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Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative

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Aperçu du corrigé : Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative



Publié le : 3/8/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative
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Alors que la légitimité de la représentation politique s’affaiblie de plus en plus du fait d’une perte de confiance simultanée entre peuple et représentants et que ce fossé n’arrive plus à être comblé par les instruments de la communication politique, un « nouvel esprit de la démocratie « émerge : la démocratie participative. Celle-ci s’offre en « alternative politique « afin de revitaliser la démocratie elle-même. Cet ouvrage de Loïc Blondiaux vise à expliquer comment rendre compte de ce phénomène émergeant « aux contours flous et aux effets indécis «.

La force d’une notion floue

Selon Loïc Blondiaux, les gouvernements représentatifs sont caractérisés par leur méfiance à l’égard du peuple, peuple qui n’existe pas en dehors des périodes électorales amenant à une rupture des idéaux de la démocratie athénienne. Cette participation du peuple ne sera pensée qu’à parti du XXème siècle a travers « la médiation des partis politiques «. Mais même si cette vison du « travail politique « a su s’imposer, l’auteur souligne que celui-ci n’a cessé d’être contestée. Comment expliquer alors cette « résurgence contemporaine et soudaine […] de l’idée de participation « ? Dans les années 1960, la montée des mouvements sociaux urbains remet en cause les décisions prises par le gouvernement, en particulier dans le cadre de projets d’aménagement ou de projets environnementaux, qui, dans les deux cas, ont des répercussions importantes sur le cadre de vie de la population. Ainsi différentes expériences sont tentées en France. D’abord par un mouvement ascendant où l’on voit la participation comme instrument de contestation du système politique initié par les citoyens dans les années 1960 à 1970, puis par un mouvement descendant dans lequel les autorités politiques élues en sont le moteur à partir des années 1990. Ce dernier mouvement soulève diverses critiques quant au caractère strictement consultatif et non commanditaire de ces participations ou encore aux limites qu’opèrent l’orchestration et l’organisation par le pouvoir politique de ces « sollicitations «.Mais ce mouvement est très peu dynamique en France et à plutôt tendance à s’inspirer d’exemples étrangers que d’en impulser. A cette monté de la démocratie participative se joint alors tout naturellement l’émergence d’un groupe de « professionnels de la participation «. Cette forme de démocratie se « donne à voir désormais comme une affaire de spécialistes, intervenants le plus souvent sur commande des pouvoirs publics. «. On introduit aussi l’idée que la participation doit se faire à partir de « normes particulières «. Pour l’auteur, ce « double processus « n’est pas sans conséquences. Cela permet d’offrir une définition de la participation et de la contrôler au nom des savoirs qui sont requis pour la pratiquer. Ainsi, selon Loïc Blondiaux, la force de la démocratie participative tient à son flou, à ses multiples usages. Mais cette force tient aussi « à la force sociales des discours qui accompagnent la diffusion de ces instruments « constituant une réponse à « une ou plusieurs évolutions structurelles de nos sociétés. «. L’auteur soulève alors six hypothèses d’évolutions structurelles pouvant justifier la participation allant de l’hypothèse de « sociétés de plus en plus complexes « en passant par des « société des plus en plus réflexives « jusqu’au fait que nos sociétés seraient devenues « ingouvernables «. Pour lui, les six hypothèses se renforcent mutuellement, et contribuent à souligner l’idée selon laquelle « l’implication politique des citoyens ordinaires s’inscrirait dans la conséquence de mutations sociales profondes. «. Cette bonne audience dont bénéficie la démocratie participative ne semble pourtant pas convenir aux élus. Pour eux, la participation des citoyens ne doit avoir qu’une portée résiduelle, autrement cela remettrait en cause la fonction de ces élus. Il faut alors se demander si la question de la participation ne relève pas d’autre chose que d’une forme de rhétorique ne traduisant aucun véritable engagement politique ou financier. Ainsi, tout indique que les élites politiques s’accrochent à leur pouvoir (faibles moyens matériels engagés par exemple). Tout cela amène alors les citoyens à douter de la démocratie participative ce qui amène l’auteur à révéler un paradoxe : ce mouvement en faveur de la démocratie participative ne fait pas l’objet d’une demande sociale explicite. Ainsi il remarque une faible fréquentation des institutions de la démocratie participative, argument souvent mis en évidence par les élus pour légitimer leur refus de ces instances. Se pose alors la question pour Loïc Blondiaux de savoir si ce sont les conditions d’organisation de la gestion de ces participations qui expliquent l’absence d’intérêt des citoyens. Comment les motiver alors que « tout semble joué à l’avance « ? Il faudrait alors qu’il existe un véritable enjeu à la discutions associé à un dispositif crédible pour motiver les citoyens.

Les versions plurielles de l’idéal participatif

L’auteur l’a déjà montré par divers exemples dans sa première partie, la démocratie participative fait l’objet d’usages très diversifiés. Mais il semblerait que cet idéal soit source de bien des frustrations le faisant apparaitre comme « un trompe-l’œil habillement modelé «. Cependant, quand bien même il s’agirait d’un leurre, « il vaudrait la peine de comprendre les motifs […] et les effets de diversion « de celui-ci. A ces fins, l’auteur a d’abord choisi de repérer les « tensions dans les écrits des théoriciens qui inspirent cet idéal participatif «, puis comment ces tensions peuvent caractériser la manière dont sont mis en œuvres les outils de la participation pour enfin passer en revue trois types de participations. Les premiers théoriciens de la démocratie participative comme C. Pateman ou B. Barber s’inscrivent dans la filiation philosophique de J.J. Rousseau et J.S. Mill par la critique de la représentation. Ils préconisent la « formation d’un « public actif «, capable de déployer une capacité d’ « enquête « et de rechercher lui-même une solution adaptée à ses problèmes «. Mais l’auteur souligne que ces visions de la démocratie participative s’opposent au fonctionnement « ordinaire « des sociétés de masse, fait que Barber avait déjà souligné. Cependant, Loïc Blondiaux estime important quand dans nos sociétés où l’on favorise « l’apathie politique […] à des fins de conservation de l’ordre «, il faut que le plus grand nombre puisse être touché par la participation, il faut « politiser « les masses, surtout les plus populaires et les plus marginales. Mais depuis une vingtaine d’années une au...



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