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Henri Béhar et Michel Carassou analysent ainsi les rapports surréalistes du monde intérieur et du monde extérieur : «Les exigences de leur démarche, autant que les circonstances, les conduisant à privilégier l'action, les surréalistes ont su éviter les dangers d'un romantisme mystique, à l'écart de la réalité, qui les aurait fait sombrer dans le nihilisme du désespoir. Aussi le rêve ne fut-il pas envisagé comme un refuge, au-delà des limites d'un monde inapte à satisfaire l'individu ; il fut toujours l'aiguillon qui décide celui-ci non pas à se résigner aux conditions qui lui sont faites, mais à tenter de les dépasser de toute sa force reconquise. Ni contemplation ni fuite hors du réel, le surréalisme, dans le même mouvement qu'il s'attache à explorer les profondeurs subjectives, se tourne vers le monde extérieur - moins pour le reconnaître tel qu'il est, que pour le recréer selon les lois du désir. [...] Ainsi existe-t-il, pour Breton, entre la nécessité naturelle qui régit le monde et la nécessité humaine, une interpénétration étroite par laquelle, souvent, parviennent à se réaliser les tendances profondes de l'individu. Une réconciliation apparaît possible entre l'homme et le monde extérieur, dès lors que celui-ci cesse d'être ressenti comme étranger ou hostile. Pour parvenir à cette réconciliation, sinon accomplie du moins envisagée, sans doute avait-il été nécessaire que le surréalisme commençât par refuser la réalité du monde. Ce rejet n'était que la première étape dans un mouvement dialectique appelé à se renouveler jusqu'à ce que soit atteint le but ultime : la fusion avec le monde. [...] Les surréalistes ont donc d'abord nié la réalité extérieure, puis ils ont souhaité la transformer. En chemin, ils se sont attachés à la réinterpréter. Leur attitude face au monde, de plus en plus, a été dictée par le sentiment de l'analogie. La quête surréaliste, au plan de la connaissance, consiste alors à rechercher les affinités entre les objets, entre les êtres, entre les êtres et les objets. Il s'agit de demeurer disponible pour capter les signaux du mystère, pour attendre, voire pour favoriser la trouvaille ou la rencontre.» (Le surréalisme, L.G.F.,1992.) Expliquez, illustrez d'exemples et commentez ce texte.

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Le corrigé du sujet "Henri Béhar et Michel Carassou analysent ainsi les rapports surréalistes du monde intérieur et du monde extérieur : «Les exigences de leur démarche, autant que les circonstances, les conduisant à privilégier l'action, les surréalistes ont su éviter les dangers d'un romantisme mystique, à l'écart de la réalité, qui les aurait fait sombrer dans le nihilisme du désespoir. Aussi le rêve ne fut-il pas envisagé comme un refuge, au-delà des limites d'un monde inapte à satisfaire l'individu ; il fut toujours l'aiguillon qui décide celui-ci non pas à se résigner aux conditions qui lui sont faites, mais à tenter de les dépasser de toute sa force reconquise. Ni contemplation ni fuite hors du réel, le surréalisme, dans le même mouvement qu'il s'attache à explorer les profondeurs subjectives, se tourne vers le monde extérieur - moins pour le reconnaître tel qu'il est, que pour le recréer selon les lois du désir. [...] Ainsi existe-t-il, pour Breton, entre la nécessité naturelle qui régit le monde et la nécessité humaine, une interpénétration étroite par laquelle, souvent, parviennent à se réaliser les tendances profondes de l'individu. Une réconciliation apparaît possible entre l'homme et le monde extérieur, dès lors que celui-ci cesse d'être ressenti comme étranger ou hostile. Pour parvenir à cette réconciliation, sinon accomplie du moins envisagée, sans doute avait-il été nécessaire que le surréalisme commençât par refuser la réalité du monde. Ce rejet n'était que la première étape dans un mouvement dialectique appelé à se renouveler jusqu'à ce que soit atteint le but ultime : la fusion avec le monde. [...] Les surréalistes ont donc d'abord nié la réalité extérieure, puis ils ont souhaité la transformer. En chemin, ils se sont attachés à la réinterpréter. Leur attitude face au monde, de plus en plus, a été dictée par le sentiment de l'analogie. La quête surréaliste, au plan de la connaissance, consiste alors à rechercher les affinités entre les objets, entre les êtres, entre les êtres et les objets. Il s'agit de demeurer disponible pour capter les signaux du mystère, pour attendre, voire pour favoriser la trouvaille ou la rencontre.» (Le surréalisme, L.G.F.,1992.) Expliquez, illustrez d'exemples et commentez ce texte. " a obtenu la note de : aucune note

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