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Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592), ESSAIS, Livre II, chapitre XII, «Apologie de Raymond de Sebonde»

Littérature

Aperçu du corrigé : Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592), ESSAIS, Livre II, chapitre XII, «Apologie de Raymond de Sebonde»



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Publié le : 24/9/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592), ESSAIS, Livre II, chapitre XII, «Apologie de Raymond de Sebonde»
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Traitant des rapports entre l'homme et la science, Montaigne en vient à examiner la représentation que les êtres se forgent de Dieu. Logique avec son scepticisme généralisé, il engage à manifester la plus grande prudence.

 



 

Apologie de Raymond de Sebonde


Il m'a toujours' semblé qu' à un homme chrétien cette sorte de parler est pleine d'indiscrétion et d'irrévérence : Dieu ne peut mourir, Dieu ne peut se dédire, Dieu ne peut faire ceci ou cela. Je ne trouve pas bon d'enfermer ainsi la puissance divine sous les lois de notre parole. Et l'apparence qui s'offre à nous en ces propositions, il la faudrait représenter plus révéremment et plus religieusement.
Notre parler a ses faiblesses et ses défauts, comme tout le reste. La plupart des occasions des troubles du monde sont grammairiennes. Nos procès ne naissent que du débat de l'interprétation des lois ; et la plupart des guerres, de cette impuissance de n'avoir su clairement exprimer les conventions et les traités d'accord des princes. Combien de querelles et combien d'importantes a produit au monde le doute du sens de cette syllabe : hoc ! Prenons la clause que la logique même nous présentera pour la plus claire. Si vous dites : fait beau temps, et que vous dissiez vérité, il fait donc beau temps.
Voilà pas une forme de parler certaine? Encore nous trompera-t-elle. Qu'il en soit ainsi, suivons l'exemple. Si vous dites : Je mens, et que vous dissiez vrai, vous mentez donc. L'art, la raison, la force de la conclusion de celle-ci sont pareilles à l'autre : toutefois nous voilà embourbés. Je vois les philosophes pyrrhoniens 2 qui ne peuvent exprimer leur générale conception en aucune manière de parler ; car il leur faudrait un nouveau langage. Le nôtre est tout formé de propositions affirmatives, qui leur sont du tout ennemies. De façon que, quand ils disent : Je doute, on les tient incontinent à la gorge pour leur faire avouer qu'au moins ils assurent et savent-ils cela, qu'ils doutent. Ainsi on les a contraints de se sauver dans cette comparaison de la médecine, sans laquelle leur humeur serait inexplicable ; quand ils prononcent : J'ignore, ou : Je doute, ils disent que cette propositions s'emporte elle-même, quant et quant3 le reste, ni plus ni moins que la rhubarbe qui pousse hors les mauvaises humeurs et s'emporte hors quant et quant elle-même.
Cette fantaisie est plus sûrement conçue par interrogation : Que sais-je ? comme je la porte à la devise d'une balance.

 


 

I. Questions


1. Comment comprenez-vous la deuxième phrase du deuxième paragraphe : « La plupart des occasions... «? Quelle fonction revêt-elle dans l'argumentation de Montaigne ?
2. Qu'est-ce qui, selon l'auteur, peut se formuler, ou non, sous forme d'affirmation ?
3. Expliquez pourquoi il faudrait un nouveau langage aux pyrrhoniens.
4. Peut-on identifier les connecteurs logiques qui structurent l'argumentation de Montaigne ?


II. Travaux d'écriture


1. « Je ne trouve pas bon d'enfermer ainsi la puissance divine sous les lois de notre parole. « Rappelez-vous que Montaigne écrit dans un contexte historique précis puisque la guerre de religion entre catholiques et protestants s'exacerbe. Pensez-vous que cette affirmation est légitime ? Justifiez votre point de vue en cinquante lignes environ.
2. Reprenez la thèse de Montaigne sur les opinions humaines. Appréciez, en une trentaine de lignes, son actualité ou, inversement, son inactualité.
3. D'après ce texte, qu'est-ce que le scepticisme ? Pensez-vous que cette philosophie puisse vous permettre d'adopter une attitude constructive dans la vie ? Justifiez votre réponse en une cinquantaine de lignes.

 



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