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Initiatrice de la civilisation européenne dès l'Antiquité, la Grèce, terre orthodoxe passée sous la domination turque, n'obtint son indépendance qu'après la révolte de 1821.

Encyclopédie

Aperçu du corrigé : Initiatrice de la civilisation européenne dès l'Antiquité, la Grèce, terre orthodoxe passée sous la domination turque, n'obtint son indépendance qu'après la révolte de 1821.



Publié le : 29/10/2013 -Format: Document en format HTML protégé

Initiatrice de la civilisation européenne dès l'Antiquité, la Grèce,
terre orthodoxe passée sous la domination turque, n'obtint son
indépendance qu'après la révolte de 1821.
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Initiatrice de la civilisation européenne dès l'Antiquité, la Grèce,
terre orthodoxe passée sous la domination turque, n'obtint son
indépendance qu'après la révolte de 1821. Et, pour cette jeune
nation, l'accession à la démocratie moderne, puis l'entrée dans
l'Europe ont été un nouveau destin. Petite et montagneuse,
éclatée en des centaines d'îles, elle doit à la beauté de ses sites et
au prestige de son passé un afflux touristique d'un grand poids
économique. Faisant naturellement le lien entre l'Europe et le
Proche-Orient, la Grèce est un partenaire privilégié dans le monde
d'aujourd'hui.
La Grèce, en grec Hellas ou Ellás. est un pays de l'Europe
méridionale méditerranéenne, membre de l'Union européenne. La
République de Grèce occupe le sud de la presqu'île des Balkans et
la plupart des îles voisines : îles Ioniennes, Crète, îles de la mer
Égée (Imbros et Ténédos exceptées). La Constitution date de
1975. La Grèce a pour chef d'État un président de la République
élu pour cinq ans par le Parlement (le Vouli) à la majorité des
deux tiers. Le Premier ministre, chef du gouvernement,
personnage clé de la vie politique, est issu du parti qui remporte
les élections.

Géographie

Les conditions naturelles
La Grèce est un pays montagneux, au relief morcelé. 70 % du territoire sont en effet
occupés par les montagnes. La principale chaîne, celle du Pinde, fait partie de l'ensemble
géologique des Alpes Dinariques et culmine au mont Smólikas à 2 637 m. Elle traverse
la Grèce occidentale et se prolonge dans le Péloponnèse (ou Morée), puis en Crète.
Dans le nord-est du pays se dressent des massifs anciens qui portent le point
culminant : l'Olympe (2 917 m). Les plaines sont rares et peu étendues. Les plus vastes
sont celles de Macédoine, de Thrace et de Thessalie, en Grèce du Nord. L'isthme
montagneux de Corinthe, percé d'un canal maritime, relie le continent au Péloponnèse,
dont le centre est formé d'un haut plateau, l'Arcadie, aux prolongements montagneux
escarpés : chaînes du Taygète (2 404 m), du Parnon, terminées sur la mer par des
côtes aux échancrures profondes, qui délimitent de petites plaines fermées (plaines
d'Argos, de Sparte, de Messéni). Les îles, qui sont divisées en de nombreux archipels
(les Cyclades, les Sporades et le Dodécanèse dans la mer Égée, les îles Ioniennes au sud
de l'Adriatique), s'étendent sur 25 000 km2, soit près de 19 % du territoire national. Un
grand nombre de petites îles restent toutefois inhabitées. Les eaux territoriales de la
Grèce couvrent la plus grande partie de la mer Égée.
Le climat est de type méditerranéen, avec des tendances continentales dans le nord
du pays. La durée et la sévérité de la sécheresse estivale vont en augmentant du nordouest au sud-est. Le caractère torrentiel des pluies explique l'irrégularité des cours
d'eau, souvent à sec en été ou se perdant dans des marécages ; il y a donc peu de
fleuves régulièrement alimentés.
La végétation pâtit à la fois du climat sec et de la pauvreté du sol. Des forêts de
chênes verts, de pins d'Alep ou de pins parasols couvrent un cinquième de la superficie
en montagne ; le reste est le domaine du maquis et de la garrigue, quand la roche n'a
pas été dénudée par les orages.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Chalcidique
Cyclades
Dinariques (Alpes)
Dodécanèse

