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La liberté et le bonheur sont-ils toujours compatibles?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La liberté et le bonheur sont-ils toujours compatibles?



Publié le : 24/3/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	La liberté et le bonheur sont-ils toujours compatibles?
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Analyse du sujet :

-                         Il y a un présupposé curieux à ce sujet, et qui doit être interrogé : liberté et bonheur sont-ils eux-mêmes déjà compatibles entre eux ?

-                         Peut-être la réponse à cette question est-elle contenue implicitement dans le sujet : liberté et bonheur seraient par exemple compatibles à la condition sine qua non qu'il y ait la vie en société (ou justement au contraire, à condition de vivre sans la société).

-                         Il est bon de tenter de définir succinctement les notions en présence.

-                         On ne peut se contenter de comprendre la liberté comme « absence de contrainte «. Pour s'élever à une intelligence plus forte de la notion, on peut la compléter à l'aide de la notion de « raison «, en considérant que la vraie liberté est celle de l'être rationnel délibérant sur ses actions et choisissant ses actes en toute responsabilité.

-                         De même le bonheur ne peut-il simplement en rester à la jouissance passive de l'animal soumis à son plaisir instinctif ou organique. Il y a des formes de bonheur qu'on a tendance à considérer comme plus élevées, qui vont de la satisfaction à exercer sa raison jusqu'à celle de regarder sa vie comme un tout cohérent, et qui peuvent même passer par le sacrifice pour le bien de la société.

 

 

Problématisation :

Le sujet semble d'emblée s'appuyer sur des prémisses hâtives : nous ne sommes pas en mesure d'affirmer sans émettre des réserves que la liberté et le bonheur soient eux-mêmes compatibles entre eux. Dès lors, est-il permis de pousser l'assertion jusqu'à affirmer qu'ils puissent être compatibles avec un troisième terme, à savoir cette mystérieuse « vie en société « ? La liberté et le bonheur pourraient très bien être incompatibles, car être libre, c'est faire des choix, c'est-à-dire prendre le risque du remords, courir le danger de l'acte qui va nous conduire au malheur, en endosser la responsabilité et ainsi redoubler le malheur par la culpabilité. Toutefois, peut-on dire qu'un homme qui serait heureux sans être libre connaîtrait un bonheur véritable ? Si donc la vie en société est compatible avec la liberté et le bonheur, c'est qu'elle permet aussi que soient réconciliés ces deux derniers termes. Le problème qu'il nous faut résoudre est donc de savoir si la vie en société peut réunifier suffisamment ces deux termes opposés pour qu'ils trouvent en elle une existence réelle.

 



« Il est manifeste (...) que l'homme est par nature un animal politique, et que celui qui est hors cité, naturellement bien sûr et non par le hasard des circonstances, est soit un être dégradé soit un être surhumain ». -                         Nous voyons ici que pour Aristote, l'homme vit par nature en société, et on ne peut considérer pour lui une autre forme de vie. -                         La cité n'a pas uniquement pour but de subvenir aux besoins matériels et de garantir la sécurité des citoyens, elle est le lieu où il leur est permis d'exercer leur liberté, et donc de réaliser leur nature. -                         C'est par ailleurs seulement dans la cité que le bonheur et la liberté peuvent voir le jour, car c'est en elle seule que s'incarnent des institutions et des modes d'organisation qui sont des oeuvres de liberté et de raison. -                         De la sorte, il nous faut en déduire que pour l'être humain, c'est justement la vie en société qui rend possible la liberté et le bonheur. L'homme seul ne pourrait délibérer sur le juste et l'injuste, il ne serait soumis qu'à la loi de la nature. -                         Pour autant, toute société n'est pas nécessairement apte à permettre la liberté et le bonheur véritable. -                         Les sociétés le permettant sont d'ailleurs assez rare, c'est pourquoi Aristote lui-même essaye d'en tracer les contours dans le début de ses Politiques. -                         Aristote souligne à cet égard la difficulté de réaliser une société qui permette la vertu générale : si le meilleur gouvernement en droit est celui de la politeia, c'est-à-dire celui dans lequel c'est tout le peuple qui gouverne, il ne l'est pas en fait, car il impossible que tout le peuple soit vertueux.


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