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l'histoire enseigne t-elle la relativité des valeurs ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : l'histoire enseigne t-elle la relativité des valeurs ?



Publié le : 19/11/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	l'histoire enseigne t-elle la relativité des valeurs 	?
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Ce sujet laisse supposer que la succession des événements passés, à savoir l'histoire, ne serait, sans cesse, qu'apparition de la nouveauté. En effet, aucune valeur ne parvient à perdurer dans le cours de l'histoire, c'est que sans cesse, de nouvelles valeurs viennent s'imposer. Chaque époque serait donc porteuse de ses propres valeurs, des valeurs différentes des époques précédentes: chaque époque serait en somme une nouveauté morale. Mais alors, nous sommes bien en mal avec une autre notion contenu dans le sujet: celle d'enseignement. En effet, qu'est-ce qu'enseigner si ce n'est transmettre un savoir? Or, un savoir, c'est avant tout un corps cohérent de propositions vraies. Par exemple, une discipline comme la chimie ne contient pas une addition d'éléments sans rapport entre eux: chaque proposition est prise dans une chaîne de proposition plus large comme élément d'un ensemble logiquement tenu. En ce sens, si l'histoire nous apprend la relativité des valeurs, elle ne nous enseigne pour ainsi dire rien, puisqu'au lieu d'un savoir organisé, nous n'avons qu'un ensemble incohérent de nouveauté qui se suivent, une addition d'éléments hétéroclites.

D'un autre côté, si l'histoire nous permet de saisir une relativité des valeurs, cela signifie qu'aucune valeur ne perdure dans le cours de l'histoire. Dans cette perspective, s'il est impossible de tirer du joug de l'histoire un dénominateur commun à toutes les périodes, si aucune valeur n'est capable de dépasser le cours d'une époque, c'est qu'aucune de ces dites valeurs n'est donc transcendantes. En d'autres termes, l'histoire nous enseignerait l'idée que rien ne lui échappe, que tout est soumis, relatif, à l'espace et au temps d'une époque. En ce sens, l'histoire serait donc l'endroit où tout se passe, tout se déroule, et à la fois, l'endroit où rien ne se sait, un passé qui ne peut rien nous enseigner. Ne voyons-nous donc dans l'histoire qu'un amas de valeurs sans rapport entre elles, réductibles aux époques où elles ont émergé? En somme, n'y a-t-il de valeur qu'historique?



Mais en un certain sens, il va dépasser dans un premier temps Montaigne, et dans un autre, Platon, par un certain type d'enquête qui va lui permettre d'accéder à ce bien en soi, à cette essence de la justice. Cette méthode, c'est celle-là même qui fera dire à Levi Strauss que Rousseau est un des premiers anthropologues. En effet, où Rousseau va-t-il aller chercher ce principe de justice qui transcende l'histoire? Eh bien dans l'histoire précisément. Rousseau constate en effet qu'il y a, au fond, comme une toile de fond invariable à travers la diversité des moeurs, à travers la multiplicité des phénomènes. Il va en somme parvenir à découvrir l'existence d'un noyau universel, d'un dénominateur commun présent chez tout homme, dans toutes cultures. Par-delà la diversité, les variables sociologiques et l'histoire, il y a « partout les mêmes idées », soit, selon Rousseau, un « principe inné de justice et de vertu » qu'il parvient à saisir grâce « au concours de tous les peuples ». Par-delà les époques résonne sond un accord entre les hommes sur ce que doit être la moral. On pourrait dire en ce sens que Rousseau a pousser l'investigation plus en profondeur pour découvrir à travers la diversité apparente des comportements face à laquelle Montaigne s'arrêtait, une essence unique. Ce qui a été l'erreur de Platon et de bien d'autres philosophes pour Rousseau, c'est d'avoir cherché ce principe de justice dans la raison humaine.


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