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MALEBRANCHE: le sentiment intérieur de notre liberté

Philosophie

Aperçu du corrigé : MALEBRANCHE: le sentiment intérieur de notre liberté



Publié le : 31/3/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	MALEBRANCHE: le sentiment intérieur de notre liberté
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Malebranche nous parle ici du "sentiment intérieur de notre liberté" et l'oppose au "sentiment intérieur d'un pouvoir de nous déterminer à vouloir quelque chose sans aucun motif physique" que l'on appelle aussi liberté d'indifférence. La liberté d'indifférence est une faculté de choix qui ne serait déterminé par aucun motif. Malebranche nous dit que la liberté d'indifférence lui parait renfermer une contradiction manifeste. En effet si une faculté de choix n'est déterminé par aucun motif alors on n'a pas de choix à faire; on n' a pas la possibilité de choisir. Malebranche soutient la thèse suivante: Notre liberté (ici, il s'agit du libre arbitre) est toujours déterminée par un motif (que ce soit par des motifs secrets, cachés et confus ou bien par des motifs dont nous sommes pleinement conscients) car la liberté d'indifférence(faculté de choix qui ne serait déterminée par aucun motif) induirait qu'il n'y a pas de choix à faire, autrement dit nierait l'existence même d'un choix.



Quand je dis que nous avons le sentiment intérieur de notre liberté, je ne prétends pas soutenir que nous ayons le sentiment intérieur d'un pouvoir de nous déterminer à vouloir quelque chose sans aucun motif physique ; pouvoir que quelques gens appellent indifférence pure. Un tel pouvoir me paraît renfermer une contradiction manifeste (...); car il est clair qu'il faut un motif, qu'il faut pour ainsi dire sentir, avant que de consentir. Il est vrai que souvent nous ne pensons pas au motif qui nous a fait agir; mais c'est que nous n'y faisons pas réflexion, surtout dans les choses qui ne sont pas de conséquence. Certainement il se trouve toujours quelque motif secret et confus dans nos moindres actions; et c'est même ce qui porte quelques personnes à soupçonner et quelquefois à soutenir qu'ils ne sont pas libres; parce qu'en s'examinant avec soin, ils découvrent les motifs cachés et confus qui les font vouloir. Il est vrai qu'ils ont été agis pour ainsi dire, qu'ils ont été mus; mais ils ont aussi agi par l'acte de leur consentement, acte qu'ils avaient le pouvoir de ne pas donner dans le moment qu'ils l'ont donné; pouvoir, dis-je, dont ils avaient le sentiment intérieur dans le moment qu'ils en ont usé, et qu'ils n'auraient osé nier si dans ce moment on les en eut interrogés. MALEBRANCHE


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