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Lettre a monsieur bagieu - A Berlin, le 19 décembre 1752. Voltaire, Correspondance

Littérature

Aperçu du corrigé : Lettre a monsieur bagieu - A Berlin, le 19 décembre 1752. Voltaire, Correspondance



Publié le : 7/4/2011 -Format: Document en format HTML protégé

Lettre a monsieur bagieu - A Berlin, le 19 décembre 1752. Voltaire, Correspondance
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L'énoncé du texte indiquait que cette lettre a été écrite à Berlin en décembre 1752. L'aventure berlinoise de Voltaire étant l'un des épisodes les plus célèbres de la vie de notre auteur, on peut espérer qu'un élève de Première qui a appris ses leçons durant l'année est capable de situer approximativement ce texte, sans bien sûr entrer dans des détails d'érudition. Si nous avons ici été assez précis, c'est à titre purement informatif : on n'attend évidemment pas d'un élève qu'il connaisse dans le détail les démêlés de Voltaire avec Maupertuis, ou les raisons qui ont poussé La Mettrie à venir s'établir à Berlin.
 
 A part ces quelques points historiques, le texte ne présente guère de difficultés de compréhension : une note indique qui était Bagieu, le correspondant de Voltaire, le texte précise lui-même que Codénius est le médecin officiel du Roi de Prusse et on peut espérer qu'un élève de Première ou de Terminale sait qui sont Pascal, Alexandre, Mathusalem et même Fontenelle, auteur souvent étudié en classe de Première.
  




 
 Votre lettre, monsieur, vos offres touchantes, vos conseils font sur moi la plus vive impression, et me pénètrent de reconnaissance. Je voudrais pouvoir partir tout à l'heure et venir me mettre entre vos mains et dans les bras de ma famille. J'ai apporté à Berlin environ une vingtaine de dents, il m'en reste à peu près six; j'ai apporté deux yeux, j'en ai presque perdu un; je n'avais point d'érysipèle 2, et j'en ai gagné un que je ménage beaucoup. Je n'ai pas l'air d'un jeune homme à marier, mais je considère que j'ai vécu près de soixante ans, que cela est fort honnête, que Pascal et Alexandre n'ont vécu qu'environ la moitié, et que tout le monde n'est pas né pour aller dîner à l'autre bout de Paris, à quatre-vingt-dix-huit ans comme Fontenelle. La nature a donné à ce qu'on appelle mon âme un étui des plus minces et des plus misérables. Cependant j'ai enterré presque tous mes médecins, et jusqu'à La Mettrie. Il ne me manque plus que d'enterrer Codénius, médecin du roi de Prusse; mais celui-là a la mine de vivre plus longtemps que moi; du moins je ne mourrai pas de sa façon. Il me donne quelquefois de longues ordonnances en allemand; je les jette au feu, et je n'en suis pas plus mal. C'est un fort bon homme, et il en sait tout autant que les autres; et, quand il voit que mes dents tombent, et que je suis attaqué du scorbut, il dit que j'ai une affection scorbutique. Il y a de grands philosophes qui prétendent qu'on peut vivre aussi longtemps que Mathusalem, en se bouchant tous les pores, et en vivant comme un ver à soie dans sa coque; car nous avons à Berlin des vers à soie et des beaux esprits transplantés. Je ne sais pas si ces manufactures-là réussiront ; tout ce que je sais, c'est que je ne suis point du tout en état de voyager cet hiver. Je me suis fait un printemps avec les poêles; et quand le vrai printemps sera revenu, je compte bien, si je suis en vie, vous apporter mon squelette. Vous le disséquerez, si vous voulez. Vous y trouverez un cœur qui palpitera encore des sentiments de reconnaissance et d'attachement que vous lui inspirez. Soyez persuadé, monsieur, que, tant que je vivrai, je vous regarderai comme un homme qui fait honneur au plus utile de tous les arts, et comme le plus obligeant et le plus aimable du monde.
 
 Voltaire, Correspondance.
 
 Vous présenterez de ce texte un commentaire composé. Vous pourrez par exemple essayer de caractériser la manière de Voltaire dans le portrait qu'il trace ici de lui-même et le jugement qu'il porte sur certains de ses contemporains.




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