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HOBBES et la peur de l'autre.

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HOBBES et la peur de l'autre.

Philosophie

Aperçu du corrigé : HOBBES et la peur de l'autre.



Publié le : 3/4/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	HOBBES et la peur de l'autre.
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Compte tenu de la difficulté du texte, il nous semble utile d'en dégager les grandes lignes avant de proposer un corrigé rédigé : ce travail de lecture est essentiel. La thèse qui fait l'objet d'une discussion (et qui paraît « étrange «, ligne 1 ) porte sur le caractère asociable de l'homme : selon Hobbes les hommes, naturellement, du fait de leurs « passions «, vivent isolés les uns des autres (cf. le verbe «dissocier«), hostiles les uns aux autres (« enclins à s'attaquer et à se détruire «) : naturellement, les hommes ne vivent pas en société. Pour faire valoir la vérité de sa thèse Hobbes invite celui qui la conteste à faire «retour sur lui-même« et à réfléchir sur ce qui se passe dans « l'expérience«. Suit une série d'exemples dont on doit remarquer qu'ils concernent tous l'état social dans lequel nous vivons et non l'état de nature. Ces exemples mettent en évidence l'état de crainte larvée et réciproque dans lequel nous vivons. L'état de nature serait un état originel et donc passé, mais toujours présent dans l'état de société. Mais le parti que Hobbes tire de ces exemples va plus loin. Les conduites potentiellement hostiles de chacun envers chacun sont le témoignage vivant des mauvais penchants de la nature humaine. C'est du moins ce qu'on l'on pourrait penser. Or, c'est justement ce qu'il ne faut pas penser : « Les désirs et passions de l'homme ne sont pas en eux-mêmes des péchés. « Autrement dit, ces penchants hostiles ne sont pas mauvais en soi. Toutes les actions humaines motivées par la crainte (une passion fondamentale chez l'homme selon Hobbes) sont fondées en raison. Le Bien et le Mal n'existent pas indépendamment de la loi qui les institue. L'état de nature, état de guerre, est paradoxalement un état d'innocence.
La dernière phrase du texte ouvre sur un problème : celui de l'accord des hommes nécessaire à l'institution de la loi. Ce problème n'est pas ici résolu.



Il peut sembler étrange, à celui qui n'a pas bien pesé ces choses , que la nature puisse ainsi dissocier les hommes et les rendre enclins à s'attaquer et à se détruire les uns les autres : c'est pourquoi peut-être, incrédule à l'égard de cette inférence tirée des passions, cet homme désirera la voir confirmée par l'expérience. Aussi, faisant un retour sur lui-même, alors que partant en voyage, il s'arme et cherche à être bien accompagné, qu'allant se coucher, il verrouille ses portes, que, dans sa maison même, il ferme ses coffres à clef; et tout cela sachant qu'il existe des lois, et des fonctionnaires publics armés, pour venger tous les torts qui peuvent lui être faits : qu'il se demande quelle opinion il a de ses compatriotes, quand il voyage armé ; de ses concitoyens, quand il verrouille ses portes de ses enfants et de ses domestiques, quand il ferme ses coffres à clef. N'incrimine-t-il pas l'humanité par ses actes autant que je le fais par mes paroles ? Mais ni lui ni moi n'incriminons la nature humaine en cela. Les désirs et les autres passions de l'homme ne sont pas en eux-mêmes des péchés. Pas davantage ne le sont les actions qui procèdent de ces passions, tant que les hommes ne connaissent pas de loi qui les interdise; et ils ne peuvent pas connaître de lois tant qu'il n'en a pas été fait ; or, aucune loi ne peut être faite tant que les hommes ne se sont pas entendus sur la personne qui doit la faire. HOBBES


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