Égée (mer)
Ionienne (mer)
Ioniennes (îles)
Matapan (cap)
Milo
Olympe
Pinde (monts du)
Sounion (cap)
Sporades
Taygète
Les livres
Grèce - les Météores, page 2219, volume 4
Grèce - les montagnes d'Arcadie, page 2220, volume 4
terrasses dans les montagnes d'Arcadie, page 5131, volume 9

Les aspects humains
La densité de la population est relativement faible et elle est inégale, car les deux
agglomérations principales, Athènes et Thessalonique, regroupent plus de 40 % de la
population totale. De plus, environ 13 % de la population est insulaire. Le pays est
peuplé surtout de Grecs, qui sont en majorité de religion chrétienne orthodoxe. La seule
minorité officiellement reconnue est celle des musulmans de Thrace ; elle compte plus
de 100 000 habitants, des Turcs, mais aussi des bulgarophones islamisés, les Pomaks.
En outre, sur les frontières de la Macédoine grecque, des populations parlent le slavomacédonien, proche du bulgare. Des communautés grecques importantes vivent à
l'étranger, notamment aux États-Unis, en Turquie, en Albanie du Sud, à Chypre, en
Géorgie et sur les rives de la mer d'Azov, en Ukraine et en Russie. L'émigration, surtout
vers l'Allemagne, l'Australie et le Canada, a été très forte entre 1960 et 1975.
Désormais, les départs sont moins nombreux que les retours. Mais, en dépit de ce solde
migratoire positif, la population grecque ne s'accroît que très lentement, car la fécondité
reste faible.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Athènes
Macédoine
Thessalonique
Thrace
Les livres
Grèce - la ville de Corfou, dans l'île du même nom, page 2220, volume 4
Grèce - la bourgade de Mykónos, dans les Cyclades, page 2220, volume 4
Grèce - l'île de Santorin (ou Thíra), page 2220, volume 4

La vie économique
La Grèce a longtemps été un pays essentiellement agricole, exportant des olives, de
l'huile, du tabac et des raisins secs. Aujourd'hui, l'agriculture occupe encore près de
20 % de la population active. Grâce aux progrès techniques et au développement - sur
plus d'un tiers des terres cultivées - du drainage et de l'irrigation, le pays est
autosuffisant en céréales et en sucre, et il exporte coton, légumes et fruits. Sa
production de viande et de produits laitiers reste toutefois insuffisante.
La Grèce ne dispose pas de sources d'énergie abondantes. Le lignite, dont les
principaux bassins se situent à Ptolemaís (en Macédoine) et à Mégalopolis (dans le
Péloponnèse), fournit 40 % de l'électricité. L'irrégularité de la pluviosité et le faible débit
des cours d'eau ne permettent qu'une médiocre production hydroélectrique : les
principales centrales sont sur l'Achéloos (à Kastraki, Kremastón et Strastos) et sur
l'Aliakmon. Le petit gisement sous-marin de pétrole à Thásos fournit moins de 10 % de
la consommation. Une importante production de bauxite dans le Parnasse y a donné
naissance à une industrie de l'aluminium. Le sous-sol fournit encore d'autres minerais
(fer, nickel, chrome) ainsi que de la magnésie et de l'émeri. Le marbre y est abondant
(Páros).

