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Guy Durandin, Psychologie des motivations contemporaines, Encyclopédie française, t. XX, « Le monde en devenir ». Résumez ou analysez le texte qui suit, puis exprimez votre opinion personnelle sur l'utilisation des sciences humaines dans le monde moderne.

Littérature

Aperçu du corrigé : Guy Durandin, Psychologie des motivations contemporaines, Encyclopédie française, t. XX, « Le monde en devenir ». Résumez ou analysez le texte qui suit, puis exprimez votre opinion personnelle sur l'utilisation des sciences humaines dans le monde moderne.



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Publié le : 16/2/2011 -Format: Document en format HTML protégé

Guy Durandin, Psychologie des motivations contemporaines, Encyclopédie française, t. XX, « Le monde en devenir ». Résumez ou analysez le texte qui suit, puis exprimez votre opinion personnelle sur l'utilisation des sciences humaines dans le monde moderne.
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Il n'est peut-être pas facile de définir exactement ce qu'il faut entendre par sciences humaines, car nombreuses sont les sciences qui peuvent contribuer à la connaissance de l'homme. On peut étudier celui-ci à trois niveaux : au niveau de sa destinée, au niveau de ses activités, et enfin au niveau de ses déterminants. La religion, la morale et la philosophie se sont préoccupées de la destinée de l'homme. L'étude de ses activités et de ses sentiments est aujourd'hui l'objet de trois sciences principales : la psychologie, la sociologie et l'ethnologie. Enfin, les facteurs qui déterminent notre existence et même notre conduite sont nombreux, et presque toutes les sciences peuvent contribuer à leur étude. Il y a des déterminants très généraux, par exemple les phénomènes physiques, car si la température augmentait de 50 degrés sur la surface de la terre, la vie deviendrait impossible pour l'espèce humaine. Et il y a des déterminants plus spécifiques, par exemple les phénomènes physiologiques. Il est d'ailleurs difficile de tracer une limite nette entre nos déterminants et nous-mêmes, car nous sommes notre corps et ne dépendons pas seulement de lui. En fait, ce qu'on appelle déterminants, ce sont simplement les phénomènes que l'on croit connaître mieux que ceux qu'ils sont censés déterminer, et il est vrai que nous sommes actuellement plus avancés en physique et en physiologie qu'en psychologie. C'est précisément ce retard que les sciences dites humaines cherchent à rattraper, soit en utilisant les résultats acquis par les sciences exactes et en s'inspirant de leurs méthodes, soit en élaborant des méthodes propres à leur objet. Ces deux manières de faire ne sont d'ailleurs pas exclusives l'une de l'autre. Par exemple, des progrès importants ont été réalisés en psychologie grâce à la physiologie, mais aussi grâce à la psychanalyse, qui a étudié jusqu'ici les phénomènes psychiques, non point par leurs déterminants, mais au niveau même de leurs manifestations...

Il semble que l'on puisse s'intéresser aujourd'hui aux sciences humaines pour deux grandes sortes de raisons : des raisons d'ordre théorique et des raisons d'ordre pratique.

a) Un certain nombre de personnes qui étudient les sciences humaines s'intéressent, en fait, au problème de la destinée, et l'étude de telle ou telle de ces sciences constitue pour elles une sorte de détour pour approcher ce problème. Ce sont en somme des philosophes qui ont consenti à se spécialiser. Ils ont été sensibles à l'évidence, à savoir le succès des sciences exactes, et ils acceptent d'apprendre les méthodes rigoureuses qu'on leur propose aujourd'hui pour l'étude de l'homme, afin d'en avoir au moins le cœur net. Parmi eux, les uns sont conquis par ces méthodes, et décident de ne s'adonner désormais qu'à des recherches dont les résultats soient susceptibles de vérification. Les autres, constatant à regret que la plupart des recherches scientifiques ne permettent de résoudre que des problèmes partiels, retournent à leurs anciennes amours et s'efforcent à nouveau de saisir l'essence de l'homme avant son existence, quitte à inclure dans cette essence les phénomènes que d'autres ont découverts, par l'expérience.

b) D'autres personnes s'intéressent surtout aux sciences humaines pour leurs applications pratiques. A vrai dire, un tel intérêt n'est point nouveau ; déjà Platon désirait mieux connaître les hommes, afin de mieux les gouverner et de donner à chacun dans la République la place qu'il serait le mieux capable de tenir. Mais ce besoin est devenu plus saillant à l'époque contemporaine, en raison des bouleversements techniques et sociaux que le progrès des sciences a provoqués.

