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Est- on méchant uniquement parce qu'on est malheureux ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Est- on méchant uniquement parce qu'on est malheureux ?



Publié le : 1/9/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Est- on méchant uniquement parce qu'on est malheureux  	?
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Notre sujet part d’un présupposé : on est méchant, parce qu’on est malheureux. Cependant, l’adverbe « uniquement « nous invite à dépasser ce point de vue, en demandant si le malheur peut être la seule cause de la méchanceté, autrement dit : « le malheur en soi peut-il être source de méchanceté ? « Pour répondre à cela, il faut analyser ce à quoi renvoie le malheur. En effet, il ne semble pas que ce soit la souffrance elle-même qui me rende méchant (puisque je peux la partager avec autrui), mais l’image qu’autrui me renvoie de mon malheur. Le malheur vécu comme souffrance deviendrait alors faiblesse sous le regard d’autrui : je suis le malheureux, passif, qui souffre. La méchanceté semble alors une échappatoire à cette situation. En ce sens, on serait méchant non pas pour d’autres raisons que le malheur (par exemple, être méchant pour être méchant), mais pour échapper au malheur dans lequel on m’enferme. Le détour par autrui apparaît alors indispensable, puisque c’est lui qui me renvoie un image de mon malheur et c’est sur lui que s’exerce ma méchanceté. Or, cette méchanceté est-elle une manière efficace de ce sortir du malheur ? C’est que nous nous demanderons en analysant la méchanceté comme ré-action à un état subi passivement.



En effet, si je suis cloué sur un lit d'hôpital, j'éprouve la frustration de ne pas pouvoir marcher, de ne pas avoir le loisir de sortir et d'être autonome. À ce niveau, mon malheur est une souffrance quasi physique : je suis impotent. Cependant, à cela s'ajoute le regard d'autrui, regard qui, comme le disait Sartre, peut être physique ou mental ; autrement dit, je peux sentir la présence d'autrui, même quand il n'est pas là. Dès lors, je me sens dépendant d'autrui (pour me déplacer, par exemple), je le sens apitoyé, comme s'il me plaignait. C'est alors que je me sens faible face à lui : autant ma souffrance était vécue et je ne la jugeais pas, autant autrui m'en donne désormais une image : je suis l'infirme cloué au lit, qui ne peut rien faire tout seul.              Cette analyse cherche à mettre au jour ce que Sartre appelle la structure du « pour-autrui », inhérente à la conscience. En effet, le regard que je porte sur mon malheur est toujours médiatisé par la conscience d'autrui : je me vois et me juge pour autant qu'autrui le fait. Je n'existe pas « pour moi » mais « pour autrui ». Je suis ce que je suis sous le regard d'autrui. Mon malheur me semble donc devenir faiblesse face à autrui : ma méchanceté n'est alors qu'un moyen de conjurer cette situation.


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