L'industrie lourde reste assez peu développée (acier, ciment, aluminium). Mais la
production de biens de consommation a connu un essor remarquable dans les dernières
décennies. Il s'agit surtout de l'agroalimentaire, de la chimie et du textile.
L'agglomération d'Athènes regroupe 46 % de l'emploi industriel du pays. Les autres
centres industriels notables sont ceux de Thessalonique, Patras, Lárissa et Vólos. Les
services occupent une place essentielle dans l'économie nationale. Les armateurs grecs
possèdent la première marine marchande du monde. Mais seulement 40 % de cette
flotte navigue sous pavillon hellénique ; les 60 % restants sont enregistrés sous
pavillons étrangers, souvent de complaisance. Outre des emplois, la marine assure donc
à la Grèce des rentrées de devises, qui sont souvent réinvesties dans la construction
navale, le raffinage pétrolier ou le tourisme. La Grèce est en effet une destination
touristique importante. L'été grec, les plages et les pittoresques villages mais aussi les
sites historiques, témoins de brillantes civilisations antiques, attirent un grand nombre de
visiteurs. Les principaux centres touristiques sont Athènes, le Péloponnèse, la Crète,
Rhodes, les Cyclades et Corfou. Dans plusieurs îles, le tourisme est même devenu la
seule ressource économique.
Les revenus de la marine marchande, les envois d'argent des émigrés et les gains du
tourisme permettent, avec les subventions de l'Union européenne, de compenser le
déficit de la balance commerciale. Mais l'équilibre de la balance des paiements reste
difficile à réaliser, alors que le pays doit satisfaire aux critères de convergence du traité
de Maastricht.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Athènes
Corfou
Crète
Cyclades
Lárissa
Parnasse
Páros
Patras
Péloponnèse
Rhodes
Thássos
Thessalonique
Vólos
Les livres
Grèce - rue marchande dans le centre de Thessalonique, page 2221, volume 4
Grèce - un café en Crète, page 2221, volume 4
Grèce - la centrale thermique de Ptolémaïs, page 2222, volume 4
Grèce - fabrique de jus d'orange dans le Péloponnèse, page 2222, volume 4
Grèce - le marché couvert d'Athènes, page 2223, volume 4
agrumes - récolte manuelle des oranges dans le Péloponnèse, page 103,
volume 1

L'organisation de l'espace
L'essentiel des activités et de la population tend à se concentrer sur un axe
Thessalonique-Athènes-Patras, desservi par une bonne voie routière. Athènes est le
principal centre industriel, commercial (55 % du commerce de gros), bancaire (60 %
des employés) et universitaire (56 % des diplômés). Dans un rayon de 150 km autour
d'Athènes, les petites villes, comme Thèbes, Chalcis ou Corinthe, ont bénéficié de la
délocalisation d'industries de la capitale. Celle-ci connaît en effet des difficultés de
communication et une grave pollution atmosphérique. Par le port d'Athènes, Le Pirée,
transitent 70 % des importations et plus de 50 % des exportations maritimes. Corfou,
la Crète, Mykónos et Rhodes ont des aéroports internationaux, mais beaucoup d'autres
îles ne sont reliées au continent que par les ferries du Pirée. Le port est donc la véritable
capitale des îles de l'Égée. Thessalonique joue le rôle de métropole de la Grèce du Nord,
cependant que Patras, dans l'Ouest, profite du développement des relations avec l'Italie.
Le long de l'axe Thessalonique-Athènes-Patras, la facilité des communications

