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Illustrez et, au besoin, discutez ces lignes du critique Roger Zuber (Le classicisme in Littérature française, t. 4, Arthaud, 1984): «Le besoin de permanence, l'instinct de stabilité que traduit l'adoption spontanée de l'idée aristotélicienne de Nature montre, chez les classiques, un respect de l'œuvre, un sens, ancré dans la tradition, du travail bien fait. La vérité est dans la plénitude, et l'on a honte de ce qui reste inachevé. Elle est aussi dans l'univers, et l'on est gêné de ce qui est trop personnel. Un tel artiste se prendrait-il pour Dieu ? Ce serait beaucoup trop dire. Mais l'œuvre qu'on médite, on veut la concevoir et l'élaborer, on ne veut ni la bâcler ni la crier. Les deux grands principes de vraisemblance et de bienséance sont, dans ce climat, des conquêtes de l'intelligence. Nous croyons trop facilement qu'elles asservissent les auteurs à la banalité d'une «nature embellie» et à l'ennui d'un conformisme mondain. Mais Saint-Evremond dit fort bien qu'elles sont des rappels à l'ordre, des garde-fou contre le solipsisme de l'écrivain, tenté de réduire la réalité à ses propres connaissances, caractères et passions.»

Anthologie

Aperçu du corrigé : Illustrez et, au besoin, discutez ces lignes du critique Roger Zuber (Le classicisme in Littérature française, t. 4, Arthaud, 1984): «Le besoin de permanence, l'instinct de stabilité que traduit l'adoption spontanée de l'idée aristotélicienne de Nature montre, chez les classiques, un respect de l'œuvre, un sens, ancré dans la tradition, du travail bien fait. La vérité est dans la plénitude, et l'on a honte de ce qui reste inachevé. Elle est aussi dans l'univers, et l'on est gêné de ce qui est trop personnel. Un tel artiste se prendrait-il pour Dieu ? Ce serait beaucoup trop dire. Mais l'œuvre qu'on médite, on veut la concevoir et l'élaborer, on ne veut ni la bâcler ni la crier. Les deux grands principes de vraisemblance et de bienséance sont, dans ce climat, des conquêtes de l'intelligence. Nous croyons trop facilement qu'elles asservissent les auteurs à la banalité d'une «nature embellie» et à l'ennui d'un conformisme mondain. Mais Saint-Evremond dit fort bien qu'elles sont des rappels à l'ordre, des garde-fou contre le solipsisme de l'écrivain, tenté de réduire la réalité à ses propres connaissances, caractères et passions.»



Publié le : 2/3/2011 -Format: Document en format HTML protégé

Illustrez et, au besoin, discutez ces lignes du critique Roger Zuber (Le classicisme in Littérature française, t. 4, Arthaud, 1984): «Le besoin de permanence, l'instinct de stabilité que traduit l'adoption spontanée de l'idée aristotélicienne de Nature montre, chez les classiques, un respect de l'œuvre, un sens, ancré dans la tradition, du travail bien fait. La vérité est dans la plénitude, et l'on a honte de ce qui reste inachevé. Elle est aussi dans l'univers, et l'on est gêné de ce qui est trop personnel. Un tel artiste se prendrait-il pour Dieu ? Ce serait beaucoup trop dire. Mais l'œuvre qu'on médite, on veut la concevoir et l'élaborer, on ne veut ni la bâcler ni la crier. Les deux grands principes de vraisemblance et de bienséance sont, dans ce climat, des conquêtes de l'intelligence. Nous croyons trop facilement qu'elles asservissent les auteurs à la banalité d'une «nature embellie» et à l'ennui d'un conformisme mondain. Mais Saint-Evremond dit fort bien qu'elles sont des rappels à l'ordre, des garde-fou contre le solipsisme de l'écrivain, tenté de réduire la réalité à ses propres connaissances, caractères et passions.»
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Illustrez et, au besoin, discutez ces lignes du critique Roger Zuber (Le classicisme in Littérature française, t. 4, Arthaud, 1984): «Le besoin de permanence, l'instinct de stabilité que traduit l'adoption spontanée de l'idée aristotélicienne de Nature montre, chez les classiques, un respect de l'œuvre, un sens, ancré dans la tradition, du travail bien fait. La vérité est dans la plénitude, et l'on a honte de ce qui reste inachevé. Elle est aussi dans l'univers, et l'on est gêné de ce qui est trop personnel. Un tel artiste se prendrait-il pour Dieu ? Ce serait beaucoup trop dire. Mais l'œuvre qu'on médite, on veut la concevoir et l'élaborer, on ne veut ni la bâcler ni la crier. Les deux grands principes de vraisemblance et de bienséance sont, dans ce climat, des conquêtes de l'intelligence. Nous croyons trop facilement qu'elles asservissent les auteurs à la banalité d'une «nature embellie« et à l'ennui d'un conformisme mondain. Mais Saint-Evremond dit fort bien qu'elles sont des rappels à l'ordre, des garde-fou contre le solipsisme de l'écrivain, tenté de réduire la réalité à ses propres connaissances, caractères et passions




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Le corrigé du sujet "Illustrez et, au besoin, discutez ces lignes du critique Roger Zuber (Le classicisme in Littérature française, t. 4, Arthaud, 1984): «Le besoin de permanence, l'instinct de stabilité que traduit l'adoption spontanée de l'idée aristotélicienne de Nature montre, chez les classiques, un respect de l'œuvre, un sens, ancré dans la tradition, du travail bien fait. La vérité est dans la plénitude, et l'on a honte de ce qui reste inachevé. Elle est aussi dans l'univers, et l'on est gêné de ce qui est trop personnel. Un tel artiste se prendrait-il pour Dieu ? Ce serait beaucoup trop dire. Mais l'œuvre qu'on médite, on veut la concevoir et l'élaborer, on ne veut ni la bâcler ni la crier. Les deux grands principes de vraisemblance et de bienséance sont, dans ce climat, des conquêtes de l'intelligence. Nous croyons trop facilement qu'elles asservissent les auteurs à la banalité d'une «nature embellie» et à l'ennui d'un conformisme mondain. Mais Saint-Evremond dit fort bien qu'elles sont des rappels à l'ordre, des garde-fou contre le solipsisme de l'écrivain, tenté de réduire la réalité à ses propres connaissances, caractères et passions.» " a obtenu la note de : aucune note

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