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Jean-Claude Renard, rendant compte de son expérience de poète, analyse dans les lignes qui suivent la relation qu'il entretient avec son propre langage : « Il a ses racines en moi comme j'ai mes racines en lui. Il est un miroir à double réflexion où je reconnais ce que je suis et ce que je ne suis pas. Par suite, c'est un miroir qui me trahit- aux deux sens de ce verbe. Car il donne de moi une image à la fois plus vraie et plus fausse que celle que je puis, consciemment ou inconsciemment, en donner moi-même. Plus vraie : parce qu'il m'explore et me dénude. Plus fausse : parce qu'il me dissimule et me change en sa fable. Mais c'est néanmoins un miroir où se dévoile ce que je fonde et ce qu'il fonde. Bref, ce que je crée me crée à son tour tout en se créant soi-même. De sorte que si le poème me parle et parle de moi sous un mode que ne saurait remplacer aucun autre langage, ne serait-ce point parce qu'il me récupère, tout entier ? » Jean-Claude Renard, Une autre parole, 1981. En vous appuyant sur des exemples précis, vous direz ce que vous pensez de cette réflexion contemporaine sur la poésie.

Littérature

Aperçu du corrigé : Jean-Claude Renard, rendant compte de son expérience de poète, analyse dans les lignes qui suivent la relation qu'il entretient avec son propre langage : « Il a ses racines en moi comme j'ai mes racines en lui. Il est un miroir à double réflexion où je reconnais ce que je suis et ce que je ne suis pas. Par suite, c'est un miroir qui me trahit- aux deux sens de ce verbe. Car il donne de moi une image à la fois plus vraie et plus fausse que celle que je puis, consciemment ou inconsciemment, en donner moi-même. Plus vraie : parce qu'il m'explore et me dénude. Plus fausse : parce qu'il me dissimule et me change en sa fable. Mais c'est néanmoins un miroir où se dévoile ce que je fonde et ce qu'il fonde. Bref, ce que je crée me crée à son tour tout en se créant soi-même. De sorte que si le poème me parle et parle de moi sous un mode que ne saurait remplacer aucun autre langage, ne serait-ce point parce qu'il me récupère, tout entier ? » Jean-Claude Renard, Une autre parole, 1981. En vous appuyant sur des exemples précis, vous direz ce que vous pensez de cette réflexion contemporaine sur la poésie.



Publié le : 27/1/2011 -Format: Document en format HTML protégé

Jean-Claude Renard, rendant compte de son expérience de poète, analyse dans les lignes qui suivent la relation qu'il entretient avec son propre langage :

« Il a ses racines en moi comme j'ai mes racines en lui. Il est un miroir à double réflexion où je reconnais ce que je suis et ce que je ne suis pas. Par suite, c'est un miroir qui me trahit- aux deux sens de ce verbe. Car il donne de moi une image à la fois plus vraie et plus fausse que celle que je puis, consciemment ou inconsciemment, en donner moi-même. Plus vraie : parce qu'il m'explore et me dénude. Plus fausse : parce qu'il me dissimule et me change en sa fable. Mais c'est néanmoins un miroir où se dévoile ce que je fonde et ce qu'il fonde. Bref, ce que je crée me crée à son tour tout en se créant soi-même. De sorte que si le poème me parle et parle de moi sous un mode que ne saurait remplacer aucun autre langage, ne serait-ce point parce qu'il me récupère, tout entier ? »

Jean-Claude Renard, Une autre parole, 1981.

En vous appuyant sur des exemples précis, vous direz ce que vous pensez de cette réflexion contemporaine sur la poésie.
Zoom

-analyse grammaticale de la citation :
 
 La citation est très articulée par des liens logiques : « Par suite, car, plus vraie : parce que, plus fausse : parce que, mais c'est néanmoins, bref, de sorte que . «
 Les deux sujets principaux sont représentés par les pronoms personnels « je «(le poète) et « il «(le langage de ce poète).Le texte repose sur une série de paradoxes et de retournements. Jean-Claude Renard nous fait assister à une inter-réaction entre « je « et « il «.
 Les deux premières phrases posent deux images essentielles : « racine « et « miroir «.
 La conséquence finale est exprimée par le biais d'une phrase interrogative.
  




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Le corrigé du sujet "Jean-Claude Renard, rendant compte de son expérience de poète, analyse dans les lignes qui suivent la relation qu'il entretient avec son propre langage : « Il a ses racines en moi comme j'ai mes racines en lui. Il est un miroir à double réflexion où je reconnais ce que je suis et ce que je ne suis pas. Par suite, c'est un miroir qui me trahit- aux deux sens de ce verbe. Car il donne de moi une image à la fois plus vraie et plus fausse que celle que je puis, consciemment ou inconsciemment, en donner moi-même. Plus vraie : parce qu'il m'explore et me dénude. Plus fausse : parce qu'il me dissimule et me change en sa fable. Mais c'est néanmoins un miroir où se dévoile ce que je fonde et ce qu'il fonde. Bref, ce que je crée me crée à son tour tout en se créant soi-même. De sorte que si le poème me parle et parle de moi sous un mode que ne saurait remplacer aucun autre langage, ne serait-ce point parce qu'il me récupère, tout entier ? » Jean-Claude Renard, Une autre parole, 1981. En vous appuyant sur des exemples précis, vous direz ce que vous pensez de cette réflexion contemporaine sur la poésie." a obtenu la note de : aucune note

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