favorise l'essor des centres urbains secondaires (Lárissa, Vólos, Lamia) et de certaines
régions agricoles de Macédoine occidentale, du nord du Péloponnèse et de Thessalie.
Dans le reste du pays, quelques centres régionaux actifs, des zones d'agriculture
intensive et de tourisme balnéaire contrastent avec des régions de montagne,
dépeuplées et sous-développées. Ainsi, le versant ionien du pays est difficilement relié à
Athènes, sauf par le nord du Péloponnèse. Hormis quelques zones agricoles irriguées
(maïs et orange d'Arta) ou encore la ville universitaire de Ioannina, l'Épire, tout comme
l'Étolie-et-Acarnanie et le sud du Péloponnèse, est touché par une forte émigration. La
Thrace, éloignée d'Athènes, a été d'autant plus isolée que les relations avec la Bulgarie
et la Turquie ont longtemps été difficiles. La prospérité et l'intégration des îles à
l'économie nationale sont aussi très inégales. Les îles limitrophes de la Turquie, qui,
comme Chio (Khios) ou Mytilène, cumulent les handicaps de l'éloignement et d'une
activité touristique limitée, se dépeuplent. À l'inverse, les îles touristiques (Rhodes,
Mykónos dans les Cyclades, Corfou ou la Crète) ont une situation économique et
démographique plus favorable.
Bien qu'elle bénéficie d'une position de relais vers le Proche-Orient, la Grèce souffre
d'un certain isolement qui est dû à la fois à l'éloignement géographique de ses
partenaires européens et aux tensions diplomatiques avec ses plus proches voisins. Les
frontières du Nord, avec l'Albanie, l'ex-Yougoslavie et la Bulgarie, ont en effet été
longtemps totalement ou partiellement fermées, tandis que des relations conflictuelles
avec la Turquie empêchent les liaisons faciles dans l'Égée. Cependant, l'ouverture des
pays de l'Europe de l'Est devrait permettre une intensification des relations et des
échanges régionaux.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Athènes
Chalcis
Chio
Corfou
Corinthe
Crète
Ioánnina
Lárissa
Macédoine
M ykonos
Mytilène
Patras
Pirée (Le)
Rhodes
Thessalie
Thessalonique
Vólos
Les livres
Athènes - l'Olympieion d'Athènes, page 429, volume 1
Corfou, page 1257, volume 3
Grèce - le canal de Corinthe, page 2223, volume 4
Grèce - le port du Pirée, page 2223, volume 4
Rhodes, page 4371, volume 8
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Les corrélats
Bassae
Chalcidique
Eubée
Lemnos
Lesbos
Matapan (cap)
Mégare
Missolonghi

Nauplie
Navarin
Naxos
Parnasse
P átmos
S ámos
Santorin
Sounion (cap)
Syros
Zante

Histoire
Dans l'Antiquité, la Grèce, foyer philosophique et artistique, fut l'initiatrice du système
politique démocratique. Sa civilisation, qui bénéficia d'une extension et d'une diffusion peu
communes, survécut au déclin politique et à la dissolution du régime des cités : propagée à
travers tout l'Orient par Alexandre de Macédoine, adoptée par Rome et son Empire,
conservée et en partie christianisée par Byzance, la culture hellène est ainsi parvenue
jusqu'à nous.

Les origines du peuplement
La Grèce fut habitée dès le paléolithique, comme l'a prouvé la découverte d'outils de
silex dans le nord du pays. Mais le peuplement ne prit véritablement son essor qu'à
l'époque néolithique (VIe millénaire). Probablement originaires d'Anatolie, des migrants
s'installèrent sur le territoire et y introduisirent le mode de vie sédentaire, la pratique de
l'agriculture et de l'élevage, la fabrication de céramiques simples. Au IIIe millénaire survint
une nouvelle vague de migrants indo-européens, souvent considérés comme les
premiers véritables Grecs, les Hellènes, ou Achéens. Ceux-ci s'établirent jusque dans le
Péloponnèse, où se développa, à partir du XVIe siècle avant J.-C. environ, la civilisation
mycénienne. Parallèlement se déployait en Crète, depuis le IIIe millénaire, une civilisation
brillante, axée sur le commerce et la navigation, et qui est connue sous le nom de
civilisation crétoise, ou minoenne. Plus raffinée et plus précoce que la civilisation
mycénienne, elle influença l'ensemble des populations des Cyclades et les Achéens euxmêmes. À son contact, ces derniers apprirent en effet les techniques de navigation. Ils
supplantèrent même les Crétois vers le XVe siècle avant J.-C. à la faveur des
cataclysmes naturels, et s'adonnèrent à leur tour au commerce maritime avec les pays
méditerranéens. On appelle civilisation égéenne l'ensemble des cultures qui se sont
épanouies à l'âge du bronze sur les rives de la mer Égée et qui se sont influencées
mutuellement.
Grands constructeurs de forteresses, dont la plus célèbre demeure Mycènes, les
Achéens soumirent une partie des Cyclades et la Crète. Mais, affaiblis par des
dissensions internes à partir du XIIIe siècle avant J.-C., ils furent à leur tour submergés
vers 1200 avant J.-C. par de nouveaux envahisseurs indo-européens, les Doriens et les
« Grecs du Nord-Ouest «. Ceux-ci se répandirent dans le Péloponnèse, puis dans les îles
méridionales de la mer Égée, en Crète et jusqu'aux rivages de l'Asie. Traditionnellement
présentés comme des guerriers redoutables, ils auraient refoulé les Achéens, qui
s'installèrent en Attique, dans les îles et sur les côtes asiatiques, fondant la « Grèce
d'Asie « en Ionie. L'implantation sur le sol grec des Doriens, dont la nature et
l'importance demeurent discutées, fut probablement à l'origine de la disparition de la
civilisation achéenne et ouvrit une période obscure, parfois qualifiée de « Moyen Âge
hellénique «.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Achéens
Crète
Crète - Histoire
Doriens
égéenne (civilisation)

