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Montaigne: Mère nature

Philosophie

Aperçu du corrigé : Montaigne: Mère nature



Publié le : 25/3/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Montaigne: Mère nature
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Montaigne exprime dans ce texte une vérité qui est pourtant totalement reniée à son époque, à savoir que l’on juge la culture des autres en fonction de notre propre culture, ou plus exactement de notre propre éducation. Levi-Strauss reprendra bien plus tard ce concept, et soulèvera une polémique -tout comme Montaigne- sur l’usage du terme « barbare «. Car si nous, Européens, considérons comme barbares d’autres nations, pourquoi est-ce que les autres peuples aussi ne jugeraient-ils pas nos mœurs comme sauvages ?

 

Développement :

 

« Il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu'on m'en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage «. Cette phrase introduit parfaitement la thèse que développera Montaigne durant tout le chapitre, De la barbarie, qui cherche à souligner la subjectivité dans le jugement des autres cultures. Il est en effet difficile, alors que l’on a soi-même reçu une éducation particulière, de pouvoir s’en détacher et accepter que les mœurs d’autres pays soient tout aussi respectables que les nôtres.

 



Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu'on m'en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ; comme de vrai, il semble que nous n'avons autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple et idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits : là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l'ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu. Et si pourtant, la saveur même et délicatesse se trouve à notre goût excellente, à l'envi des nôtres, en divers fruits de ces contrées-là sans culture. Ce n'est pas raison que l'art gagne le point d'honneur sur notre grande et puissante mère Nature. Nous avons tant rechargé la beauté et richesse de ses ouvrages par nos inventions que nous l'avons du tout étouffée. Montaigne


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