmes dans certaines filières
tandis que les hommes en monopolisent d’autres. Ainsi les formations des artistes, du personnel de santé, des enseignants, des littéraires sont l’apanage des femmes dans la plupart des pays. (Les sciences médicales, de la santé et de l’hygiène sont à dominance féminine dans 78 pays sur 91).

« Mixité des structures, sexisme des mentalités «
      Des études révèlent l’immobilité des idées, des comportements, des mentalités alors que les institutions (école) se sont transformées pour satisfaire des exigences de mixité, d’égalité hommes-femmes. Pour les deux auteurs, certains stéréotypes traditionnels persistent aujourd’hui. Ils définissent le stéréotype de sexe comme la manière dont « chaque garçon et chaque fille est contraint de construire son identité personnelle en prenant position par rapport à des attentes sociales traditionnellement propres à son sexe. «
      Une enquête nantaise avec des lycées professionnels symbolise bien la persistance de stéréotype. On demandait aux élèves quelles étaient les qualités et les défauts des hommes et des femmes. Les qualités accordées aux garçons étaient « le goût du bricolage «, « la force «, « le courage « alors que celles accordées aux filles étaient « la beauté «, « la tendresse «, « la sensibilité «, « la compréhension «. On retrouve donc une opposition entre la guerre, la force et la production d’un côté et le foyer de l’autre.
      En ce qui concerne le partage des tâches ménagères vu par des lycéens de terminale, certaines tâches sont considérées comme
pouvant   être partagées (courses, factures, vaisselle) alors que d’autres son considérées comme relevant du domaine exclusivement féminin (ménage et lessive) ou du domaine masculin (entretien de la voiture, bricolage).

« Mathématiques, l’égalité des compétences «
      Cette discipline occupe une place symbolique fondamentale dans l’univers scolaire car elle est souvent considérée comme celle qui permet de sélectionner les esprits les plus intelligents. Le fait de découvrir une capacité moindre des filles dans cette discipline permettrait de justifier une perpétuation du sexisme. C. Baudelot et R. Establet vont donc, en s’appuyant sur des études quantitatives, renverser une idée reçue, encore trop répandue, de l’infériorité des filles en mathématiques.
      Ils se basent sur les évaluations organisées en CE2 et en sixième par la DEP (Direction de l’évaluation et de la prospective). Il en ressort différentes observations :
_les filles s’en sortent mieux en français que ce soit en primaire ou au collège (écart net entre les résultats)
_ l’écart de résultats pour les mathématiques est bien mois significatif. En CE2 les garçons ont l’avantage puis ce sont les filles en sixième puis de nouveau les garçons en troisième.
_la variable de l’origine sociale est plus importante pour comprendre les écarts entre les résultats que celle du sexe, qui n’apparaît qu’en deuxième position.
_Suivant les exercices demandés, l’un des deux sexes a de meilleurs résultats : les exercices qui demandent une maîtrise de la
vision en trois dimensions des figures spatiales réussissent mieux aux garçons et les exercices qui demandent une maîtrise efficace de la lecture de données –tableaux, statistiques- réussissent mieux aux filles.

« Français, la suprématie précoce des filles «
      Lorsque l’on observe les taux de réussite pour chaque exercice de français de ces mêmes évaluations de la DEP, la suprématie des filles est incontestable. En CE2 leur taux de réussite est supérieur 88 fois sur 88 exercices, en sixième 101 sur 107 et en troisième 86 fois sur 91. Comment expliquer ces écarts de taux de réussite ?
      Certains exercices clivent car ils sont mieux réussis par les filles : ceux qui consistent à respecter des règles formelles (respect de la ponctuation, orthographe, conjugaison, faire les accords …).
      D’autres exercices ne clivent pas c’est à dire qu’ils sont aussi bien réussis par les filles que par les garçons ...


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