Hellade
Méditerranée - Histoire - Les premières civilisations de la mer
Mycènes
techniques (histoire des) - L'Antiquité - La fin de l'époque antique

Naissance de la cité
Au cours des deux siècles qui suivirent l'installation des Doriens, la Grèce s'organisa en
une multitude de communautés politiques, les cités (polis, en grec), dont la structure se
stabilisa au début du VIIIe siècle avant J.-C. Corollaire de l'extrême morcellement
géographique du pays, cet émiettement politique et les rivalités constantes entre les
différentes cités expliquent la difficulté endémique qu'avaient alors les Grecs à s'unir face
aux agresseurs extérieurs.
Fondée par des Doriens dans le Péloponnèse, Sparte se démarqua dès lors du reste
de la Grèce par ses institutions militaires et hiérarchiques strictes, et par son régime
monarchique, qui auraient été codifiés par Lycurgue. Elle conquit la plaine de Messénie
(guerres de 743-723 et 685-668 avant J.-C.), puis étendit sa domination sur
l'ensemble des cités du Péloponnèse, ce qui devait lui permettre de constituer, vers 550
avant J.-C., la ligue péloponnésienne dont elle prit la tête. Si Sparte était militairement
l'État le plus puissant de Grèce, elle demeura néanmoins largement fermée aux
influences extérieures.
À l'inverse, les cités grecques d'Attique et d'Asie Mineure s'orientèrent vers le
commerce maritime, se dotèrent (tout comme Sparte) d'une monnaie et multiplièrent
les échanges entre elles. Dès le VIIIe siècle avant J.-C., sur l'initiative des cités d'Asie
Mineure, les Grecs fondèrent des villes nouvelles sur le pourtour méditerranéen. Ainsi, de
nombreuses colonies furent implantées en Italie méridionale et en Sicile, qui formèrent
alors la Grande-Grèce. D'autres s'établirent dans le delta du Rhône et le long de la côte
languedocienne, mais aussi en Thrace, dans la région des Détroits, sur les côtes de la
mer Noire et sur celles d'Afrique. Les causes de ce mouvement de colonisation, qui
connut sa plus grande expansion aux VIIe et VI e siècles avant J.-C., furent avant tout
d'ordre économique. L'agriculture locale, insuffisante pour nourrir l'ensemble de la
population, tout autant que les conditions de vie imposées aux plus pauvres par
l'oligarchie contraignirent de nombreux Grecs à s'expatrier. À partir du VII e siècle avant
J.-C., la fondation de colonies devint une entreprise publique, sur l'initiative de la cité ellemême. Les colonies grecques ainsi fondées devenaient totalement indépendantes de
leur cité mère ; elles entretenaient cependant avec elle des relations commerciales
privilégiées et conservaient leurs particularismes religieux, leur calendrier et leurs
institutions.
Sous l'effet de révolutions économiques et sociales, le gouvernement monarchique
originel des cités se convertit progressivement en démocratie, après une période de
crise marquée par la prise de pouvoir autoritaire d'un tyran. Ainsi, Athènes, qui passa
vers 680 avant J.-C. du régime monarchique au régime oligarchique, connut une
première tyrannie en 632 avant J.-C., puis se dota vers 621 avant J.-C. d'une
Constitution écrite, que Solon amenda en 594 avant J.-C. Une seconde tyrannie fut
exercée par Pisistrate et ses fils de 561 à 510 avant J.-C., mais Clisthène rétablit le
système démocratique et le réforma.
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Les corrélats
cité
cité - Les cités grecques
Clisthène
colonisation - Les colonies de l'Antiquité
Doriens
Grande-Grèce
Lycurgue
Messénie
Pisistrate
Quatre-Cents (conseil des)
Solon
Sparte

