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HOBBES: Communément on tient que la liberté consiste à pouvoir faire impunément tout ce que bon nous semble

Philosophie

Aperçu du corrigé : HOBBES: Communément on tient que la liberté consiste à pouvoir faire impunément tout ce que bon nous semble



Publié le : 27/2/2008 -Format: Document en format HTML protégé

	HOBBES: Communément on tient que la liberté consiste à pouvoir faire impunément tout ce que bon nous semble
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Les privations de liberté sont multiples, et c’est par elles que vient à la conscience le sentiment de ce que pourrait être cette liberté dont on ressent le manque. Comme l’exprime bien Valéry, « L’idée de liberté est une réponse à quelque sensation ou à quelque hypothèse de gêne, d’empêchement, de résistance, qui s’oppose soit à une impulsion de notre être, à un désir des sens, à un besoin, soit aussi à l’exercice de notre volonté réfléchie « (Regards sur le monde actuel, « la liberté de l’esprit «). On voit bien que Hobbes fait état dans ce texte d’une conception de la liberté ouverte sur la société civile, et passe ainsi d’abord sur l’idée que la liberté est moins la possibilité d’un « droit « naturel d’agir impunément comme bon nous semble, que la faculté qu’à l’homme de se défaire de ses empêchements qui font obstruction à sa volonté. Si le départ du texte nous renvoie implicitement à la position de l’homme dans l’état de nature, on voit que le désir de l’auteur est de nous amener vers sa conception de la liberté civile, conception au fondement du libéralisme politique.



Communément on tient que la liberté consiste à pouvoir faire impunément tout ce que bon nous semble et que la servitude est une restriction de cette liberté. Mais on le prend fort mal de ce biais-là ; car, à ce compte, il n'y aurait personne libre dans la république, vu que les États doivent maintenir la paix du genre humain par l'autorité souveraine, qui tient la bride à la volonté des personnes privées. Voici quel est mon raisonnement sur cette matière : je dis que la liberté n'est autre chose que l'absence de tous les empêchements qui s'opposent à quelque mouvement ; ainsi l'eau qui est enfermée dans un vase n'est pas libre, à cause que le vase l'empêche de se répandre et, lorsqu'il se rompt, elle recouvre sa liberté. Et de cette sorte une personne jouit de plus ou moins de liberté, suivant l'espace qu'on lui donne ; comme dans une prison étroite, la captivité est bien plus dure qu'en un lieu vaste où les coudées sont plus franches. D'ailleurs un homme peut être libre vers un endroit et non pas vers quelque autre ; comme en voyageant on peut bien s'avancer et gagner un pays, mais quelquefois on est empêché d'aller du bon côté par les haies et par les murailles dont on a garni les vignes et les jardins. Cette sorte d'empêchement est extérieure et ne reçoit point d'exception ; car les esclaves et les sujets sont libres de cette sorte s'ils ne sont en prison ou à la chaîne. Mais il y a d'autres empêchements que je nomme arbitraires et qui ne s'opposent pas à la liberté du mouvement absolument, mais par accident, à savoir parce que nous le voulons bien ainsi et qu'ils nous font souffrir une privation volontaire. Je m'explique par un exemple : celui qui est dans un navire au milieu de la mer, peut se jeter du tillac dans l'eau s'il lui en prend fantaisie ; il ne rencontre que des empêchements arbitraires à la résolution de se précipiter. La liberté civile est de cette nature et paraît d'autant plus grande que les mouvements peuvent être plus divers, c'est-à-dire qu'on a plus de moyens d'exécuter sa volonté. Mais, de quel privilège donc, me direz vous, jouissent les bourgeois d'une ville ou les fils de famille, par-dessus les esclaves  ? C'est qu'ils ont de plus honorables emplois et qu'ils possèdent davantage de choses superflues. Et toute la différence qu'il y a entre un homme libre et un esclave est que celui qui est libre n'est obligé d'obéir qu'au public et que l'esclave doit obéir aussi à quelque particulier. Thomas HOBBES


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