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Honoré de Balzac, Illusions perdues, première partie, « Les deux poètes »

Anthologie

Aperçu du corrigé : Honoré de Balzac, Illusions perdues, première partie, « Les deux poètes »



Publié le : 26/4/2011 -Format: Document en format HTML protégé

Honoré de Balzac, Illusions perdues, première partie, « Les deux poètes »
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« S'il avait peu de connaissances en haute typographie, en revanche il passait pour être extrêmement fort dans un art que les ouvriers ont plaisamment nommé la soûlographie, art bien estimé par le divin auteur du Pantagruel, mais dont la culture, persécutée par les sociétés dites de tempérance, est de jour en jour plus abandonnée. Jérôme-Nicolas Séchard, fidèle à la destinée que son nom lui avait faite, était doué d'une soif inextinguible. Sa femme avait pendant longtemps contenu dans de justes bornes cette passion pour le raisin pilé, goût si naturel aux Ours que M. de Chateaubriand l'a remarqué chez les véritables ours de l'Amérique : mais les philosophes ont observé que les habitudes du jeune âge reviennent avec force dans la vieillesse de l'homme. Séchard confirmait cette loi morale : plus il vieillissait, plus il aimait à boire. Sa passion laissait sur sa physionomie oursine des marques qui la rendaient originale : son nez avait pris le développement et la forme d'un A majuscule corps de triple canon, ses deux joues veinées ressemblaient à ces feuilles de vigne pleines de gibbosités (*) violettes, purpurines et souvent panachées ; vous eussiez dit d'une truffe monstrueuse enveloppée par les pampres de l'automne. Cachés sous deux gros sourcils pareils à deux buissons chargés de neige, ses petits yeux gris, où pétillait la ruse d'une avarice qui tuait tout en lui, même la paternité, conservaient leur esprit jusque dans l'ivresse. Sa tête chauve et découronnée, mais ceinte de cheveux grisonnants qui frisottaient encore, rappelait à l'imagination les Cordeliers (2) des Contes de La Fontaine. Il était court et ventru comme beaucoup de ces vieux lampions qui consomment plus d'huile que de mèche ; car les excès en toute chose poussent le corps dans la voie qui lui est propre. L'ivrognerie, comme l'étude, engraisse encore l'homme gras et maigrit l'homme maigre. «
 
 Honoré de Balzac, Illusions perdues, première partie, « Les deux poètes «, 1837.
 
 Commentez, sous forme de devoir composé, cet extrait des Illusions perdues de Balzac.
 
 Vous pourrez par exemple montrer comment la précision de l'écrivain associe, dans un portrait caricatural, comique et poésie.




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