Sybaris
techniques (histoire des) - L'Antiquité - La fin de l'époque antique
tyran
Les livres
Grèce - coupe à figures noires, page 2224, volume 4
Grèce - la porte des Lionnes, page 2224, volume 4
Grèce - bas-relief attique représentant des fantassins armés, page 2225,
volume 4

Les guerres médiques et l'hégémonie athénienne
Durant la première moitié du Ve siècle avant J.-C., un long conflit opposa les Grecs et les
Perses. Les guerres médiques (de Mèdes, ancien peuple de Perse) obligèrent l'ensemble
des cités à s'unir contre l'envahisseur et favorisèrent même une alliance exceptionnelle
de Sparte et d'Athènes. Les cités grecques d'Ionie (côte occidentale de l'Asie Mineure)
avaient été soumises au milieu du VIe siècle avant J.-C. par Cyrus le Grand, le fondateur
de l'Empire perse achéménide. En 499 avant J.-C., à l'instigation de l'une d'entre elles,
Milet, elles se révoltèrent contre cette domination. Athènes se porta à leur secours,
mais la révolte fut réprimée par le roi perse Darius Ier , qui détruisit Milet (494 avant J.C.). Sparte et Athènes s'unirent alors et firent échec à deux grandes expéditions perses.
Après la bataille de Marathon, en Attique, remportée par Athènes (490 avant J.-C.),
Xerxès Ier , successeur de Darius, franchit l'Hellespont, infligea aux Spartiates une terrible
défaite au défilé des Thermopyles (480 avant J.-C.) et s'empara d'Athènes, désertée
par sa population. Mais les Perses furent battus à Salamine, à Platées et au cap Mycale
(Ionie) entre 480 et 479 avant J.-C. En 468 avant J.-C., ils étaient chassés de la mer
Égée. Enfin, en 449 avant J.-C., un traité leur en interdit l'accès et entérina la liberté des
cités grecques.
Les guerres médiques furent l'occasion pour Athènes d'imposer sa suprématie sur un
véritable empire. Elle prit la tête de la ligue de Délos, une alliance militaire fondée en 477
avant J.-C. et qui réunissait la plupart des cités d'Asie Mineure et des Cyclades. À
l'origine, la participation à cette ligue était librement consentie, mais elle devint bientôt
une contrainte au profit d'Athènes : celle-ci ravit le trésor de la ligue (454 avant J.-C.),
exigea d'importants tributs des cités sujettes, leur imposa sa monnaie et son système
de poids et mesures. Au faîte de sa puissance, enrichie par ses exactions, Athènes
connut alors une époque de suprématie politique, intellectuelle et artistique qui atteignit
son apogée sous Périclès (461/429 avant J.-C.). Celui-ci renforça en outre les
institutions démocratiques de la cité. Voir aussi Athènes.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Athènes
Confédérations athéniennes
Cyrus II le Grand
Darius - Darius Ier le Grand
Délos
enseignement - Introduction
Marathon
médiques (guerres)
Milet
Périclès
Perse - L'Empire perse achéménide
Platée
Salamine
Sparte
Thémistocle
Thermopyles (les)
Xerxès - Xerxès Ier
Les livres
Grèce - effigie sculptée du messager de la bataille de Marathon, page 2225,
volume 4

