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JEAN - PIERRE CHEVENEMENT Un nationalisme républicain dirigé contre les particularismes

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JEAN - PIERRE CHEVENEMENT Un nationalisme républicain dirigé contre les particularismes
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JEAN - PIERRE CHEVENEMENT Un nationalisme républicain dirigé contre les particularismes




29 AOUT 2000 Une fois de plus, la troisième, Jean-Pierre Chevènement a choisi la démission comme acte politique. Tentera-t-il, une fois encore, de fonder sur ce départ une entreprise politique ? Après avoir rompu, en 1983, avec le gouvernement de la rigueur et de l'Europe, il avait transformé son courant du PS, le Ceres, en Socialisme et République. Après avoir refusé la guerre du Golfe, en 1991, il avait lancé le Mouvement des citoyens. Quel nouvel emblème l'ex-ministre de l'intérieur va-t-il brandir, maintenant qu'il a mis fin à une alliance de cinq ans avec Lionel Jospin ? Comme les deux fois précédentes, c'est, finalement, mû par "une certaine idée de la République" - autrement dit, pour lui, de la France - que l'élu de Belfort a choisi, à soixante et un ans, de prendre de nouveau le large. Toujours au coeur de la gauche, toujours en décalage, un pied dedans, l'autre dehors : cette dialectique, intime avant d'être politique, M. Chevènement la pratique depuis bientôt quarante ans. Fils d'instituteurs, né à Belfort à la veille de la guerre, reçu en 1963 à l'ENA, où il croisa de loin M. Jospin, il avait connu auparavant une expérience qui explique peut-être pour une part ses réactions d'aujourd'hui face à l'évolution de la Corse et à celle du premier ministre sur ce dossier. En avril 1961, au lendemain du putsch des généraux, M. Chevènement était arrivé à Alger pour y faire son service militaire. Faisant ses classes d'officier à Cherchell, il avait découvert, en même temps que l'horreur de la guerre dans l'Oranais, les derniers soubresauts de l'Algérie française. Au lendemain des accords d'Evian, en mars 1962, il avait décidé ce "confondre [son] action avec le mouvement de l'Histoire ", rempilé comme chef adjoint du cabinet du dernier préfet d'Oran et, dans une préfecture qui servait de cible, chaque jour, aux bazookas des desperados de l'OAS, il avait tenté de servir un Etat agonisant, qui ne songeait qu'à plier bagage. Responsable consulaire, il s'était dépensé pendant six mois pour faire libérer les centaines d'Européens enlevés le 5 juillet, dernier jour de l'Algérie française ; malgré plusieurs démarches auprès du nouveau chef de l'Etat, Ahmed Ben Bella, ses efforts étaient restés vains : seuls une vingtaine d'enlevés avaient été rendus vivants par les Algériens. Le jeune Chevènement n'avait-il pas consacré son mémoire de fin d'études, à Sciences-Po, sous la direction de Raoul Girardet, à "La droite nationaliste devant l'Allemagne", avec l'ambition d'expliquer "la fascination commune de l'Allemagne" chez les maurrassiens, les gaullistes et l'extrême droite vichyssoise ? N'avait-il pas, à Sciences-Po encore, flirté avec un petit club, Patrie et Progrès, qui cherchait la voie médiane d'un "socialisme patriotique" et d'une révolution nationale permettant à la République de survivre à de Gaulle ? N'y avait-il pas noué, d'ailleurs, de solides amitiés avec quelques- uns des futurs animateurs du Ceres comme Didier Motchane, Alain Gomez ou Michel Charzat ? Enfin, n'avait-il pas éprouvé, tout au long de la crise algérienne, une admiration qui ne se démentirait plus pour Michel Debré ? Ces jours-ci, il rappelait volontiers que le premier ministre de la Ve République était parti, en 1962, lorsque de Gaulle avait, selon lui, changé de politique en Algérie. Et qu'il était revenu au gouvernement, quatre ans plus tard, comme ministre de l'économie et des finances... A la même époque, M. Chevènement, lui, créait au sein de la vieille SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière, le PS d'alors, dirigé par Guy Mollet) le Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste, le Ceres, avec M. Gomez - futur PDG de Thomson -, M. Motchane - aujourd'hui à la Cour des comptes - et Georges Sarre, actuel député de Paris, maire du 11e arrondissement et, à l'époque, syndicaliste FO au centre de tri postal Paris-Brune. Dès 1968, le Ceres et ses "énarques" apparaissaient comme le laboratoire d'idées de la gauche "non communiste", comme on disait alors. Des événements de Mai, M. Chevènement et ses amis avaient tiré froidement cet ordre du jour : "Le socialisme ne se décrète pas d'en haut. Il se construit d'en bas. Pour impulser le processus, l'action d'un parti de classe et de masse est capitale. La construction d'un tel parti doit devenir la priorité immédiate." Dès 1969, le premier bastion était conquis : avec les sections d'entreprise de M. Sarre en guise de commandos, le Ceres déboulonnait les vieux caciques de la fédération socialiste de Paris et inventait l'emblème du poing à la rose. Le 11 juin 1971, à l'ouverture du congrès d'Epinay, M. Chevènement et ses amis avaient gagné : avec les 8,5 % des mandats rassemblés sur leur motion, ils étaient à la charnière, entre la vieille garde Savary-Mollet et l'aventure proposée par le trio Mitterrand- Mauroy-Deferre. Les hussards du Ceres choisissaient l'aventure. Convaincus que le sens de l'Histoire justifiait quelques acrobaties tactiques, ils n'hésitaient pas devant une alliance avec la droite du parti, ni à faire triompher Mitterrand, pour entrer au secrétariat, où M. Chevènement, à trente-deux ans, se voyait confier la tâche stratégique d'élaborer le programme du nouveau PS. En mars 1973, il conquérait son premier mandat de député à Belfort, dont il a fait, depuis vingt-sept ans, un fief inexpugnable en y gagnant, en 1983, la mairie. Quatre ans après Epinay, au congrès de Pau, le Ceres était renvoyé dans la minorité par François Mitterrand, qui avait alors accueilli Michel Rocard dans sa majorité. Amer devant le triomphe de cette "deuxième gauche " honnie, entrée en force au PS l'année précédente, M. Chevènement, renouant avec le patriotisme claironné, quinze ans auparavant, par Patrie et Progrès, affichait, à côté de Charles Hernu, sa volonté de réconcilier les socialistes avec l'armée, multipliait les propositions de réforme...


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