Le développement de l'instruction, devenue obligatoire pour tous les citoyens, a amené dans les écoles des enfants qui différaient considérablement les uns des autres par leur niveau mental. Il était souhaitable, afin de constituer des classes plus homogènes, et d'éviter les pertes de temps, d'évaluer l'intelligence des enfants avant de les affecter à une classe d'un niveau donné. C'est ce problème que Binet a résolu en créant son échelle d'intelligence.

Celle-ci marque une date dans l'histoire de la psychologie, non seulement en raison de son utilité pratique, mais parce qu'elle a donné le départ à toute une série d'efforts pour effectuer en psychologie des mesures de type ordinal, c'est-à-dire des mesures qui consistent en des classements hiérarchiques et reposent sur des critères statistiques, et non plus seulement des mesures cardinales, qu'il est très difficile de réaliser dans un domaine aussi complexe que celui des phénomènes psychologiques, faute de pouvoir définir des unités. En même temps qu'ils apprenaient à mesurer l'intelligence, les psychologues se sont efforcés d'améliorer les méthodes d'enseignement, tant en ce qui concerne les enfants normaux que ceux qui présentent des retards ou des déficiences.

Par ailleurs, le développement de l'industrie a accru les besoins en travailleurs spécialisés qui utilisent au mieux les coûteuses machines qu'on leur confie. C'est pourquoi il a fallu des psychologues qui étudient de manière précise la diversité des aptitudes humaines et surtout les signaux qu'un travailleur doit utiliser pour effectuer correctement et rapidement une tâche donnée.

L'évolution technique a mis au premier plan les problèmes d'organisation, tant sur le plan humain que sur le plan mécanique, et c'est pourquoi il nous faut des psychologues et des sociologues qui étudient les relations entre les hommes et les groupes afin de les rendre plus aisées.

Il faut ajouter à cela l'évolution politique, qui a accompagné celle des modes de production, et l'importance prise par l'opinion publique depuis que les moyens d'information se sont multipliés. L'opinion publique n'est pas un phénomène nouveau, et les chefs se sont toujours efforcés de se la concilier. Mais l'imprimerie, la radio et la télévision lui ont apporté de nouveaux moyens de s'exprimer, en même temps, d'ailleurs, qu'elles fournissaient aux gouvernements et aux groupes d'intérêts de puissants moyens pour l'infléchir, ou parfois l'éclairer. Mais il ne suffit point de délivrer un message pour qu'il soit compris, et c'est pourquoi la propagande et la publicité sont devenues des techniques spécialisées, qui mettent en œuvre la connaissance des hommes, des groupes auxquels ils appartiennent et de leurs traditions, et des divers phénomènes psychologiques conscients ou inconscients en vertu desquels ils portent leurs jugements et décident de leurs actes.

Enfin, l'évolution technique et celle qu'elle entraîne dans les mœurs publiques et privées crée, de par la vitesse à laquelle elle se produit, des problèmes d'adaptation qui ne se posaient pas avec la même acuité dans un monde où les façons de travailler et de vivre subissaient peu de changements d'une génération à l'autre. Il y a toujours eu des maladies mentales, mais il est possible que /'instabilité des conditions de vie contemporaines, tant morales que matérielles, ainsi que la vitesse à laquelle nous sommes astreints de mener notre vie pour suivre le rythme des machines, aient accru la fatigue nerveuse et provoquent un plus grand nombre de névroses. Il en résulterait donc de nouvelles tâches, requérant des psychologues et des médecins.

Ce tableau ne constitue qu'un aperçu des applications des sciences humaines et Von voit que des hommes fort différents peuvent s'y intéresser pour des raisons fort différentes aussi. Bien entendu, la séparation que nous avons faite entre deux grandes sortes d'intérêts à l'égard des sciences humaines, intérêts théoriques d'une part, et pratiques de l'autre, est en partie artificielle ; les deux sortes d'intérêts peuvent aller de pair...

Guy Durandin, Psychologie des motivations contemporaines, Encyclopédie française, t. XX, « Le monde en devenir «.




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