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Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, ESQUISSE D'UN TABLEAU DES PROGRÈS DE L'ESPRIT HUMAIN

Littérature

Aperçu du corrigé : Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, ESQUISSE D'UN TABLEAU DES PROGRÈS DE L'ESPRIT HUMAIN



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Document transmis par : thomas26698


Publié le : 26/9/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, ESQUISSE D'UN TABLEAU DES PROGRÈS DE L'ESPRIT HUMAIN
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Après avoir pris une part active à la Révolution, Condorcet est poursuivi par un mandat d'arrestation du 8 juillet 1793.
 En effet, dès 1792, il écrit dans la Chronique de Paris : « Deux classes d'hommes menacent notre liberté. L'une est celle des gens qui ont besoin de gouverner, d'intriguer et de s'enrichir ; l'autre, celle des gens qui ont besoin de se faire acheter. Les uns se chargent d'ameuter les riches, les autres d'agiter le peuple... «
 Cette attaque est confirmée dans un pamphlet anonyme que l'on attribue à Condorcet. On peut y lire : «La révolution française est une religion et Robespierre y fait une secte ; c'est un prêtre qui a des dévotes ; mais il est évident que toute sa puissance est en quenouille. « L'Incorruptible n'apprécie guère ces attaques.
 En juin 1793, Condorcet dénonce la faillite de la révolution. Contraint de se cacher, il travaille à un Tableau historique des progrès de l'esprit humain dont il ne terminera que l'esquisse.
 Le passage qui suit est extrait de la dixième et dernière époque envisagée par l'auteur.



 

Esquisse d'un tableau des progrès de l'esprit humain


Il arrivera donc, ce moment où le soleil n'éclairera plus, sur la terre, que des hommes libres, et ne reconnaissant d'autre maître que leur raison ; où les tyrans et les esclaves, les prêtres et leurs stupides ou hypocrites
5 instruments n'existeront plus que dans l'histoire et sur les théâtres ; où l'on ne s'en occupera plus que pour plaindre leurs victimes et leurs dupes, pour s'entretenir, par l'horreur de leurs excès, dans une utile vigilance, pour savoir reconnaître et étouffer, sous le poids de la raison, les premiers germes de la superstition et de la tyrannie, si jamais ils osaient reparaître.
En parcourant l'histoire des sociétés, nous aurons eu l'occasion de faire voir que souvent il existe un grand intervalle entre les droits que la loi reconnaît dans les citoyens, et les droits dont ils ont une jouissance réelle ; entre l'égalité qui est établie par les institutions politiques, et celle qui existe entre les individus : nous aurons fait remarquer que cette différence a été une des principales causes de la destruction de la liberté dans les républiques anciennes, des orages qui les ont troublées, de la faiblesse qui les a livrées à des tyrans étrangers.
Ces différentes ont trois causes principales : l'inégalité de richesse, l'inégalité d'état entre celui dont les moyens de subsistance, assurés par lui-même, se transmettent à sa famille, et celui pour qui ces moyens sont dépendants de la durée de sa vie, ou plutôt de la partie de sa vie où il est capable de travail ; enfin, l'inégalité d 'instruction.
Il faudra donc montrer que ces trois espèces d'inégalité réelle doivent diminuer continuellement, sans pourtant s'anéantir, car elles ont des causes naturelles et nécessaires, qu'il serait absurde et dangereux de vouloir détruire ; et l'on ne pourrait même tenter d'en faire disparaître entièrement les effets, sans ouvrir des sources d'inégalité plus fécondes, sans porter aux droits des hommes des atteintes plus directes et plus funestes.


I. Questions


1. Dégagez la structure de la période qui compose le premier paragraphe.
2. Quelle(s) définition(s) l'auteur avance-t-il de l'égalité ?
3. Quel rapport Condorcet établit-il entre l'égalité et la liberté ? Rédigez votre réponse en reconstituant la progression logique des arguments avancés par l'auteur.


II. Travaux d'écriture


1. Qu'est-ce qui, d'après Condorcet, s'oppose au progrès de l'esprit humain ? D'après ce texte, comment la raison parvient-elle à se développer ? Appréciez la pertinence de son point de vue à notre époque. Rédigez une réponse argumentée en une page minimum.
2. Résumez ce texte en 70 mots, + ou — 10 %

 




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