Livre IV: Confessions de Rousseau

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Livre IV: Confessions de Rousseau

Littérature

Aperçu du corrigé : Livre IV: Confessions de Rousseau



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Document transmis par : Jimmy39975


Publié le : 30/10/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Livre IV:  Confessions de Rousseau
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En attendant à Lyon les nouvelles de Madame de Warens que Mademoiselle de Châtelet lui a promises, Rousseau mène l'existence d'un vagabond dans cette ville qu'il considère « comme celle de l'Europe où règne la plus affreuse corruption « (p.205). Vivant d'expédients, il couche souvent « à la belle étoile et dormant étendu par terre ou sur un banc aussi tranquillement que sur un lit de roses « (p.205). Dans ce texte, qui évoque une nuit passée sans doute sur le quai de la Saône, on observera le rôle de la mémoire affective, la variété des sensations et la suggestion des émotions.



«Je me souviens même d'avoir passé une nuit délicieuse hors de la ville, dans un chemin qui côtoyait le Rhône ou la Saône, car je ne me rappelle pas lequel des deux. Des jardins élevés en terrasse bordaient le chemin du côté opposé. Il avait fait très chaud ce jour là, la soirée était charmante ; la rosée humectait l'herbe flétrie ; point de vent, une nuit tranquille ; l'air était frais, sans être froid ; le soleil, après son coucher, avait laissé dans le ciel des vapeurs rouges dont la réflexion rendait l'eau couleur de rose ; les arbres des terrasses étaient chargés de rossignols qui se répondaient de l'un à l'autre. Je me promenais dans une sorte d'extase livrant mes sens et mon coeur à la jouissance de tout cela, et soupirant seulement un peu du regret d'en jouir seul. Absorbé dans ma douce rêverie, je prolongeai fort avant dans la nuit ma promenade, sans m'apercevoir que j'étais las. Je m'en aperçus enfin. Je me couchai voluptueusement sur la tablette d'une espèce de niche ou de fausse porte enfoncée dans un mur de terrasse ; le ciel de mon lit était formé par les têtes des arbres ; un rossignol était précisément au-dessus de moi ; je m'endormis à son chant : mon sommeil fut doux, mon réveil le fut d'avantage. Il était grand jour : mes yeux en s'ouvrant virent l'eau, la verdure, un paysage admirable. Je me levai, me secouai, la faim me prit, je m'acheminai gaiement vers la ville, résolu de mettre à un bon déjeuner deux pièces de six blancs qui me restaient encore. J'étais de si bonne humeur, que j'allais chantant tout le long du chemin, et je me souviens même que je chantais une cantate de Batistin, intitulée Les bains de Thomery, que je savais par coeur. «




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