Le monde a-t-il besoin de moi ?

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Le monde a-t-il besoin de moi ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Le monde a-t-il besoin de moi ?



Publié le : 2/11/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Le monde a-t-il besoin de moi 	?
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Ce sujet porte sur notre place dans le monde et sur le sens de notre existence au sein de ce monde, et pose cette question sous l’angle particulier de la nécessité. Le « monde « est ici compris comme l’ensemble de ce qui nous entoure, de ce qui entoure tout être humain ; autrement dit, ce n’est pas le monde compris objectivement comme l’ensemble de la réalité matérielle, mais le monde tel que le perçoit chacun. Il inclut alors la réalité matérielle telle qu’elle est perçue par nous, mais aussi ce que nous comprenons du fonctionnement de cette réalité, les affects qu’elle nous inspire, etc. Avoir besoin de quelque chose, c’est reconnaître que cette chose nous est nécessaire, que nous ne pouvons pas nous en dispenser. « Moi « doit être compris ici dans un sens indéterminé – la question est alors : « le monde a-t-il besoin de telle existence humaine en particulier, quelle que soit cette existence ? «.
La réponse peut sembler assez évidente : je ne suis nécessaire à rien dans le monde, le monde peut fonctionner sans moi. Pourtant la seconde question qui se pose est celle du sens de ce monde si je n’en fais pas partie. Deux pistes sont alors ouvertes : le première consiste à considérer que je suis l’être qui donne son sens au monde, en ce qu’il le perçoit et le conçoit – le monde tel que je le perçois et le conçois a donc besoin de moi pour exister. La seconde est un élargissement de la première : le monde n’existe objectivement que par la somme de toutes les consciences humaines. Alors, le monde a besoin de toutes les consciences humaines pour accéder réellement à l’existence ; sans elles, il existe matériellement mais il n’y a aucune instance pour le penser, pour en avoir une conscience globale, ou pour en produire un concept. Le monde a donc besoin de toutes les consciences humaines pour exister autrement que comme amas de matière – il a donc, entre autres, besoin de moi.



Sophocle, Antigone « Il est bien des merveilles en ce monde, il n'en est pas de plus grande que l'homme.  Il est l'être qui sait traverser la mer grise, à l'heure où soufflent le vent du Sud et ses orages, et qui va son chemin au milieu des abîmes  que lui ouvrent les flots soulevés. Il est l'être qui tourmente la déesse auguste entre toutes la Terre,  la Terre éternelle et infatigable, avec ses charrues qui vont chaque année la sillonnant sans répit, celui qui la fait labourer par les produits de ses cavales. Les oiseaux étourdis, il les enserre et il les prend,  tout comme le gibier des champs et les poissons peuplant les mers, dans les mailles de ses filets,  l'homme à l'esprit ingénieux. Par ses engins il se rend maître  de l'animal sauvage qui va, courant les monts, et, le moment venu, il mettra sous le joug et le cheval à l'épaisse crinière et l'infatigable taureau des montagnes. Parole, pensée vite comme le vent, aspirations d'où naissent les cités, tout cela, il se l'est enseigné à lui-même, aussi bien qu'il a su, en se faisant un gîte,  se dérober aux traits du gel ou de la pluie, cruels à ceux qui n'ont d'autre toit que le ciel.  Bien armé contre tout, il ne se voit désarmé contre rien de ce que lui peut offrir l'avenir. Contre la mort seule,  il n'aura jamais de charme permettant de lui échapper, bien qu'il ait déjà su contre les maladies les plus opiniâtres imaginer plus d'un remède.     Mais, ainsi maître d'un savoir dont les ingénieuses ressources dépassent toute espérance, il peut prendre ensuite la route du mal tout comme du bien.  Qu'il fasse donc dans ce savoir une part aux lois de sa ville et à la justice des dieux, à laquelle il a juré foi !  Il montera alors très haut dans sa cité, tandis qu'il s'exclut de cette cité le jour où il laisse le crime le contaminer par bravade.


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