Grèce - les lois de Gortyne, page 2225, volume 4
Grèce - fragment de poterie, page 2225, volume 4

La guerre du Péloponnèse et le déclin des cités
Sparte bénéficia du mécontentement des cités mises à mal par l'impérialisme athénien,
et entra en guerre contre sa rivale à la faveur d'un conflit entre Corinthe et Athènes. La
guerre du Péloponnèse (431-404 avant J.-C.) impliqua l'ensemble des cités grecques.
Les dix premières années de guerre ne furent marquées par aucun résultat décisif, car
Athènes, malgré sa richesse, avait été affaiblie par une terrible épidémie de peste. La
trêve conclue en 421 avant J.-C. (paix de Nicias) fut rompue à l'initiative de l'Athénien
Alcibiade. Le conflit s'acheva sur la défaite d'Athènes, qui dut accepter la paix en 404
avant J.-C., après la bataille navale d'Aigos-Potamos (405 avant J.-C.) Le régime
politique athénien évolua alors dans un premier temps vers la tyrannie (404-403 avant
J.-C.), puis vers une démocratie à caractère démagogique.
Alors que la guerre du Péloponnèse avait affaibli l'ensemble des cités et ruiné le pays,
Sparte s'engagea dans une guerre contre la Perse (400-387 avant J.-C.), qui s'était
alliée avec Thèbes, Corinthe et Athènes. La Perse y gagna la mainmise sur les cités
grecques d'Ionie. Athènes tenta alors de rétablir son hégémonie sur la mer Égée ; elle
s'allia avec Thèbes en 378 avant J.-C. et recréa, l'année suivante, une confédération
maritime qui réunit une soixantaine de membres. Mais ses méthodes autoritaires
provoquèrent un nouveau mécontentement des fédérés, qui se révoltèrent en 357
avant J.-C. La faiblesse des plus puissantes cités grecques et l'absence d'une force
centralisatrice rendirent alors possible la domination de la Macédoine sur la Grèce.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Achéenne (ligue)
Aigos-Potamos
Alcibiade
Mantinée
Nicias
Péloponnèse
Péloponnèse - La guerre du Péloponnèse
Sparte
Thèbes
Les livres
Alexandre le Grand - campagnes et étendue de son empire, page 128,
volume 1
Grèce - la guerre du Péloponnèse, page 2227, volume 4

Les dominations macédonienne et romaine
La Macédoine était gouvernée depuis 359 avant J.-C. par le roi Philippe II. Celui-ci
projeta de soumettre les pays voisins avant de lancer une vaste offensive contre
l'Empire perse. Après la chute de plusieurs cités grecques de 357 à 339 avant J.-C.
(Amphipolis, Olynthe, Élatée en Béotie), les Athéniens s'allièrent à Thèbes pour arrêter
Philippe. Défaits à Chéronée en 338 avant J.-C., ils furent contraints d'adhérer à la ligue
de Corinthe, placée sous l'égide de la Macédoine. Alexandre le Grand, qui succéda à
Philippe en 336 avant J.-C., réprima un soulèvement grec, détruisit Thèbes, puis mit en
oeuvre la campagne militaire préparée par son père. Soumettant l'Égypte et l'Empire
perse, il se tailla un vaste empire, et ses expéditions le menèrent jusqu'à l'Indus ; il
introduisit en Orient la langue et la civilisation grecques. Mais, après sa mort prématurée
(323 avant J.-C.), son empire se démembra en trois grands États, dirigés par ses
lieutenants (les diadoques) qui fondèrent tous une dynastie : la Macédoine, l'Égypte et la
Syrie. Les cités grecques tentèrent alors de recouvrer leur indépendance et se
soulevèrent en 322 avant J.-C. Elles furent vaincues par la Macédoine, mais ne
renoncèrent pas et constituèrent les ligues Étolienne et Achéenne. Seul le Péloponnèse
recouvra une brève indépendance (249-221 avant J.-C.), et la Grèce demeura sous


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