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Madame de Staël écrit en 1800 dans De la Littérature (Première Partie, chap.11) : «Ce que l'homme a fait de plus grand, il le doit au sentiment douloureux de l'incomplet de sa destinée. Les esprits médiocres sont, en général, assez satisfaits de la vie commune ; ils arrondissent, pour ainsi dire, leur existence, et suppléent à ce qui peut leur manquer encore par les illusions de la vanité ; mais le sublime de l'esprit, des sentiments et des actions doit son essor au besoin d'échapper aux bornes qui circonscrivent l'imagination. L'héroïsme de la morale, l'enthousiasme de l'éloquence, l'ambition de la gloire donnent des jouissances surnaturelles qui ne sont nécessaires qu'aux âmes à la fois exaltées et mélancoliques, fatiguées de tout ce qui se mesure, de tout ce qui est passager, d'un terme enfin, à quelque distance qu'on le place.» En quoi ces lignes sont-elles un témoignage sur l'évolution de la sensibilité au carrefour du XVIIIe et du XIXe siècle ? Sur quelle esthétique débouchent-elles ? Que pensez-vous de l'idéal ainsi formulé ?

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Aperçu du corrigé : Madame de Staël écrit en 1800 dans De la Littérature (Première Partie, chap.11) : «Ce que l'homme a fait de plus grand, il le doit au sentiment douloureux de l'incomplet de sa destinée. Les esprits médiocres sont, en général, assez satisfaits de la vie commune ; ils arrondissent, pour ainsi dire, leur existence, et suppléent à ce qui peut leur manquer encore par les illusions de la vanité ; mais le sublime de l'esprit, des sentiments et des actions doit son essor au besoin d'échapper aux bornes qui circonscrivent l'imagination. L'héroïsme de la morale, l'enthousiasme de l'éloquence, l'ambition de la gloire donnent des jouissances surnaturelles qui ne sont nécessaires qu'aux âmes à la fois exaltées et mélancoliques, fatiguées de tout ce qui se mesure, de tout ce qui est passager, d'un terme enfin, à quelque distance qu'on le place.» En quoi ces lignes sont-elles un témoignage sur l'évolution de la sensibilité au carrefour du XVIIIe et du XIXe siècle ? Sur quelle esthétique débouchent-elles ? Que pensez-vous de l'idéal ainsi formulé ?



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Publié le : 8/2/2011 -Format: Document en format HTML protégé

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Madame de Staël écrit en 1800 dans De la Littérature (Première Partie, chap.11) : «Ce que l'homme a fait de plus grand, il le doit au sentiment douloureux de l'incomplet de sa destinée. Les esprits médiocres sont, en général, assez satisfaits de la vie commune ; ils arrondissent, pour ainsi dire, leur existence, et suppléent à ce qui peut leur manquer encore par les illusions de la vanité ; mais le sublime de l'esprit, des sentiments et des actions doit son essor au besoin d'échapper aux bornes qui circonscrivent l'imagination. L'héroïsme de la morale, l'enthousiasme de l'éloquence, l'ambition de la gloire donnent des jouissances surnaturelles qui ne sont nécessaires qu'aux âmes à la fois exaltées et mélancoliques, fatiguées de tout ce qui se mesure, de tout ce qui est passager, d'un terme enfin, à quelque distance qu'on le place.» En quoi ces lignes sont-elles un témoignage sur l'évolution de la sensibilité au carrefour du XVIIIe et du XIXe siècle ? Sur quelle esthétique débouchent-elles ? Que pensez-vous de l'idéal ainsi formulé ?
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2 La mélancolie active. L\'attitude qu\'elle propose (rechercher la gloire par l\'éloquence et les actions héroïques tout en ayant conscience des limites de l\'action humaine et de ce que celle-ci comporte toujours de nostalgie d\'éternité) sera, à la suite de Byron, celle de bien des romantiques (beaucoup plus qu\'un mal du siècle passif qui n\'a été qu\'occasionnel) ; un Lamartine, un Hugo seront le vivant développement de cet idéal, comme avant eux le contemporain de Mme de Staël, Chateaubriand, homme dont la mélancolie n\'a jamais été qu\'une ferveur retombée entre deux élans. A noter du reste que, dans le texte de Mme de Staël, la mélancolie n\'apparaît pas en tant qu\'état d\'âme permanent, mais plutôt encadre l\'exaltation, la précédant et la suivant, selon un schéma à peu près de cet ordre : mélancolie pour faire ressentir ce qui manque à la destinée humaine, puis exaltation pour y atteindre, et de nouveau retombée mélancolique parce que ce qu\'on a atteint est décevant et en tout cas passager. Cette alternance sera typiquement romantique. Elle a dominé la vie de Châteaubriant. Et ne la retrouve-t-on pas chez un Baudelaire (l\'Élévation et le Spleen), chez un Flaubert, chez un Barrés, un Gide, un Montherlant ?




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Le corrigé du sujet "Madame de Staël écrit en 1800 dans De la Littérature (Première Partie, chap.11) : «Ce que l'homme a fait de plus grand, il le doit au sentiment douloureux de l'incomplet de sa destinée. Les esprits médiocres sont, en général, assez satisfaits de la vie commune ; ils arrondissent, pour ainsi dire, leur existence, et suppléent à ce qui peut leur manquer encore par les illusions de la vanité ; mais le sublime de l'esprit, des sentiments et des actions doit son essor au besoin d'échapper aux bornes qui circonscrivent l'imagination. L'héroïsme de la morale, l'enthousiasme de l'éloquence, l'ambition de la gloire donnent des jouissances surnaturelles qui ne sont nécessaires qu'aux âmes à la fois exaltées et mélancoliques, fatiguées de tout ce qui se mesure, de tout ce qui est passager, d'un terme enfin, à quelque distance qu'on le place.» En quoi ces lignes sont-elles un témoignage sur l'évolution de la sensibilité au carrefour du XVIIIe et du XIXe siècle ? Sur quelle esthétique débouchent-elles ? Que pensez-vous de l'idéal ainsi formulé ?" a obtenu la note de : aucune note

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