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FLAUBERT: Madame Bovary - Deuxième Partie

Littérature

Aperçu du corrigé : FLAUBERT: Madame Bovary - Deuxième Partie



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Document transmis par : Sabrina15999


Publié le : 7/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

FLAUBERT: Madame Bovary - Deuxième Partie
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Présentation


— Bien qu'ayant eu une vocation littéraire précoce, Flaubert attendit d'avoir passé trente-cinq ans pour publier sa première œuvre, n'étant pas assez satisfait de ses écrits de jeunesse.
— Ce premier ouvrage qu'il juge digne du public est Madame Bovary, en 1857, fruit de près de cinq ans de travail. L'ouvrage fait scandale. Un procès lui est fait pour immoralité, que Flaubert gagne de justesse.
— Le roman raconte la vie et la mort d'Emma Bovary dont l'esprit a été formé et déformé par ses lectures romantiques: elle rêve d'une vie qui n'a que peu de points communs avec la réalité, d'autant qu'elle a épousé Charles Bovary, un «officier de santé« médiocre et à l'esprit prosatque.
— Voyant la santé de sa femme décliner, Charles Bovary décide de changer d'air et de s'installer à Yonville. A leur arrivée, attablés à l'auberge, ils font connaissance du pharmacien de la ville, M. Homais, et du jeune clerc de notaire, Léon Dupuis.

 



Homais demanda la permission de garder son bonnet grec, de peur des coryzas.
 Puis, se tournant vers sa voisine:
 -- Madame, sans doute, est un peu lasse? on est si épouvantablement cahoté dans notre Hirondelle !
 -- Il est vrai, répondit Emma; mais le dérangement m'amuse toujours; j'aime à changer de place.
 -- C'est une chose si maussade, soupira le clerc, que de vivre cloué aux mêmes endroits!
 -- Si vous étiez comme moi, dit Charles, sans cesse obligé d'être à cheval...
 -- Mais, reprit Léon s'adressant à madame Bovary, rien n'est plus agréable, il me semble; quand on le peut, ajouta-t-il.
 -- Du reste, disait l'apothicaire, l'exercice de la médecine n'est pas fort pénible en nos contrées; car l'état de nos routes permet l'usage du cabriolet, et, généralement, l'on paye assez bien, les cultivateurs étant aisés. Nous avons, sous le rapport médical, à part les cas ordinaires d'entérite, bronchite, affections bilieuses, etc., de temps à autre quelques fièvres intermittentes à la moisson, mais, en somme, peu de choses graves, rien de spécial à noter, si ce n'est beaucoup d'humeurs froides, et qui tiennent sans doute aux déplorables conditions hygiéniques de nos logements de paysan. Ah! vous trouverez bien des préjugés à combattre, monsieur Bovary; bien des entêtements de la routine, où se heurteront quotidiennement tous les efforts de votre science; car on a recours encore aux neuvaines, aux reliques, au curé, plutôt que de venir naturellement chez le médecin ou chez le pharmacien. Le climat, pourtant, n'est point, à vrai dire, mauvais, et même nous comptons dans la commune quelques nonagénaires. Le thermomètre n'en ai fait les observations) descend en hiver jusqu'à quatre degrés, et, dans la forte saison, touche vingt-cinq, trente centigrades tout au plus, ce qui nous donne vingt-quatre Réaumur au maximum, ou autrement cinquante-quatre Fahrenheit (mesure anglaise), pas davantage! -- et, en effet, nous sommes abrités des vents du nord par la forêt d'Argueil d'une part, des vents d'ouest par la côte Saint-Jean de l'autre; et cette chaleur, cependant, qui à cause de la vapeur d'eau dégagée par la rivière et la présence considérable de bestiaux dans les prairies, lesquels exhalent, comme vous savez, beaucoup d'ammoniaque, c'est-à-dire azote, hydrogène et oxygène (non, azote et hydrogène seulement), et qui, pompant à elle l'humus de la terre, confondant toutes ces émanations différentes, les réunissant en un faisceau, pour ainsi dire, et se combinant de soi-même avec l'électricité répandue dans l'atmosphère, lorsqu'il y en a, pourrait à la longue, comme dans les pays tropicaux, engendrer des miasmes insalubres; -- cette chaleur, dis-je, se trouve justement tempérée du côté où elle vient, ou plutôt d'où elle viendrait, c'est-à-dire du côté sud, par les vents de sud-est, lesquels, s'étant rafraîchis d'eux-mêmes en passant sur la Seine, nous amènent quelquefois tout d'un coup, comme des brises de Russie!
 -- Avez-vous du moins quelques promenades dans les environs? continuait madame Bovary parlant au jeune homme.
 -- Oh! fort peu, répondit-il. Il y a un endroit que l'on nomme la Pâture, sur le haut de la côte, à la lisière de la forêt. Quelquefois, le dimanche, je vais là, et j'y reste avec un livre, à regarder le soleil couchant.
 -- Je ne trouve rien d'admirable comme les soleils couchants, reprit-elle, mais au bord de la mer, surtout.
 -- Oh! j'adore la mer, dit M. Léon.
 -- Et puis ne vous semble-t-il pas, répliqua madame Bovary, que l'esprit vogue plus librement sur cette étendue sans limites, dont la contemplation vous élève l'âme et donne des idées d'infini, d'idéal?
 -- Il en est de même des paysages de montagnes, reprit Léon. J'ai un cousin qui a voyagé en Suisse l'année dernière, et qui me disait qu'on ne peut se figurer la poésie des lacs, le charme des cascades, l'effet gigantesque des glaciers. On voit des pins d'une grandeur incroyable, en travers des torrents, des cabanes suspendues sur des précipices, et, à mille pieds sous vous, des vallées entières, quand les nuages s'entrouvrent. Ces spectacles doivent enthousiasmer, disposer à la prière, à l'extase! Aussi je ne m'étonne plus de ce musicien célèbre qui, pour exciter mieux son imagination, avait coutume d'aller jouer du piano devant quelque site imposant.
 -- Vous faites de la musique? demanda-t-elle.
 -- Non, mais je l'aime beaucoup, répondit-il. 


 

Mouvement du texte


Il est très simple : après une entrée en matière où chacun
des personnages adresse une courte phrase à un auditeur
qui n'a pas sa tournure d'esprit, les affinités se trouvent.
M. Homais fait alors un long discours à M. Bovary, tandis que Mme Bovary et Léon poursuivent une autre conversation. L'impossibilité romanesque de transcrire deux scènes à la fois fait que Flaubert ne passe à la seconde qu'après avoir transcrit la première. Nous avons donc :
A. Premières répliques (I. ''l à 13). Les partenaires se cherchent.
B. Le discours de Homais (I. 14 à 56) :
— La clientèle future de M. Bovary (l. 14 à 29) ;
— Le climat de la région et ses causes (l. 30 à 56).
C. Le dialogue d'Emma et de Léon (I. 57 à 87) :
— Les rêveries sur les choses connues (l. 57 à 70) ;
— Les rêveries sur les choses inconnues (l. 71 à 87).

 



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